Vidéo de la Febisp :
Dans la manifestation organisée par la Febisp (la fédération d’employeurs) et les syndicats de travailleurs, de nombreuses prises de parole et des slogans ont témoigné de la détermination des manifestants à défendre leur emploi, à refuser toute perte d’emploi.
Chaud, Chaud, le printemps sera chaud
Qui sème la misère récolte la colère,
ont prévenu les manifestants.
Les critiques contre le nouveau gouvernement régional ont fusé.
PS-MR
On va pas s’laisser fair’.
On s’est pas engagés
Pour se laisser dégager !
« On a attendu 615 jours pour qu’il y ait un gouvernement à Bruxelles. Et quand il y en a enfin un, la première mesure qu’il prend, c’est de faire des coupes budgétaires dans le non-marchand. On n’a pas voté pour qu’on nous prenne notre emploi !”, a-t-on entendu dans la foule bien remontée, composée de 500 manifestants.
Boris Dilliès (prononcé “dit Yes”),
On dit NO !
Ce slogan a été repris comme titre de la dépêche Belga relatant l’action.
Le ministre Laurent Hublet, qui porte la réforme qui menace de nombreux emplois subventionnés dans le secteur non-marchand par le gouvernement de la Région Bruxellois, a particulièrement été la cible des critiques des manifestants.
« Le ministre Hublet vient du privé. Quand le gouvernement lui a demandé de faire des économies, il a pris son tableau Excel et il a fait passer les contrats ACS des travailleurs du social de la colonne “dépenses” à la colonne” recettes”. C’est facile de prendre les gens pour des chiffres, pour de simples numéros. Il n’a pas vu les humains derrière les chiffres. Il n’a pas regardé les conséquences humaines de ces coupes dans l’emploi ». Au terme de cette prise de parole, les manifestants ont crié le slogan de Lire et Écrire :
L’humain d’abord !
Le ministre n’a pas daigné recevoir une délégation des manifestants, ce qui n’a pas refroidi leur ardeur
On est là, on est là,
Même si Hublet ne veut pas, nous on est là.
Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur,
Même si Hublet ne veut pas, nous on est là.
« Le gouvernement dit que les chômeurs doivent retourner à l’emploi mais il veut désormais mettre au chômage ceux qui aident les chômeurs à retrouver de l’emploi. C’est illogique. Notre emploi est utile aux plus faibles et à la société. Il ne faut pas licencier, il faut plus d’argent pour le social », a rappelé un manifestant, avant que les autres entonnent :
Tout le monde se bat pour le social
Le social se bat pour tout le monde
Hublet, du blé !
Pour financer les emplois dans le social, les manifestants ont formulé des pistes assez précises
Du fric, du fric pour nos salaires,
Pas pour les actionnaires ni pour la guerre.
Les manifestants se sont quittés en annonçant que ce n’était qu’un début et en rappelant l’importance de rester unis.
Tous ensemble, tous ensemble : ouais ! Ouais !
Travailleurs, travailleuses : on est là !
Travailleurs, travailleuses : on lâche pas !
Rendez-vous le 9 avril 2026 à 9h30 Place de la Constitution à Saint-Gilles.
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