Jeudi 15 février 2007 à Namur, nous vous proposons de (re-)découvrir, comprendre et systématiser les motifs d’entrée en formation avec application principalement pour les personnes en difficulté de lecture et écriture mais aussi pour d’autres personnes appelées à suivre une formation.
Sous la houlette d’Étienne Bourgeois, professeur à l’UCL, la formation commencera par l’étude d’un cas apporté par les participants.
Ce cas sera travaillé en petits groupes puis discuté avec l’ensemble des participants.
Attention : cette formation aborde un sujet différent de la recherche « Passages ».
Jeudi 15 février 2007 de 9h30 à 16h30 repas payant disponible sur place au mess.
Lieu
À Namur
Mess provincial Les Trys
rue Eugène Thibaut
Salzinnes
Moyens d’accès
En voiture : à partir de Namur centre, entrée sur le site au 2e rond-point dans la direction de Charleroi.
En bus : à la gare de Namur à l’embarquement B (devant la Poste, à droite en sortant de la gare), prendre le bus 27 en direction de Salzinnes, descendre à l’arrêt Val Saint-Georges.
Le Printemps de l’alpha 2009
Le Printemps de l’Alpha se rapproche à grands pas.
Comme vous le savez, le 12 mai 2009 à Verviers, le livre sera au cœur de cette nouvelle rencontre des apprenants et formateurs de l’alphabétisation en Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Chaque groupe d’apprenants est invité à venir présenter un livre "coup de cœur" qu’il aura choisi parmi les livres qu’il a découverts, lus, analysés dans le cadre de ses activités.
Pour vous aider dans la préparation de ces activités, nous avons organisé deux journées d’échanges autour du livre et de la lecture : une à Namur, le 17 février et la seconde à Liège le 6 mars.
Attention, pour participer, chaque groupe doit renvoyer une inscription pour le 3 avril 2009.
Les livres "coups de cœur"
Le 12 mai 2009 à Verviers, le livre sera au cœur de la rencontre.
Chaque groupe d’apprenants est invité à venir présenter un livre "coup de cœur" qu’il aura choisi parmi les livres qu’il a découverts, lus, analysés dans le cadre de ses activités. Roman ou biographie, livre d’histoire ou de cuisine, livre pour enfants ou d’aventures, … quel que soit le domaine abordé, quelle que soit la date de parution, tout livre pourra être présenté.
Les invités
Tous les groupes d’apprenants de Wallonie et de Bruxelles qui ont choisi un livre "coup de cœur" et qui veulent le présenter. Un groupe peut venir au complet ou envoyer une délégation.
La préparation
Chaque groupe choisit le livre "coup de cœur" qu’il veut présenter.
Pour faire partager son choix, il prépare une présentation orale (qui sera présentée le 12 mai à Verviers).
Lire et Écrire participe cette année encore au Salon de l’Éducation, qui se tiendra du 17 au 21 octobre 2007 à Namur Expo.
Rendez-vous au stand I 120, où vous pourrez découvrir nos publications et trouver des informations sur nos actions et sur l’alphabétisation en Communauté française.
De plus, nous vous donnons rendez-vous vendredi 19 octobre à 15h15 dans l’espace Forum Nord, pour une conférence sur les "Lecteurs adultes débutants" et un retour sur le Printemps de l’alpha 2007, où une centaine d’apprenants ont présenté leurs "livres coups de cœur". Et entre autres questions : "Quels sont ces livres ? Comment les ont-ils choisi ? Pourquoi les ont-ils aimé ? Ont-ils des points communs ? Sont-ils particulièrement "faciles" ?…
Le Printemps est en vue ! À vos livres…
3 juin 2008
Cette année, c’est le 3 juin 2008 à Tournai que Lire et Écrire organisera le Printemps de l’Alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Comme l’an dernier, le livre sera au cœur de la rencontre. Chaque groupe d’apprenants est invité à venir présenter un livre "coup de cœur" qu’il aura choisi. Quel que soit le domaine abordé, quelle que soit la date de parution, tout livre pourra être présenté. Cette présentation se fera en petits groupes selon des modalités qui permettront aux apprenants de partager les plaisirs de leurs lectures.
Cette année, nous invitons les bibliothécaires à participer à l’événement
Partenaires privilégiés, ils peuvent être impliqués dans la préparation de cette journée au moment de choisir un livre ou à l’occasion d’une animation qu’ils proposeraient autour d’un livre, en réponse à une demande d’un groupe d’apprenants. S’ils le désirent, ces groupes peuvent donc faire appel à la collaboration d’un ou d’une bibliothécaire.
Deux journées de préparation ouvertes aux formateurs et aux bibliothécaires
ont été organisées autour du livre et de la lecture le 14 et 16 janvier 2008. Intitulées « Du mal à lire ? Des malles à livres ! », ces deux journées ont permis d’approfondir les questions de choix d’un livre et d’animation autour du livre. Elles ont également été l’occasion de relater des expériences de partenariats et d’imaginer de nouvelles collaborations possibles entre le monde de l’alpha et des bibliothécaires.
Intervention de Françoise FARCY, animatrice « lecture vivante » et responsable du Secteur Littérature au Centre culturel régional de Charleroi et bibliothécaire à la bibliothèque de l’Université du Travail à Charleroi aux journées Lire et Écrire des 14 et 16 janvier 2008.
Bonne et heureuse année 2008
Lire et Écrire souhaite à chacune et chacun de trouver toutes les ressources nécessaires pour vivre pleinement et agir sur son environnement.
Et appelle tous les gouvernements et parlements, collèges et conseils provinciaux, communaux et de l’action sociale à être, eux aussi, de vrais Relais pour l’Alpha, à mettre en place les moyens efficaces et suffisants pour que tous les jeunes puissent acquérir les savoirs de base et pour que chaque adulte qui le souhaite puisse trouver près de chez soi une alphabétisation de qualité.
Conférence de Michel Huber à Bruxelles
20 mai 2008 à 20h
Michel Huber, auteur d’un livre "Parents : tous capables - Pour aider efficacement nos enfants" sera présent à Bruxelles le mardi 20 mai à 20h pour nous en parler. "Nous ne formons pas nos enfants, ils se forment. Nous n’éduquons pas nos enfants, ils s’éduquent."
Ce constat signifie que l’intervention des parents, comme celle des enseignants ne peut être qu’indirecte. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas déterminante. Une démarche pour comprendre l’activité de parent, pour comprendre la complémentarité entre famille et école et prendre conscience du Tous capable.
Cette conférence s’adresse à tous : éducateur, parent, enseignant, formateur d’adultes, etc.
Entrée gratuite
Salle De markten
mardi 20 mai 2008 à 20h
rue du Vieux Marché aux Grains 5
1000 Bruxelles
Infos ? Lire et Écrire Communauté française - Tél 02 502 72 01
Des nouvelles de l’université de printemps 2008
Découvrez en photo les meilleurs moments de notre Université de printemps 2008. Une rencontre qui a rassemblé une centaine de travailleurs de l’alpha au sein de 10 ateliers de formation. Centre de La Marlagne, du 31 mars au 4 avril 2008.
Réunion annuelle des associations d’apprenants 2008
Le lundi 23 juin 2008 a eu lieu la grande réunion annuelle lors de laquelle des associations d’apprenants mais aussi des comités de participants et des groupes francophones ont présenté leurs réalisations de l’année écoulée et leurs projets en cours. Les séances de questions à l’issu de chaque présentation leur ont permis d’échanger leurs expériences dans divers domaines.
Étaient présents à cet évènement :
Comité des apprenants - Lire et Écrire Liège-Huy-Waremme
Comité des participants - Alpha 5000 – Namur
Groupe francophone du Collectif Alpha de Molenbeek
Comité des participants – CAI – Namur
Nouveau regard sur l’illettrisme - La Louvière - Lire et Écrire Centre-Mons-Borinage
Y a pas d’âge – Lire et Écrire Namur
Solid’es - Tournai – Lire et Écrire Hainaut Occidental
Pour l’alphabétisation faut se bouger – Lire et Écrire Namur
L’illettrisme : Osons en parler - Verviers
De la musique au reportage télévisé, à travers différentes collaborations, le sujet de l’alphabétisation était décliné sous toutes ses formes et sur tous les supports.{}
Y’a pas d’âge avait eu recours à l’aide de Canal C pour réaliser des capsules télévisées sur l’illettrisme.
Pour l’alphabétisation faut se bouger avait fait appel au soutien de l’IATA (Institut d’enseignement des Arts, Techniques, sciences et Artisanat) pour réaliser une affiche de sensibilisation à la problématique de l’illettrisme.
L’association L’illettrisme : Osons en parler de Verviers avait, avec la collaboration de l’association Lézarts Urbains de professionnels de l’industrie musicale, enregistré un disque de slam évoquant les problème et les parcours de la population analphabète.
Après la présentation de ces réalisations et bien d’autres, une séance d’évaluation de la journée a permis aux participants de s’exprimer sur les activités qu’ils souhaitent voir au programme des prochaines éditions de cette réunion.
Selon les chiffres officiels, 7 % des enfants quittent l’école primaire sans certificat d’études de base et la moitié de la population de la Communauté française Wallonie-Bruxelles n’a pas terminé les études secondaires.
Chaque année, plus de 16 000 personnes adultes s’investissent dans une formation en alphabétisation.
Comment est-ce possible ?
Alors que l’économie de la connaissance est un axe majeur de la stratégie de l’Union européenne ?
Alors que l’enseignement est obligatoire en Belgique jusqu’à 18 ans ?
Ce contraste saisissant entre les objectifs et la réalité inadmissible nous amène à nous poser la question :
Notre société a-t-elle besoin d’une population illettrée ?
Pour tenter d’apporter des réponses à cette question, Lire et Écrire organise, les 5 et 6 septembre 2008 à Bruxelles, un colloque sur les causes de l’illettrisme.
Des chercheurs, des enseignants, des formateurs et des personnes illettrées confronteront leur expertise et leur analyse pour mieux comprendre la situation et tenter d’y apporter des pistes de solution.
Invitation est lancée aux formateurs en alphabétisation et en insertion socioprofessionnelle, et à un large public tels les intervenants sociaux, animateurs, éducateurs, enseignants, toute personne amenée à accueillir, informer, orienter, accompagner des personnes en difficulté avec l’écrit, des chercheurs, acteurs politiques, personnel d’administration, etc.
Prélude à la Journée internationale de l’Alphabétisation, ce colloque sera aussi l’occasion de fêter le 25e anniversaire de Lire et Écrire : spectacle, buffet et rencontre autour des 25 bougies du gâteau traditionnel.
Plus de 350 personnes se sont mobilisées, ensemble, de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie, pour dire « non » au rabotage dans le Fonds d’Impulsion pour la Politique des Immigrés.
Suite à cette manifestation organisée conjointement par les associations flamandes, bruxelloises et wallonnes en vue de faire connaître les difficultés des associations et des communes liées au retard de décision et au risque de diminution des montants alloués au FIPI, une délégation représentative des trois régions a été reçue par la Vice Première Ministre, Ministre de l’Emploi et de l’Egalité des Chances, Madame Joëlle MILQUET et le Vice Premier Ministre, Ministre des Finances, Monsieur Didier REYNDERS.
Il se dégage de ces deux rencontres un souhait clair de Madame MILQUET de soutenir les revendications des acteurs concernés pour le maintien des moyens consacrés au FIPI sur les bénéfices de la loterie nationale soit 7,5 millions d’euros. Elle a réaffirmé sa volonté de rester ferme lors des négociations à venir.
De son côté, Monsieur REYNDERS a rappelé le caractère facultatif des dépenses et le rôle d’impulsion des subventions liées à la Loterie Nationale. Par ailleurs,il a également rappelé sa volonté de dégager des marges pour financer des nouveaux projets.
Pour ce faire, il a mis sur la table deux propositions :
Une enveloppe de 6 762 000 €, soit 90 % de la somme octroyée par la Loterie Nationale en 2007, et donc une réduction de 10% pour le FIPI et les autres projets de la Loterie Nationale.
Une enveloppe de 5 100 000 €, soit 70 % de la somme octroyée par la Loterie Nationale en 2007 (ce qui représente un rabotage de 2.400.000 €). A cette seconde enveloppe, il faudrait ajouter un montant exceptionnel de 3 000 000 € accordés par le Gouvernement Fédéral pour des projets ponctuels, dont 1 300 000 € à octroyer aux Communautés.
Le secteur réaffirme sa volonté de voir le maintien de l’enveloppe des 7,5 millions d’euros pour 2008 et demande au Gouvernement fédéral de reconnaître l’importance de ce secteur en dégageant des budgets qui permettraient à ces dépenses de devenir structurelles dans le budget fédéral
Signataires
Le CBAI, et les coordinations locales bruxelloises de Cohésion sociale des communes de Bruxelles Ville, Schaerbeek, Saint-Gilles, Ixelles, Forest, Molenbeek, Jette, Etterbeek.
Les centres régionaux d’intégration de Wallonie, FéCRI (Fédération des CRI), CRIPEL (Liège), CIMB (Mons-Borinage), CeRAIC (Centre), CRIBW (Brabant wallon), CRIC (Charleroi), CRI (Verviers), CAI (Namur).
Lire et Écrire Bruxelles, Wallonie et Communauté française.
Le CIRE, la FEBISP (Fédération bruxelloise de l’Insertion socioprofessionnelle).
De Foyer (Regionaal Integratiecentrum), Minderhedenforum, Vlaams Minderhedencentrum
FGTB de Bruxelles, CSC de Bruxelles, MOC de Bruxelles
Alain Leduc : Très belle mobilisation associative en quelques jours
Chers amis,
Malgré la pluie, près de 350 personnes ont répondu à notre appel à manifester pour le maintien intégral du FIPI.
Initié par la Coordination « cohésion sociale » à Saint-Gilles, par Lire et Écrire et le front commun syndical bruxellois (FGTB, CSC, et MOC), la mobilisation a rapidement été étendue aux associations des 3 Régions (notamment à la FEBISP, au CIRE et au CBAI). C’est évidemment très encourageant de pouvoir réunir un tel nombre de manifestants un 10 juillet !
Une délégation a été reçue par les Ministres Milquet et Reynders « en personne », ce qui semble refléter leur réelle volonté de trouver une solution.Néanmoins, celle-ci n’est pas trouvée à ce jour, et nous devrons maintenir la pression. Je me permets de vous envoyer en annexe le communiqué de presse des organisateurs .
Depuis cette mobilisation, le PS et Écolo ont soutenu notre démarche par des communiqués. Le groupe PS a interpellé les deux ministres à la Chambre cet après-midi. Vous trouverez leurs prises de position ci-dessous.
EN RESUME : Très belle mobilisation associative en quelques jours pour maintenir des politiques auxquelles nous tenons …
Nous en sommes très heureux, et remercions celles et ceux qui ont contribué à la mobilisation.
Alain Leduc
Coprésident de Lire et Écrire Bruxelles
25e anniversaire de Lire et Écrire et colloque sur les causes de l’illettrisme
Ces 5 et 6 septembre 2008, Lire et Écrire a organisé à Bruxelles, dans le cadre de la Journée internationale de l’alphabétisation, un colloque intitulé « Des causes de l’illettrisme ». Ainsi, chercheurs et acteurs du monde de l’alphabétisation de Belgique, France et Suisse ont pu développer des pistes de réflexion à partir de la question centrale choisie comme thème de ce colloque : Notre société a-t-elle besoin d’une population illettrée ?
Des témoignages de personnes en situation d’illettrisme et des réalisations d’apprenants sont venus illustrer les exposés. Le colloque s’est aussi voulu espace d’échanges à travers de nombreux débats entre les participants et les orateurs.
La soirée du vendredi a aussi été l’occasion pour Lire et Écrire de souffler ses 25 bougies après une représentation de la pièce « La troisième personne du pluriel ».
Le matériel didactique issu du colloque sera diffusé par deux canaux différents. Les actes complets seront publiés sur le site de Lire et Écrire dès que tous les textes des contributions auront été rassemblés. (Voir le programme.)
Le Journal de l’alpha no 167 de février 2009 aura pour thème Les causes de l’illettrisme et reprendra les interventions présentées au colloque sur ce thème précis.
Car c’est maintenant que commence le vrai travail d’appropriation, de critique et d’approfondissement des analyses, pistes de réflexion et d’action proposées par les différents intervenants sur la scène et dans le public.
Au total, près de 300 personnes ont participé à au moins une journée du colloque.
Merci à toutes celles et tous ceux qui, à la lumière des projecteurs ou dans l’ombre de la salle, du secrétariat, des coulisses, des cuisines ou des locaux techniques, ont contribué à la réussite du colloque. Tous les petits boulots réalisés avec compétence et dévouement ont permis que l’organisation se déroule sans anicroche afin de servir les rencontres entre les participants, les échanges d’idées et d’expériences, sans oublier les nourritures terrestres.
Lire et Écrire remporte le deuxième prix aux Top Topicals Awards
Avec l’illustration réalisée par McCann-Erickson à l’occasion de la journée internationale de l’alphabétisation, Lire et Écrire a remporté le deuxième prix dans la catégorie des évènements prévisibles.
Conférence-débat L’échec scolaire : un défi ou une fatalité
Le mardi 21 octobre 2008
La plateforme contre l’échec scolaire, à laquelle Lire et Écrire participe, organise, dans le cadre des prochaines élections régionales de juin 2009, une conférence-débat mensuelle.
La première, intitulée L’échec scolaire : un défi ou une fatalité réunira un représentant de chacun des quatre grands partis démocratiques et aura lieu ce mardi 21 octobre 2008 à Louvain-la-Neuve.
Lire et Écrire cosigne une carte blanche dans Le Soir du mercredi 29 octobre 2008. En voici le texte intégral.
Nous sommes très préoccupés. Un an après le décret inscription, le décret mixité arrive à son tour sous les feux de la rampe. On sait ce qu’il advint du premier décret, mort de la médiatisation des files. Le nouveau décret pourrait à terme subir le même sort, d’autant que nous approchons de la période électorale, propice à la mise sous pression de partis comptant des électeurs mécontents du décret. Nous ne voulons pas que ce décret subisse le sort du précédent, même si nous le jugeons imparfait. C’est pourquoi nous voulons démonter les critiques les plus fréquentes, et proposer au Ministre d’agir sans tarder avant que le feu se propage.
« Le décret est une atteinte à la liberté de choix », entend-on dire souvent. C’est faux. Il donne au contraire à des familles moins prévoyantes ou jadis écartées pour divers motifs l’occasion de voir enfin concrétisée leur liberté de choix. Quand une liberté octroyée par la loi est virtuelle pour les uns et effective pour les autres, il ne faut plus parler de liberté mais de privilège. Le décret mixité s’attaque aux privilèges, pas à la liberté. Quand tout le monde recherche un bien supposé rare, il n’est que justice d’égaliser les chances de l’obtenir, à moins qu’on trouve juste d’attribuer au plus offrant ou au mieux né l’enseignement dit d’excellence…
« On ne peut faire dépendre du hasard le devenir d’un enfant ». Quand les écoles comptent plus de demandes que de places, le décret impose des critères explicites (parmi lesquels, une relative priorité aux élèves issus d’écoles primaires moins favorisées) et le recours, si nécessaire, au tirage au sort entre des candidats que les critères n’auront pas départagés. Est-ce une injustice ? Non, car le tirage au sort garantit moins d’arbitraire que n’importe quel autre critère. Dans un pays aussi libéral que les États-Unis, le tirage au sort est d’ailleurs une procédure politique pleinement légitime. Dans certains districts, où le choix de l’école est possible, le tirage au sort y est utilisé avec le même objectif qu’ici.
« Les enfants qui ne seront pas à leur place seront malheureux ». De quels enfants parlent ceux qui disent cela ? Des enfants issus de milieux protégés, obligés de fréquenter l’école de second choix (mais tout de même réputée) ? Des enfants moyennement doués que les familles (si imprudentes !) auront osé inscrire dans une école dite exigeante ? Ou des enfants socialement défavorisés que les familles (imprudentes elles aussi !) veulent propulser dans une école de « riches » ? Des trois enfants, ceux qui courent les plus grands risques sont les deux derniers. Leurs familles ne se plaignent pas du décret mixité. Les défenseurs du principe de liberté devraient être cohérents jusqu’au bout en laissant ces familles libres de choisir et, puisqu’ils sont soucieux du bien de l’enfant, en soutenant la direction de leur école quand celle-ci fait du soutien à ces élèves sa priorité.
« La mesure n’accroîtra pas la mixité sociale ». Les promoteurs du décret savent qu’il ne pourra à lui seul supprimer la ségrégation sociale à l’école. Il y a en effet d’autres facteurs qui contribuent à ce que des enfants fragiles ne viennent pas frapper à la porte des écoles sélectives (ségrégation résidentielle, auto-sélection,…). Cet aveu devrait plutôt rassurer les opposants au décret. Mais les concepteurs du décret témoignent aussi de prudence en ayant évité d’imposer un niveau élevé de mixité, car une équipe enseignante habituée à un type de public ne peut, du jour au lendemain, prendre en charge efficacement un autre public. Le décret introduira un peu plus de mixité. Et la modération est plutôt, ici, gage de réussite.
« Le décret va faire baisser le niveau des bonnes écoles ». Ceux qui affirment cela pensent dès lors – en partie à raison – que les performances scolaires d’une école dépendent davantage de son public que de son corps professoral. Ce qu’ils redoutent donc, c’est que la présence d’élèves moins doués compromette les performances des élèves doués. A cela, plusieurs réponses. 1. le Parlement, unanime, a défini comme objectif du 1er degré l’atteinte des socles de compétence pour tous et non l’excellence pour quelques-uns. 2. Le décret mixité ne va pas modifier radicalement la composition des publics. 3. L’hétérogénéisation des acquis tend à profiter aux plus faibles sans handicaper les plus forts. Un bémol tout de même : les équipes enseignantes doivent être équipées pour pouvoir développer une pédagogie adaptée. Les moyens attribués au 1er degré ont d’ores et déjà été renforcés. Il est impératif que suive le soutien qualitatif aux équipes.
« Commençons par faire en sorte que toutes les écoles soient de qualité ». Assurément, il faut accompagner les écoles dont les résultats sont moins bons. Mais rappelons que ces faibles performances sont surtout associées aux caractéristiques du public scolarisé. Il faut mener de front les deux actions. Après tout, depuis le temps que les discriminations positives existent, ces écoles ont rarement pu quitter la « queue de peloton » car elles cumulent les handicaps. En ne misant que sur le soutien aux écoles moins performantes, on attendra dès lors encore longtemps que toutes les écoles soient également performantes.
« Le système insécurise les familles ». Durant un temps seulement. Le 15 décembre au plus tard, toute famille ayant sollicité une inscription saura si son enfant est ou non accepté. L’insécurité se niche dans la phase précédente, quand la famille ne veut pas prendre le risque de miser toutes ses chances sur une seule école. Cela explique le recours aux multiples inscriptions. Et dès lors la critique suivante…
« Le système insécurise les écoles ». Les écoles, en raison des multiples inscriptions et de l’absence d’un système crédible pour gérer ce problème, ne connaîtront leur effectif réel qu’à la rentrée. En effet, nombre de familles ayant obtenu plusieurs places ne signaleront pas nécessairement à l’école de leur second choix que leur place est désormais vacante. Quand cette école, à la rentrée, s’en rendra compte, elle pourra puiser dans sa liste d’attente, retirant ainsi peut-être un élève d’une autre école. Et ainsi de suite. Ce phénomène n’est pas vraiment neuf, mais il risque d’être amplifié à cause du fort sentiment d’insécurité des familles.C’est le vrai talon d’Achille du décret. C’est pourquoi nous pensons qu’il ne faut pas attendre la rentrée de septembre pour gérer ce problème ni laisser les écoles se débrouiller seules. Avant les élections régionales, il faut que chaque enfant soit inscrit dans une et une seule école. Le Ministre doit faire de ce dossier une priorité, mettre au point une technique efficace de compilation des listes et, dans la foulée, envisager pour les années suivantes un système de traitement collectif des préférences. Sinon, nous craignons que le décret ne résiste pas au choc des élections.Or, bien qu’il ne règle pas d’un coup de baguette magique ségrégations et inégalités des résultats, il constitue un signal fort et une pièce importante d’une politique d’égalité. Monsieur le Ministre, ne prenez pas le risque d’un retour en arrière.
Prosper Boulangé, secrétaire général de la CSC-Enseignement Vincent Carette, professeur en sciences de l’éducation à l’ULB Pascal Chardome, président de la CGSP-enseignement Jean-Pierre Coenen, président de la Ligue des droits de l’enfant Bernard Delvaux, chercheur à l’UCL (Girsef) Didier de Laveleye, directeur du MRAX Bernard de Vos, délégué général aux droits de l’enfant Vincent Dupriez, professeur à l’UCL (Girsef) Nadia El Mostafa, coordinatrice du service Simplement une école Benoît Galand, chargé de cours à l’UCL Thierry Jacques, président du MOC Jean-Pierre Kerckhofs, président de l’Association pour une école démocratique (Aped) Joan Lismont, président du SEL-SETca Véronique Marissal, coordinatrice de la coordination des écoles de devoirs de Bruxelles asbl Chantal Massaer, directrice à Infor Jeunes BNO & ARBAIJ Catherine Stercq, co-présidente de Lire et écrire Annaïg Tounquet, directrice du départment recherches-actions de la Ligue des familles Rudy Wattiez, secrétaire général de Changements pour l’égalité, mouvement sociopédagogique (CGé)
Ces signataires sont tous membres de la Plateforme de lutte contre l’échec scolaire ou du Collectif pour une école ouverte à tous.
Journée internationale des Volontaires.
Le 5 décembre 2008
On estime le nombre d’heures prestées bénévolement en Belgique par an à 301.768.032 !
A l’heure où pour certains encore, "quand on aime, on compte", il est important de mettre en avant que la gratuité a une place importante dans la relation, dans l’action sociale, sportive ou culturelle, dans les associations de jeunesse ou d’aînés, dans les mouvements de défense des droits, de l’environnement, pour les organismes d’aides aux personnes, etc.
La Plate-forme Francophone du Volontariat estime que le message que délivrent ainsi tous les volontaires est quasi subversif dans ce monde où la valeur des choses est trop souvent estimée en fonction de critères marchands.
Ce 5 décembre est l’occasion de remercier les centaines de milliers de volontaires. Merci à vous donc, si vous êtes volontaires et, si vous ne l’êtes pas, pensez à remercier encore plus chaleureusement les volontaires que vous rencontrez.
A côté de ce petit signe de reconnaissance, des décisions concrètes peuvent être prises afin de soutenir l’engagement volontaire. A ce propos, la Plate-forme Francophone du Volontariat souhaite rappeler certaines de ses revendications :
La démarche actuelle visant à conclure une "charte associative" doit aboutir au plus tôt ;
L’engagement de développer un "Pacte Associatif" au niveau fédéral doit se concrétiser ;
Il faut plus de moyens pour l’information des volontaires ;
L’offre d’assurance collective via les provinces doit être élargie et bénéficier d’un cadre légal qui garantisse son financement pour l’avenir ;
L’évaluation de la loi relative aux droits des volontaires doit conduire à une meilleure sécurité juridique en matière de remboursement de frais. Beaucoup de zones d’ombres ont été identifiées, il faut les clarifier. IIl faut également, comme le propose le Conseil Supérieur des Volontaires, assouplir les dispositifs interdisant le cumul entre des remboursements au forfait et des remboursements de frais de déplacement s aux frais réels ;
Nous attendons du Ministre de tutelle, une circulaire interprétative générale de la loi. Il existe encore des interprétations multiples de certains articles, ce qui insécurise les volontaires.
Présentation
La Plate-forme francophone du Volontariat est une structure pluraliste qui a pour but la reconnaissance et la promotion du volontariat. Elle est composée de 25 associations représentatives des grands secteurs de la vie associative et de l’engagement volontaire.
L’association a pour objet de faciliter, favoriser et encourager la pratique du volontariat et l’activation de nouveaux bénévoles. Elle s’efforce de développer la qualité de l’exercice du volontariat.
Elle gère dans cet esprit le site http://www.yaqua.org qui est à la fois une vitrine de l’engagement volontaire en présentant plus de 900 associations et des projets concrets d’engagements et en présentant, par des dossiers thématiques et différents outils (comme une lettre d’information), une réflexion sur l’engagement dans la société actuelle.
De plus, notre plate-forme organise une représentation de ses membres auprès des organisations, institutions et autorités qui, étant donné leurs buts, fonctionnements ou compétences, ont un rapport avec les volontaires. Elle est compétente dans les matières générales du volontariat et s’abstient d’intervenir dans les compétences particulières de ses membres.
La plate-forme a ainsi mené un travail préparatoire à la composition du Conseil Supérieur fédéral des Volontaires et à son renouvellement.
La vie associative et le volontariat sont des ciments de la citoyenneté et du lien social. Dans cet ordre d’idée, la Plate-forme a, en décembre 2003, organisé un colloque sur le Pacte Associatif afin de clarifier les liens entre le pouvoir politique et l’associatif. Par la suite, cette question a fait l’objet d’une démarche commune des gouvernements de la Région wallonne, de la Région de Bruxelles capitale et de la Communauté française. La plate-forme participe aux travaux de consultations mis en place dans ce cadre. Plus d’infos sur la charte associative.
Elle collabore également et initie différents travaux dans le cadre de la loi sur les volontaires.
Pour marquer le coup, nous vous proposons de mettre sur votre site une bannière. L’objectif est de mettre en avant le volume presté par les volontaires en Belgique au cours d’une année.
Nous avons estimé ce nombre à partir des travaux du Pr. Defourny à plus ou moins 301.768.032 heures.
Si vous mettez une des bannières, merci d’envoyer un mail avec l’adresse de votre site à info@levolontariat.be
Merci d’avance pour votre participation.
Pour la Plate-forme Francophone du Volontariat, Vincent Gengler.
Conférence sur l’illettrisme à Visé – 25 février 2009
Zoom sur la situation de l’illettrisme dans les régions de Liège et Verviers
A l’occasion de l’ouverture d’un nouvel espace au sein de la Maison de la Laïcité de Visé, les régionales de Liège et de Verviers donnent une conférence sur les causes et conséquences de l’illettrisme.
Le mercredi 25 février 2009 à 20h
À la Maison de la Laïcité de Visé
rue des Béguines 7A
4600 Visé
Infos : 04 226 91 86 ou 087 35 05 85.
Pétition pour une école plus juste pour tous
Les élections régionales de juin prochain renouvellent également le Parlement de la Communauté française.
La Plate-forme associative de lutte contre l’échec scolaire, dont fait partie Lire et Écrire, réaffirme à cette occasion sa volonté d’un enseignement rendant « accessible à chacun le bagage de connaissances et de compétences nécessaires pour appréhender le monde et pour participer activement à sa transformation vers plus de justice » (extrait du Memorandum).
Elle lance ainsi une pétition Pour une école plus juste pour tous. Après les élections, elle la remettra au nouveau formateur du Gouvernement de la Communauté française.
N’hésitez pas à faire circuler la pétition et… à vos plumes ou vos souris !
Nous vous invitons également à lire ou relire le Journal de l’Alpha no 148, intitulé L’échec scolaire, une fatalité ? et disponible au téléchargement.
Le texte complet de la pétition
Pétition pour une école plus juste pour tous
En Communauté française, trop d’élèves sont broyés par l’institution scolaire. Tris, sélections, redoublements, réorientations et exclusions restent scandaleusement élevés et ne sont nullement en diminution. Ils touchent avant tout les enfants issus des familles populaires. De nombreux enseignants sont aussi en souffrance. Contrairement à d’autres pays, la culture de la sélection et de l’échec continue à faire des dégâts inacceptables en dépit des politiques menées pour en venir à bout.
Nous demandons que, lors de la prochaine législature, le Gouvernement de la Communauté française donne la priorité aux objectifs suivants :
Mettre en place un vrai tronc commun de 5 à 14 ans, tel que défini par le Décret missions et dont l’ambition est de faire en sorte que tous les enfants soient capables d’atteindre sans redoublement et réorientation les objectifs de compétences définis par le législateur pour les élèves de 14 ans. Ce tronc commun jusque 14 ans doit être une étape pour, progressivement, aller jusque 16 ans, afin de retarder le plus tard possible la sélection et d’éviter les relégations.
Signer un nouveau « pacte scolaire » autour d’un plan d’action visant à faire atteindre à tous les élèves, sans redoublement et réorientation, les compétences définies à 14 ans. Ce plan doit être plus cohérent que le contrat pour l’école, avoir plus de souffle, être plus crédible aux yeux de chacun. Il faut veiller à un vrai accord des partenaires (PO, syndicats, parents), de manière à ce que la défense des intérêts particuliers ne vienne pas, au fil de la négociation des mesures concrètes et de leur mise en œuvre, détricoter la cohérence d’un plan visant un objectif que tous les enfants sont en droit d’exiger.
Mettre en œuvre une politique visant à diminuer drastiquement la concurrence entre écoles y compris entre écoles de réseaux différents. Il est urgent de réaffirmer sans ambiguïté que celles-ci ne remplissent pas leur rôle quand elles :
sélectionnent leur public,
se déchargent sur d’autres écoles des élèves ayant plus de difficultés d’apprentissages ou qui sont porteurs de handicaps,
renvoient la remédiation à des organismes payants ou à la famille,
constituent des publics homogènes au plan des aptitudes, de la motivation ou du comportement.
Cette politique n’est possible qu’en régulant sérieusement l’affectation des élèves. En retour, les autorités politiques doivent garantir aux écoles remplissant leur rôle des moyens supplémentaires et à l’inverse pénaliser les écoles qui choisissent une politique élitiste.
En signant cette pétition, nous signifions que nous tiendrons particulièrement compte des positions des partis sur cette question au moment de faire notre choix dans l’isoloir. Une fois la majorité mise en place, nous veillerons à ce qu’elle donne priorité à ce dossier et aboutisse à des décisions porteuses d’avenir pour nos enfants.
La plateforme associative de lutte contre l’échec scolaire, dont fait partie Lire et Écrire, vous invite à une table-ronde le mercredi 29 avril à 20 h, à Bruxelles.
Elle aura pour thème : « Le redoublement, une fatalité ? »
Avec la participation de membres de la plate-forme et de Benoît Galand, chargé de cours à l’UCL.
Lieu :
MOC (salle Cardijn)
rue Plétinckx 19
1000 Bruxelles
Réactions de Lire et Écrire aux accusations du PAN
Le 8 avril 2009, dans un article intitulé « La galaxie Leduc paralyse l’alphabétisation », le journal satirique PAN attaquait Alain Leduc à titre personnel et dressait, à l’occasion, un portrait caricatural de Lire et Écrire Bruxelles.
Ce mercredi 22 avril, en publiant le droit de réponse d’Alain Leduc, PAN récidive en ciblant plus particulièrement Lire et Écrire et en mettant en cause, de manière totalement inexacte, la compétence professionnelle de nos travailleurs et affichant un mépris profond pour toutes les personnes qui, chez nous ou ailleurs, entament un courageux et difficile parcours d’alphabétisation.
Nous affirmons que l’ensemble de ces accusations sont fausses. Nous nous associons pleinement au droit de réponse d’Alain Leduc (auquel Lire et Écrire Communauté française apporte son soutien total) ainsi qu’au courrier que Lire et Écrire Bruxelles a adressé à l’ensemble de ses travailleurs et partenaires.
Invitation à la manifestation pour une Europe autrement et mieux
Ci-jointe une invitation à la manifestation européenne organisée en front commun syndical pour une Europe autrement et mieux ! Les travailleurs ne doivent pas payer la crise.
En accord avec les représentants des employeurs, les travailleurs qui le souhaitent sont autorisés à participer à la manifestation du 15 mai 2009 à Bruxelles (départ : gare du Nord à 12h30).
La tendance à n’avoir qu’un seul et même contrat, qu’on soit employé ou ouvrier est en passe de se confirmer.
Cependant, seuls les désavantages de chaque contrat risqueraient d’être pris en compte.
Votre contrat est en danger, signez la pétition, initiée en front commun syndical : http://www.votrecontratendanger.be
Lire et Écrire : Formations de Toussaint
Du 4 au 6 novembre 2009, Lire et Écrire vous propose quatre formations
Gestion du temps et du stress (les 4 et 5 novembre, ouverte à tous les intervenants en alphabétisation des adultes)
Le « Chef-d’œuvre » pour adultes (les 4, 5 et 6 novembre, pour tout formateur souhaitant (mieux) connaître la pratique du Chef-d’œuvre afin de préparer des adultes en formation à présenter et réussir le CEB)
Made in LEE 1 : Travailler à Lire et Écrire (les 4 et 5 novembre, réservée aux travailleurs de Lire et Écrire)
Made in LEE 2 : L’alphabétisation, pour qui, pour quoi, comment ? (les 4, 5 et 6 novembre, réservée aux travailleurs de Lire et Écrire)
Lieu
Maison Notre-Dame du Chant d’Oiseau
avenue des Franciscains 3A
1150 Bruxelles
Le mardi 27 octobre 2009, Lire et Écrire vous invite à une rencontre avec Sophie Étienne.
Chargée de mission et coordinatrice pédagogique à la Fédération nationale des AEFTI (Associations pour l’Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs familles, France).
Docteur en didactologie des langues et cultures spécialisée dans l’enseignement du français auprès des publics non francophones.
Auteure de ”Créer des parcours d’apprentissage pour le niveau A1.1” Paris, Didier 2008.
Co-auteure de la collection Trait d’Union.
Conférence-débat
Présentation et analyse critique du dispositif mis en place en France pour la validation des compétences linguistiques des migrants débutant en français en lien avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).
Les politiques linguistiques en France liées au Contrat d’accueil et d’intégration.
Le niveau de compétences A 1.1 du CECR.
Le Diplôme initial de langue française (DILF).
Mardi 27 octobre 2009, de 10h à 13h.
Lire et Écrire - Communauté française
rue Charles VI 12
1210 Bruxelles
(derrière l’église Saint-Josse)
C’est le 20 mai 2010 à Libramont que Lire et Écrire organisera le Printemps de l’Alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Cette année, 400 apprenants issus de 18 associations participeront au Printemps de l’alpha et viendront présenter dans des ateliers un livre « coup de cœur » qu’ils auront choisi parmi les livres qu’il ont découverts, lus, analysés dans le cadre de leurs activités (roman, biographie, livre d’histoire, livre de cuisine, livre pour enfants ou d’aventures, etc.). Ils seront répartis en 20 ateliers qui auront lieu dans 5 endroits différents de Libramont.
Cette présentation se fera en petits groupes selon des modalités qui permettront aux apprenants de partager les plaisirs de leurs lectures.
Pour toutes informations, contactez Cécilia Locmant ou Frédérique Lemaitre à Lire et Écrire Communauté française au 02 502 72 01 ou lire-et-ecrire@lire-et-ecrire.be
Réactions au projet de troisième décret « Inscriptions »
La Ministre de l’Enseignement, madame Marie-Dominique Simonet, a fait part de son avant-projet de décret organisant les inscriptions en première année du secondaire. Ce décret est destiné à remplacer les décrets Inscriptions et Mixité sociale qui, s’ils représentaient de réelles avancées, n’en étaient pas moins entachés d’importants défauts.
L’avant-projet présenté essuie déjà lui aussi les critiques, notamment la part de partenaires de la Plate-forme associative de Lutte contre l’Échec scolaire, dont Lire et Écrire fait partie. Nous vous proposons leurs réactions.
L’enquête 2009 / 2008-09 de Lire et Écrire sur l’alphabétisation des adultes en Communauté française de Belgique est en cours et les différents opérateurs ont reçu un exemplaire papier du questionnaire.
Le questionnaire complété est à renvoyer au plus tard le 26 février 2010.
Bien à vous et merci pour votre collaboration.
Conférence participative : Nous sommes tous des polyglottes… qui s’ignorent !
Avec Joëlle Cordesse, qui vient de publier « Apprendre et enseigner l’intelligence des langues ».
Sauriez-vous reconnaître dans une file d’attente d’aéroport la langue que parlent les gens qui attendent le moment d’embarquer ?
La nouvelle exigence culturelle de polyglossie posée comme une bataille pour la survie de la diversité des langues est d’abord une chance pour l’égalité et un chemin nouveau et inouï d’émancipation collective. La polyglossie, c’est d’abord prendre conscience de nos étrangetés intérieures, de ce qui, en nous, nous étonne et nous semble n’être pas nous. C’est d’abord rouvrir en nous des possibilités écartées par les habitudes de notre langue mais aussi et surtout par les habitudes sociales.
Le 6 mai 2010 de 20 à 22 heures, rue de la Victoire 26 à 1060 Bruxelles (Saint-Gilles).
Deux débats politiques sont organisés prochainement par de grandes organisations sociales chrétiennes.
28 mai 2010
La Centrale nationale des Employés (CNE), membre de la CSC, invite les quatre Présidents Joëlle Milquet, Jean-Michel Javaux, Elio Di rupo et Didier Reynders à répondre à quatre questions essentielles pour l’avenir des travailleurs :
Quelle est leur position quant à l’avenir des préavis des ouvriers et des employés ?
Quelles pensions nous préparent-ils pour demain ?
Quelle fiscalité veulent-ils ?
Quelles solutions pour contrer la dictature des spéculateurs ?
Quatre questions claires qui demandent des réponses claires.
Le vendredi 28 mai 2010 de 16h à 19h
Amphithéâtre de la CSC BHV
rue Plétinckx 19
1000 Bruxelles
Celui-ci, ainsi que les priorités politiques qui en découlent, tant pour le MOC que pour ses organisations constitutives, seront présentées aux présidents et hauts représentants de partis le 1er juin prochain. Cette rencontre est non seulement publique, mais vous êtes cordialement invité(e)s à rejoindre ce bel exercice démocratique.
Invités : Joëlle Milquet (cdH), Sarah Turine (Écolo), Laurette Onkelinx (PS), un(e) représentant(e) du MR, Anja Deschoemacker (Front des Gauches).
Le mardi 1er juin 2010, de 18h à 20h
Aéropolis (rez-de-chaussée - salles 4 et 5)
chaussée de Haecht 579
1030 Bruxelles
Qu’est-ce que l’alphabétisation a changé dans ma vie ?
Séminaire
Soucieuse d’évaluer les résultats de ses actions, Lire et Écrire a mené une enquête sur l’impact de l’alphabétisation auprès des apprenants.
L’enquête s’est déroulée dans les associations Lire et Écrire et dans des associations partenaires en mars/avril 2010 en Wallonie et en juin 2010 à Bruxelles. Plus de 1.600 apprenants y ont participé.
Le vendredi 10 décembre 2010, de 10h à 12h30 à Bruxelles, les résultats de cette enquête seront présentés et discutés avec le public afin d’entendre ses questionnements qui permettront d’envisager des pistes d’approfondissement.
Déroulement
10h : accueil, café
10h15 : introduction au colloque Catherine Stercq, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h30 : présentation des principaux résultats de l’enquête Anne Godenir, directrice adjointe chargée d’Éducation permanente, Lire et Écrire Hainaut occidental
11h30 : discussion des résultats et propositions de pistes d’approfondissement
La nouvelle enquête quantitative de Lire et Écrire sur l’alphabétisation des adultes en Communauté française de Belgique est en cours et les différents opérateurs ont reçu un exemplaire papier du questionnaire.
Le questionnaire complété est à renvoyer au plus tard le 8 avril 2011.
Bien à vous et merci pour votre collaboration.
Le Printemps 2011 est en vue ! À vos livres…
C’est le 26 mai 2011 à Bruxelles que Lire et Écrire organisera le Printemps de l’Alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Cette année, plus de 400 apprenants issus de 20 associations participeront au Printemps de l’Alpha et viendront présenter dans des ateliers un livre « coup de cœur » qu’ils auront choisi parmi les livres qu’il ont découverts, lus, analysés dans le cadre de leurs activités (roman, biographie, livre d’histoire, livre de cuisine, livre pour enfants ou d’aventures, etc.) Ils seront répartis en 20 ateliers qui auront lieu à La Roseraie (chaussée d’Alsemberg, 1299 - 1180 Uccle). Cette présentation se fera en petits groupes selon des modalités qui permettront aux apprenants de partager les plaisirs de leurs lectures.
Idées d’animations lecture et de livres de lecture accompagnés de fiches pédagogiques :
Des malles-minibibliothèques contenant des livres coups de cœur des apprenants présentés au Printemps de l’Alpha peuvent être empruntées au centre de documentation du Collectif Alpha (tél. : 02 533 09 25) et dans trois régionales de Lire et Écrire (LEE CMB, LEE Namur et LEE Verviers).
Voir aussi Le Journal de l’alpha nos140, 155, 160 et 162, consacrés à la lecture et aux bibliothèques.
Colloque franco-belge : « Illettrisme : le défi de la créativité »
Les 27 et 28 septembre 2011
Lire et Écrire participe au colloque sur l’illettrisme organisé à Reims, les 27 et 28 septembre 2011, par Initiales.
« Illettrisme : le défi de la créativité »
Pour trouver ou retrouver les chemins de l’écrit, un apprenant-stagiaire a besoin d’apprentissages formels et normés mais aussi d’avoir des ouvertures sur des horizons de poésie, d’imaginaire, d’inventivité, qui puissent lui offrir des fenêtres pour lire et comprendre la complexité du monde, en prenant un peu de recul et de distance vis-à-vis du quotidien.
Le terme « créativité » renvoie aux capacités d’invention et d’imagination de chacun, à la possibilité de penser l’inédit, d’écrire autrement un morceau de son histoire et de découvrir les multiples voies de l’expression humaine.
Quels sont les enjeux du développement de ces capacités dans le champ de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme ? Comment l’éducation permet-elle d’affiner, de perfectionner et de diversifier cette faculté que l’on retrouve présente chez l’enfant ? Quel rôle la créativité joue-t-elle dans les domaines de la construction identitaire, de la relation aux autres et au monde ? Quelles sont les interactions possibles entre créativité et apprentissage de la langue ?
Ce colloque propose un regard croisé sur le lien entre les apports des pratiques de création littéraires et artistiques et les enjeux de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme.
Chaque année, 60 000 élèves redoublent en Communauté française.
70% des élèves recommencent au moins une année durant leur scolarité.
20% des élèves quittent l’enseignement avant la fin du secondaire sans diplôme.
Les élèves les plus touchés par l’échec scolaire sont généralement issus de milieux défavorisés.
Les débats politiques de la rentrée au sujet du redoublement nous rappellent que nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette situation. L’échec des élèves est l’échec de toute notre société !
La Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire, qui rassemble depuis 2003 des acteurs issus d’horizons différents, pense qu’une École de la réussite pour tous est possible et vous propose une journée d’échanges autour de ses analyses, propositions et pistes d’action.
Du 19 au 23 octobre 2011, se tiendra le 17e Salon Éducation, à Namur Expo. Lire et Écrire et le Collectif Alpha y tiendront un stand.
De plus, le vendredi 21 octobre à 16h15, Catherine Stercq de Lire et Écrire Communauté française, y tiendra une conférence intitulée L’alphabétisation des adultes, cela sert à quoi ? Au programme :
Présentation des résultats de recherches récentes sur l’évaluation des effets de l’alphabétisation dans la vie des personnes.
Recherches qui mettent notamment en évidence l’impact de l’alphabétisation sur l’estime de soi.
Le 25 octobre 2011, aura lieu le premier salon du testament. Testament.be est à l’origine de cette journée qui s’intègre à une campagne plus générale, visant à obtenir la réduction de la charge fiscale des legs à destination philanthropique.
Au programme : stands de présentation des différentes bonnes causes participantes (dont Lire et Écrire), exposés d’experts, conseils gratuits et discrets de notaires et juristes, intervention-spectacle de Jacques Mercier, témoignages.
Lieu : SPW, bâtiment Cap Nord, boulevard du Nord 8, à 5000 Namur (derrière la gare).
Le prix d’entrée est de 5 € mais nous avons des places à offrir : contactez-nous à lire-et-ecrire@lire-et-ecrire.be ou au 02 502 72 01.
Avec l’annonce de la ministre de l’enseignement, Marie-Dominique Simonet, d’éliminer progressivement le redoublement, cette rencontre-débat s’inscrit pleinement dans l’actualité de cette rentrée scolaire.
Avec le réseau des apprenants de Lire et Écrire et les intervenants nous nous poserons les questions suivantes :
Le redoublement est-il efficace ? Permet-il à l’élève de réussir par la suite ?
Si on supprime le redoublement, que mettre en place pour que les élèves réussissent ?
Les intervenants
Pascale Chardome (CGSP-enseignement)
Eugène Ernst (CSC-Enseignement)
Bernard Hubien (UFAPEC)
Pierre Smets (CGé)
Florent Chenu (ULg), qui introduira et clôturera le débat
Informations
Le 3 novembre 2011 de 19 h 30 à 21 h.
Entrée gratuite.
Centre Notre-Dame-du-Chant-d’oiseauAvenue des Franciscains 3a1150 Bruxelles
Les redoublements [1] ne sont qu’une pointe d’iceberg qui focalise l’attention, mais qui camoufle une dramatique réalité : l’échec scolaire touche plus de 70 % des élèves !
Les solutions mises en place jusqu’à présent sont homéopathiques. Nous affirmons que l’École ne s’en sortira pas sans subir une lourde intervention chirurgicale. La plupart des organes sont à remplacer !
Déjà en 2004, dans son Mémorandum, la Plate-forme de lutte contre l’échec scolaire avait posé un diagnostic et proposé de véritables solutions.
En finir avec les écoles ghettos et créer une véritable mixité sociale.
Anticiper les difficultés d’apprentissage, les déceler et les traiter rapidement. Mettre en place des dispositifs de remédiations multiples avec l’aide de spécialistes des difficultés d’apprentissage.
Réduire progressivement le nombre d’élèves à 15 par classe dans les deux premières années du primaire.
Augmenter l’encadrement logistique (secrétariat, équipements,…) afin de faire en sorte que les directeurs d’école jouent un rôle d’animateur pédagogique.
Faire un vrai tronc commun comprenant une formation générale et technique identique pour tous. Dans une première étape jusque 14 ans pour, progressivement, après évaluation, aller jusqu’à 16 ans.
Assurer l’accès plein et entier de tous à l’enseignement au travers d’une vraie gratuité.
Améliorer la communication entre les écoles et les familles.
Renforcer la formation initiale en vue de la faire passer à l’enseignement supérieur de type long.
Oser un débat sociétal sur la concurrence entre écoles.
On ne supprimera pas l’échec scolaire – qui est contraire aux droits fondamentaux de tous les enfants – sans une véritable réforme en profondeur de l’institution scolaire. Ces solutions n’ont rien de révolutionnaire. Elles ont fait leurs preuves dans d’autres systèmes éducatifs qui trônent en haut des classements internationaux.
Pour tous renseignements : Jean-Pierre Coenen, président de la Plateforme et président de la ligue des droits de l’Enfant – 0477 545 907.
Les associations membres sont : l’APED (Association Pour une École Démocratique), la FAPEO (Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel), Infor-Jeunes Laeken, Lire et Écrire, la Fédération Francophone des Écoles de Devoirs, la Coordination des Écoles de Devoirs de Bruxelles, la Fédération des Écoles de Devoirs du Hainaut, la Fédération des institutions de prévention éducative, CGé (ChanGements pour l’égalité, mouvement socio-pédagogique), Meta-éduc, le MRAX, le MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), la CSC-enseignement, la CGSP-enseignement, Le SEL-SETCA, la Ligue des Familles, la Ligue des Droits de l’Enfant. Nous sommes soutenus pas des scientifiques issus de plusieurs universités.
[1] Chaque année, ce ne sont pas moins de 100 000 enfants qui souffrent de l’échec scolaire (60 000 redoublement, auxquels il faut ajouter 17 000 orientations précoces, 20 000 abandons scolaires, 1 700 exclusions).
La fête du volontariat
Le 3 décembre 2011, à Namur, la Plate-forme francophone du Volontariat – dont fait partie Lire et Écrire – organise son deuxième colloque de l’année.
Si la matinée est bien studieuse, l’après-midi, lui, est festif. La fin de l’année européenne du volontariat est en effet l’occasion de remercier les 700 000 volontaires actifs en Fédération Wallonie-Bruxelles avec, notamment, un quizz qui testera les connaissances de nos élus en matière de volontariat et un spectacle d’improvisation autour de l’engagement citoyen.
Inscriptions à renvoyer au plus tard le 21 novembre.
Ébullitions citoyennes : la quinzaine de l’Éducation permanente
Du 14 au 25 novembre 2011, 25 asbl d’Éducation permanente membres de la FESEFA (dont Lire et Écrire Verviers) ouvriront leurs portes aux acteurs du secteur : animateurs, cadres ou bénévoles d’asbl d’Éducation permanente, qu’elles soient reconnues ou non, membres ou non de la FESEFA (Fédération des Employeurs des Secteurs de l’Éducation permanente et de la Formation des Adultes).
Pendant une matinée ou une après-midi, vous pourrez aller y vivre une de leurs activités et vous pencher ensemble sur des questions propres au secteur, dont celle de l’identité même de l’Éducation permanente. Un moment d’échanges qui permettra de renforcer vos pratiques, de « vous aérer les idées », voire de lancer de nouvelles collaborations…
Une journée de clôture reprenant les questions et thèmes essentiels abordés lors de la quinzaine aura lieu le vendredi 2 décembre 2013 jeudi 26 janvier 2012.
Cette année, c’est le 7 juin 2012 à Namur que Lire et Écrire organisera le Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Comme l’an dernier, le livre sera au cœur de la rencontre. Chaque groupe d’apprenants est invité à venir présenter un livre « coup de cœur » qu’il aura choisi parmi les livres qu’il a découverts, lus, analysés dans le cadre de ses activités.
Cette année encore, nous associons les bibliothécaires à l’événement. Ils peuvent être impliqués dans la préparation de cette journée au moment de choisir un livre ou à l’occasion d’une animation qu’ils proposeraient autour d’un livre, en réponse à une demande d’un groupe d’apprenants. Les groupes peuvent donc faire appel à la collaboration d’un ou d’une bibliothécaire, s’ils le désirent.
Cette journée se poursuivra en soirée par l’activité Créactions organisée tous les deux ans par Lire et Écrire Namur qui présentera des créations réalisées par les groupes d’apprenants de Lire et Écrire.
Journée d’échanges
Pour vous aider dans la préparation de ces activités, nous organiserons le 28 février à Namur une journée d’échanges autour du livre et de la lecture. Cette journée vous permettra de rencontrer des formateurs qui ont déjà participé au Printemps de l’alpha et qui vous parleront de leurs expériences, mais aussi de réfléchir aux modalités de choix d’un livre et d’animation autour du livre, et d’envisager les collaborations possibles avec les bibliothécaires.
Pour vous inscrire au Printemps, veuillez nous renvoyer ce formulaire complété pour le 30 janvier. Attention : un et un seul formulaire par groupe d’apprenants.
Pour aller plus loin
Idées d’animations lecture et de livres de lecture accompagnés de fiches pédagogiques :
Des malles-minibibliothèques contenant des livres coups de cœur des apprenants présentés au Printemps de l’alpha peuvent être empruntées au centre de documentation du Collectif alpha (tél. : 02 533 09 25) et dans trois régionales de Lire et Écrire (LEE CMB, LEE Namur et LEE Verviers).
Voir aussi les Journal de l’alpha nos140, 155, 160 et 162, consacrés à la lecture et aux bibliothèques.
« Des maths en alpha ? Pourquoi, quoi, comment ? » Voilà les principales questions qui guident le travail du Groupe de Travail « Maths » (GT Maths) depuis un peu plus de deux ans.
Il souhaite, aujourd’hui, partager plus largement le fruit de ses réflexions et vous propose une présentation du travail effectué ces deux dernières années.
N’hésitez pas à contacter les membres pour toute question, remarque, suggestion (coordonnées dans le document).
À l’occasion de la semaine du volontariat, la Plate-forme francophone du volontariat – dont est membre Lire et Écrire – invite toute personne et association intéressée à un événement de deux journées, les 21 et 22 juin 2012, à Erpent (province de Namur).
Au programme : tables-rondes, débats et conférences sur les enjeux du volontariat, scénettes humoristiques, brunch politique et lancement officiel du guide Ma commune volontaire.
Du au , se déroulera le 19e salon Éducation, à Namur Expo. Lire et Écrire et le Collectif Alpha y tiendront un stand d’information et de vente d’ouvrages.
De plus, Lire et Écrire y présentera deux conférences :
Référentiel et test de positionnement pour le français langue étrangère (FLE)
Vendredi , au forum nord.
Par Wivine Drèze (enseignante en FLE et formatrice de formateurs en didactique du FLE).
Présentation d’un nouveau référentiel et test de positionnement qui propose un cadre de référence commun aux acteurs de l’insertion, de l’enseignement et de la formation des adultes en Fédération Wallonie-Bruxelles, afin de faciliter les parcours d’insertion et de formation des primo-arrivants.
La collection « La Traversée » : de nouveaux horizons littéraires pour les publics éloignés du monde des livres…
Vendredi , au forum sud.
Par Benoit Lemaire, Rita Stilmant et Amandine Legrand (Lire et Écrire Luxembourg).
La Traversée : une nouvelle collection de romans belges adaptée aux adultes faibles lecteurs. Le défi : concilier dimension romanesque et accessibilité du texte pour permettre à des lecteurs débutants d’entrer avec plaisir dans le monde des livres.
Le Printemps de l’alpha 2013 est en vue… À vos livres !
C’est le , à Tubize, qu’aura lieu le Printemps de l’alpha, coorganisé, cette année, par Lire et Écrire Communauté française et Lire et Écrire Brabant wallon.
Cette journée de rencontre rassemble des apprenants et formateurs en alphabétisation de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Présentez votre livre coup de cœur
Comme les années précédentes, le livre sera au cœur de la rencontre. Chaque groupe d’apprenants est invité à venir présenter un livre « coup de cœur » qu’il aura choisi parmi ceux qu’il a découverts, lus, analysés dans le cadre de ses activités. Cette présentation se fera en petits groupes, selon des modalités qui permettront aux apprenants de partager les plaisirs de leurs lectures.
Romans ou biographies, livres d’histoire ou de cuisine, polars ou poésies, livres d’amour ou d’aventures… quel que soit le domaine abordé, quelle que soit la date de parution, tout livre pourra être présenté. Le catalogue des livres coup de cœur du Printemps de l’alpha, qui rassemble les choix de lecture des apprenants des années précédentes, peut vous aider à trouver de nouvelles références et faire des découvertes originales dans tous ces univers différents.
Les bibliothécaires sont invités
Cette année encore, nous associons les bibliothécaires à l’événement. Ils peuvent être impliqués dans la préparation de cette journée, au moment de choisir un livre ou à l’occasion d’une animation qu’ils proposeraient autour d’un livre, en réponse à une demande d’un groupe d’apprenants. Les groupes peuvent donc faire appel à la collaboration d’un ou d’une bibliothécaire, s’ils le désirent.
Idées d’animations
Pour trouver des idées d’animation lecture et des livres de lecture accompagnés de fiches pédagogiques :
Voir aussi le Journal de l’alpha nos140, 155, 160 et 162, consacrés à la lecture et aux bibliothèques.
À suivre…
Plus de détails prochainement.
À bientôt !
Informations et questionnements sur les exigences linguistiques pour devenir Belge
Pour obtenir la nationalité belge, la maitrise d’une des trois langues nationales au niveau A2 du CECRL est désormais obligatoire
La loi du 4 décembre 2012 modifiant le code de la nationalité a réaménagé en profondeur les modalités d’acquisition de la nationalité belge. Les candidats à la nationalité doivent dorénavant prouver la connaissance d’une des trois langues nationales et, ce, à un niveau correspondant au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). L’article 1er de l’arrêté royal du 14 janvier 2013 portant exécution dès janvier 2013 de la loi du 4 décembre 2012 précise les différentes manières de prouver cette connaissance.
Certains candidats pourront faire valoir leur formation ou leur parcours professionnel. D’autres devront passer et réussir un examen linguistique attestant d’une connaissance de la langue au niveau A2.
Les candidats qui sont dispensés de test sont ceux qui peuvent prouver :
avoir suivi avec succès (diplôme ou certificat) un cursus secondaire supérieur en Belgique ;
avoir suivi avec succès (diplôme ou certificat) un cursus dans l’Union européenne reconnu équivalent au moins du niveau de l’enseignement secondaire supérieur, s’il inclut une formation linguistique à l’une des trois langues nationales atteignant le niveau A2 ;
avoir suivi (attestation) une formation professionnelle reconnue d’au moins 400 heures ;
avoir suivi (attestation) un cours d’intégration tel que prévu par l’autorité compétente du lieu de résidence ;
avoir travaillé (comptes individuels ou équivalent) cinq années ininterrompues en Belgique.
Ainsi que ceux qui peuvent prouver :
avoir une attestation de réussite d’un niveau de langue correspondant au niveau A2 du CECRL délivrée par un établissement d’enseignement de promotion sociale organisé ou subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles ;
avoir une attestation de réussite d’un niveau de langue correspondant au niveau A2 du CECRL délivrée par les offices régionaux de la formation professionnelle et de l’emploi.
Tous les autres candidats devront passer un examen linguistique qui devra être réussi au niveau A2. Cela concerne tant les personnes qui ont acquis une maitrise de la langue sans pour autant avoir suivi de cours que les personnes qui ont suivi une formation linguistique non sanctionnée par une attestation ou un certificat de réussite, soit parce qu’elles n’ont pas passé d’épreuve évaluative, soit parce que le cours suivi a été organisé dans un autre cadre que celui de la formation professionnelle ou de la promotion sociale (cours privé, cohésion et action sociale, éducation permanente…).
Ces nouvelles dispositions sont assez surprenantes.
Si l’exigence est celle d’un niveau A2, soit celle d’une maitrise élémentaire de la langue, pourquoi exiger la réussite d’études de niveau secondaire supérieur pour les candidats scolarisés en Belgique ? Alors que 37 % des adultes de plus de 20 ans n’ont pas ce niveau et que la réussite du CEB atteste largement d’un niveau A2 ?
C’est bien la moindre des choses que les travailleurs, les demandeurs d’emploi et les primoarrivants qui auront eu la chance de trouver une place dans une formation professionnelle ou un cours d’intégration, soient dispensés de test linguistique. Ils obtiendront la nationalité en ayant certes prouvé leur intégration sociale mais sans pour autant nécessairement maitriser le niveau A2.
Alors que d’autres personnes, dont les plus précarisées, devront prouver cette connaissance : les exclus du travail, de l’enseignement, de la formation professionnelle ; des femmes au foyer ; des personnes analphabètes ou peu scolarisées, pour qui atteindre le niveau A2 à l’écrit nécessite un investissement très important.
Les trois gouvernements francophones travaillent actuellement avec les organismes concernés : l’enseignement de promotion sociale, les offices régionaux de la formation professionnelle et le SELOR, à la mise en place de tests de langue pour ces personnes, permettant de leur délivrer un certificat de maitrise du français correspondant au niveau A2 du CECRL.
Un dossier et des questions à suivre…
Quel peut être le rôle des associations qui aujourd’hui accueillent et soutiennent toutes ces personnes dans leur effort d’alphabétisation ?
Comment s’assurer que les tests linguistiques, considérés par certains et sans doute à raison, comme plus acceptable qu’un avis subjectif basé sur un questionnaire discutable, n’excluent pas systématiquement certaines catégorie de candidats à la naturalisation, notamment les personnes les moins scolarisées ?
Catherine Stercq,
Lire et Écrire Communauté française.
Position de Lire et Écrire en Wallonie sur le projet d’accord de coopération sur les bassins de vie
Suite à l’avant-projet de mise en œuvre des « Bassins de vie » en Région wallonne, Lire et Écrire en Wallonie prend position et pointe les occasions mais aussi les limites que présente ce projet.
Lire et Écrire en Wallonie souhaite également rappeler les missions qui devraient être développées au niveau territorial, en matière d’alphabétisation.
Du 16 au 20 octobre 2013, Lire et Écrire et le Collectif Alpha tiennnent un stand d’information et de vente d’ouvrages au 20e salon Éducation.
Attention : le salon se tient désormais à Charleroi Expo.
Lire et Écrire y présente deux conférences.
Mallettes pédagogiques pour l’accueil des primoarrivants
Jeudi 17 octobre, de 11h30 à 12h, à l’espace Atelier.
Par Nadia Dziergwa, responsable de projets à Lire et Écrire Communauté française.
Un ensemble de mallettes pédagogiques (logement, vivre ensemble, santé…) qui proposent des démarches et supports pour aider les primoarrivants à découvrir leur nouveau lieu de vie.
À quel âge devient-on illettré ?
Jeudi 17 octobre, de 13h à 13h30, à l’espace Atelier.
Par Isabelle Demortier, responsable de sensibilisation à Lire et Écrire Verviers.
Les enfants qui n’apprennent pas à lire à l’école primaire deviennent des adultes analphabètes. Au moins 10 % d’illettrés en Belgique dont 57 % ont un emploi.
En Wallonie et à Bruxelles, 2013 a été déclarée « Année des compétences ». Pour novembre, le thème retenu est l’orientation et est coordonné par l’Interfédé, dont fait partie Lire et Écrire Wallonie.
Deux moments-phare
La semaine de l’orientation
Du 4 au 8 novembre 2013, de Tournai à Verviers, de Viroinval à Bruxelles en passant par Charleroi et Nivelles, différents acteurs socioéconomiques locaux à vocation emploi et formation organisent des rencontres : usagers, professionnels et grand public peuvent y découvrir les services proposés et le travail effectué.
Journée d’étude
Le 26 novembre 2013, à Tihange (Huy), aura lieu la journée de clôture « S’orienter… une question de bon sens ! » Y seront débattues des propositions concrètes élaborées, depuis mai 2013, par un groupe de travail réunissant des acteurs de l’orientation et des acteurs qui travaillent avec les publics (dont Lire et Écrire).
Le 11 décembre 2013, à Bruxelles, Lire et Écrire Communauté française organise une matinée de colloque sur le nouveau Code de la nationalité et ses implications pour l’alpha.
Programme
8h30-9h — Accueil-café
9h15 — Introduction Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances
9h30-10h15 — Enjeux du code de la nationalité pour le secteur de l’alpha Rachida Meftah, coordinatrice à l’association Objectif
10h15-11h — Analyse critique de l’impact et de l’efficacité des mesures d’intégration linguistiques en Flandre Piet Van Avermaet, professeur à l’Université de Gand (En anglais avec traduction simultanée)
11h-11h30 — Pause-café
11h30-12h — Présentation du travail de conception du test de langue mené actuellement par l’équipe de Bruxelles Formation Langues Jacques Martel, directeur de Bruxelles Formation Langues
12h-13h — Échanges et clôture de la matinée
Le Code de la nationalité, voté le 4 décembre 2012, fixe de nouvelles règles plus restrictives pour l’accès à la nationalité. Certaines de ces mesures sont excluantes pour les personnes analphabètes.
Entre autres obligations, les candidats à la nationalité doivent dorénavant prouver la connaissance d’une des trois langues nationales, et ce à un niveau correspondant au niveau A2 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). L’arrêté royal précise que ce niveau englobe des exigences linguistiques (expression et compréhension) à l’oral comme à l’écrit.
Une orientation qui démontre que quelque chose a changé sur la question de l’immigration où l’on n’est plus face à une logique de droit mais face à une logique d’épreuve qui conditionne la citoyenneté à une maîtrise des compétences de base.
La mise en application de cette législation nous inquiète au premier chef en tant qu’opérateur de formation, mais aussi en tant que mouvement d’éducation permanente soucieux de défendre les droits démocratiques de tous.
Infos pratiques
Maison du Peuple de Saint-Gilles parvis Saint-Gilles 37-39 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)
Arrêt Parvis de Saint-Gilles (trams 3, 4, 51 ; bus 48).
Présentation des mallettes « Bienvenue en Belgique » lors d’un colloque à l’UMONS
12 décembre 2013
Lire et Écrire Communauté française – via Catherine Stercq et Nadia Dziergwa – animera un atelier dans le cadre de l’après-midi Les métiers du FLE – Accueil et scolarisation des primoarrivants organisé, le 12 décembre 2013, à l’université de Mons.
Elles y présenteront les mallettes pédagogiques Bienvenue en Belgique de Lire et Écrire, qui proposent des démarches et animations à destination des primoarrivants peu ou pas scolarisés.
Présentation de l’après-midi
L’édition 2013-14 de cette manifestation annuelle […] est consacrée au « parcours d’accueil des primo-arrivants » en Wallonie.
Les interventions et les ateliers proposés n’ont pas pour ambition de constituer un bilan ou de dresser un inventaire des pratiques : l’objectif est essentiellement d’inciter à la mise en place de dispositifs de formation innovants et efficaces (pour les primo-arrivants et pour les formateurs), fondés sur le partage des expertises et la mutualisation des ressources.
Un moment de convivialité à la fin de l’après-midi est prévu pour la synthèse des débats et les échanges.
Avec le soutien du fonds Asile, Migration et Intégration
Défense du secteur de l’ISP
Réactions de travailleurs et apprenants de Lire et Écrire
Une délégation de près de 200 personnes de Lire et Écrire était venue à Namur, le vendredi 13 décembre 2013, défendre le secteur de l’insertion socioprofessionnelle, lors d’une manifestation qui a rassemblé 3 000 personnes dans les rues de Namur. Nous avons demandé à quelques membres de la délégation – directrices et directeur, formatrices, coordinateur, apprenants – quels enjeux recelait cette forte mobilisation.
Hugues Henry, directeur de Lire et Écrire Liège-Huy-Waremme
« Notre présence a deux objectifs : maintenir l’accès à des formations de qualité et défendre l’emploi. D’après nos estimations, ma régionale pourrait dans le court terme perdre deux temps plein si ces mesures sont adoptées. Il semble que les nouvelles propositions du cabinet permettraient de maintenir l’emploi, mais pas le nombre d’heures de formation. Mais si l’on replace ces mesures dans le contexte socio-économique global actuel, c’est un paradoxe total, ce que nous vivons. Nous venons par exemple de négocier un partenariat avec la cellule de reconversion d’Arcellor Mitall pour donner des formations en alpha à une petite dizaine de membres de leur personnel qui viennent de perdre leur emploi… pour les réinsérer rapidement sur le marché économique. D’un autre côté, nous diminuons le nombre de places et d’heures de formation.
« Si le Ministre de l’emploi veut mettre en place une politique d’activation, qu’il se donne au minimum les moyens de formation nécessaires pour la population wallonne. On ne pourra sortir la Wallonie de la crise économique que par le haut. Alors, tous en formation ! »
Les apprenants de Lire et Écrire Liège interviewés sont les premiers à avoir compris l’impact que ces mesures risquaient d’avoir sur eux
« Nous on a commencé notre formation, et on veut continuer à apprendre. On ne veut pas que ça s’arrête maintenant. On a besoin de plus d’heures encore et on veut garder nos formateurs ! »
Nathalie Kother, directrice de Lire et Écrire Brabant wallon
« Nous sommes venus avec une trentaine d’apprenants de Tubize. On a loué un car. Ça s’est fait spontanément. Depuis le début de l’année, on a beaucoup parlé de l’État social actif, de l’emploi, des exclusions et les apprenants ont très vite été sensibilisés et ont compris l’importance d’être là. Les contraintes vis-à-vis notre secteur sont intenables, on nous demande désormais de faire des heures plus “rentables”, avec un public, qui justement a besoin de plus de temps et d’écoute. On ne mise plus que sur un public, lisse, facilement réinsérable sur le marché de l’emploi. Sur nos calicots, on a détourné notre slogan habituel. Ici, on dit “une personne sur dix sait lire”, pour montrer toute la puissance de celui qui détient ce savoir. Aujourd’hui, on a peur d’être les oubliés de l’ISP. »
Jean Constant, coordinateur pédagogique Lire et Écrire Verviers
« C’est la première fois que les apprenants ont dit “c’est inacceptable, il faut qu’on y aille !” et ils sont venus sans hésiter. Aujourd’hui, ils ont vraiment compris l’enjeu d’être ici. Ils en ont marre et savent qu’on va réduire leur temps de formation et donc la qualité de leur formation mais aussi les moyens en personnel. À Lire et Écrire, on vise des formations de qualité pour tous et pas seulement axées pour les personnes les plus aptes à “l’employabilité”. »
Rita Stilmant, directrice de Lire et Écrire Luxembourg
« On est ici, car on en a ras-le-bol ! Et on ne veut pas des options politiques aujourd’hui privilégiées. On assiste à la non-prise en compte d’une situation socioéconomique difficile : il y a une dégradation importante des conditions de vie, celle-ci impactant durement les personnes les plus fragilisées ; les exclusions se multiplient. Les arrêtés d’exécution du décret “Centres d’insertion socioprofessionnelle”, en discussion, ne tiennent pas compte du rythme d’apprentissage des stagiaires.
« En l’état actuel, les critères retenus traduisent une non-reconnaissance des processus d’apprentissage de qualité que le secteur met en œuvre. Ils ciblent la mise à l’emploi, faisant peu de cas de l’humain. Les fondamentales actions d’orientation, de remise à niveau et d’alphabétisation risquent d’être les laissées pour compte du décret, si rien n’évolue. Avec, à la clef, un moindre accès aux formations de base et une réduction des moyens. ».
Des formatrices de Liège partagent la même opinion
Évelyne Oltuski : « Ce qu’on est venue dire, c’est que “le temps ce n’est pas de l’argent”, un des slogans de la manif scandé aujourd’hui. Il faut au contraire, laisser la possibilité aux apprenants d’apprendre dans de bonnes conditions et de s’intégrer. Ce qui est insupportable c’est que ces nouvelles mesures s’attaquent encore à ceux qui ont le moins de moyen et qui sont le plus loin de l’emploi. »
Sa collègue ajoute : « Finalement, c’est un peu une double peine, qu’on leur donne. Les apprenants d’origine étrangère sont ici sur notre territoire, il faut leur donner la possibilité de s’intégrer, sinon c’est aussi la voie ouverte au racisme. Je parie que d’ici peu, on va accuser “tous ces étrangers” d’être là sans rien faire. Il faut être clair. »
Les formateurs et apprenants des autres régionales, ainsi que d’autres associations d’alpha (par exemple, la FUNOC) étaient aussi présents pour faire entendre leurs voix.
Le Printemps de l’alpha 2014 est en vue… À vos livres !
C’est le 3 juin 2014 au Palais des congrès de Liège, qu’aura lieu le Printemps de l’alpha, coorganisé cette année par Lire et Écrire Communauté française et Lire et Écrire Liège-Huy-Waremme.
Cette journée de rencontre rassemble des apprenants et formateurs en alphabétisation de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le livre dans ses diversités d’approche
Pour mieux accueillir l’ensemble de notre public, nous avons décidé cette année de mettre l’accent sur la découverte du livre dans toutes ses diversités d’approche. La porte d’entrée de ce travail peut donc se faire via l’écriture, l’écoute d’un livre vidéo, la vision d’un film ou d’un spectacle, la création artistique à partir d’une œuvre littéraire, etc.
Les objectifs sont de favoriser la lecture-plaisir et le plaisir de la création littéraire avec, comme corollaires, la prise de parole en public, la prise de confiance en soi, etc. Un de nos objectifs est d’accueillir également autour de l’écriture littéraire du livre des lecteurs tout débutants ou des personnes débutantes à l’oral.
Les bibliothécaires sont invités
Les bibliothécaires ont également été informés de l’organisation du Printemps de l’alpha. N’hésitez pas à les contacter dans la préparation de cette journée au moment de choisir un livre ou à l’occasion d’une animation qu’ils proposeraient autour d’un livre, en réponse à une demande d’un groupe d’apprenants…
Une journée de préparation
Pour vous aider dans la préparation de ces activités, nous organisons le 11 mars au CRIE de Liège une journée de formation et d’échanges autour du livre et de la lecture. Cette journée vous permettra de rencontrer des formateurs qui ont déjà participé au Printemps de l’alpha et qui vous présenteront leur démarche, mais aussi de partager une animation autour de l’accès et l’utilisation du livre en alphabétisation et de l’écriture littéraire.
Pour trouver des idées d’animation lecture et des livres de lecture accompagnés de fiches pédagogiques :
Le catalogue des livres coup de cœur du Printemps de l’alpha, qui rassemble les choix de lecture des apprenants des années précédentes, peut vous aider à trouver de nouvelles références et faire des découvertes originales dans tous ces univers différents.
Voir aussi Le Journal de l’alpha nos140, 155, 160 et 162, consacrés à la lecture et aux bibliothèques.
Journée de préparation au Printemps de l’alpha
Lire et Écrire invite les formatrices et formateurs alpha et les bibliothécaires, le 11 mars 2014 au CRIE de Liège, à une journée d’échanges pédagogiques, en préparation au Printemps de l’alpha 2014 (qui aura lieu, lui, le 3 juin au Palais des congrès de Liège).
Échanges pédagogiques autour du livre et de la création littéraire
Cette journée s’adresse prioritairement aux personnes désirant participer au Printemps de l’alpha. En fonction des places disponibles, les formatrices, formateurs et bibliothécaires intéressés par la thématique seront accueillis avec plaisir.
Déroulement de la journée
Matin (10h à 12h30)
Présentation du Printemps de l’alpha : rappel des enjeux et des objectifs de la rencontre.
Présentation et témoignages concrets de formatrices ayant participé aux éditions précédentes :
choisir un livre ou écrire un texte littéraire en impliquant les apprenants
préparer son groupe à intervenir dans un atelier
méthodologie utilisée tout au long de la préparation
difficultés éventuelles rencontrées
éléments facilitateurs
retombées dans le groupe.
Échanges.
Pause de midi (12h30 à 13h30)
Après-midi (13h30 à 16h30)
Animation-formation du PAC de Liège sur les méthodologies d’animation d’ateliers d’écriture pour les personnes analphabètes ou en grande difficulté avec la langue française.
En pratique
Mardi 11 mars 2014 de 10h à 16h30.
CRIE de Liège
rue Fusch 3
4000 Liège
(Parc du jardin botanique)
Ce jeudi 13 mars, en Une de la Libre Belgique, un titre très racoleur, occupant à lui seul une demi page du quotidien, annonce sans préambule : « Un chômeur sur deux ne cherche pas activement un emploi ».
Pour Lire et Écrire, cette lecture de l’information est inacceptable ! Et c’est très vite un sentiment de malaise et d’indignation qui s’installe au sein de nos équipes et qui nous pousse aujourd’hui à réagir par la voie de communiqué de presse.
Notre association ne peut accepter un traitement de l’information qui bafoue les règles journalistiques les plus élémentaires et qui a comme conséquence de renforcer une nouvelle fois les préjugés contre les chômeurs. La Libre Belgique sans aucun souci de neutralité et de mise en perspective assène en effet les statistiques de l’Onem comme « La » vérité suprême et ne confronte à aucun moment ces tendances à celles du marché de l’emploi et aux réalités vécues par les personnes soumises aux politiques d’activation de l’Onem. À moins qu’il ne s’agisse d’une provocation tout à fait volontaire de la part de ce quotidien ?
Lors de sa dernière campagne médiatique en septembre dernier, notre association avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les dérives actuelles du marché de l’emploi.
Pour attirer l’attention du grand public et des pouvoirs publics, Lire et Écrire avait décidé de jouer la carte de la provocation en détournant trois lieux communs :
« Du boulot ? « Qui cherche trouve ! »
« Si tu veux bosser, y’a qu’à… »
« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt »
Lire et Écrire avait mis en avant que pour les personnes en difficulté de lecture et d’écriture qui recherchent un emploi (mais sans doute pas uniquement celles-là), il est faux d’affirmer que seule la volonté compte pour dénicher un travail, ou qu’il faut se lever tôt pour mettre toutes les chances de son côté, ou encore, qu’il suffit de chercher de l’emploi pour le trouver. Pourquoi est-ce faux ? Car simplement, le plein emploi c’est fini.
Les politiques actuelles de mise à l’emploi semblent pourtant ignorer cette réalité et font peser la responsabilité du chômage sur bon nombre de personnes sans emploi.
L’article de La Libre Belgique qui ne donne à aucun moment la parole à ceux qui sont mis au banc des accusés ne joue pas selon nous son rôle de contre-pouvoir et d’acteur du débat démocratique. Pour débattre et analyser, nous aurions aimé, pouvoir disposer de chiffres plus pertinents qui nous disent, par exemple, combien parmi ces chômeurs « nonchalants » sont en difficulté de lecture et d’écriture ou ne parlent tout simplement pas le français ?
Sylvie Pinchart,
directrice de Lire et Écrire Communauté française.
Lire et Écrire a participé à la rencontre 13 mars 2014, qui avait pour thème L’Éducation permanente au cœur d’une culture de la citoyenneté : repolitiser le « vivre ensemble », et qui est actuellement disponible en vidéo.
Le débat a été amorcé par une vidéo d’introduction – que voici – où interviennent Sylvie Pinchart (directrice de Lire et Écrire Communauté française) et Yanic Samzun (secrétaire général de Présence et action culturelles) :
Culture 2014 : L’éducation permanente au cœur d’une culture de la citoyenneté (Sylvie Pinchart)
Le débat, lui, invitait Sylvie Pinchart (directrice de Lire et Écrire Communauté française), Yanic Samzun (secrétaire général de Présence et action culturelles), Christine Mahy (secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté) et Geoffroy Carly (directeur du Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active, CEMEA) :
CULTURE 2014 : L’Education permanente au cœur d’une culture de la citoyenneté
Atelier « École et illettrisme, comment travailler la question avec les apprenants ? »
La thématique de l’école a été abordée avec des personnes en alpha lors de trois formations Made in, organisées par Lire et Écrire entre avril 2011 et février 2012. Les apprenants ont réfléchi aux questions « Quelles sont les causes de l’échec scolaire ? », « Comment se structure l’enseignement en Communauté française ? », « Quels en sont les dysfonctionnements ? », « Qu’est-ce qu’un « tronc commun » ? », et ont construit ensemble des pistes d’action.
L’atelier présentera la méthodologie utilisée lors de ces Made in : comment travailler au départ des représentations et des parcours individuels ? Comment passer de l’individuel au collectif ? Comment mettre des statistiques et des graphiques à la portée de personnes en difficultés de lecture et d’écriture ?
L’atelier proposera aux participants une animation sur les causes de l’échec scolaire à partir de la théorie de Bourdieu, telle qu’elle a été menée avec les apprenants lors des Made in. Les participants pourront voir comment les représentations se construisent et se renforcent, à travers l’analyse de situations-problèmes. Ces représentations seront ensuite confrontées à la réalité des chiffres statistiques et aux pistes proposées par les apprenants en alpha. L’atelier s’adresse à toute personne intéressée par la question des causes de l’illettrisme.
Invitation à l’avant-première du spectacle Je lis.
15 décembre 2008
Invitation à l’avant-première du spectacle Je lis.
Lundi 15 décembre à 20h.
Maison du Livre.
rue de Rome 24-28
1060 Saint-Gilles
(métro Parvis de Saint-Gilles)
Entrée libre et gratuite
Invitation
aux responsables d’associations (alphabétisation, éducation permanente, accueil des réfugiés, jeunesse, …),
aux enseignants et formateurs
aux responsables de centres culturels et autres lieux de spectacle
aux fonctionnaires du Ministère de la Communauté française,
etc.
c’est-à-dire à toute personne et institution susceptible d’accueillir le spectacle ou d’y faire assister des élèves, des stagiaires ou leurs membres.
Bonjour,
Le Collectif fantastique a créé sous le titre "Je lis" une pièce de théâtre-adaptation reprenant le texte intégral du livre "L’analphabète" de Agota Kristof.
Il s’agit du récit de la vie de cette auteure d’origine hongroise réfugiée politique en 1956 en Suisse et qui écrit en français.
C’est donc le parcours d’une personne née sous l’occupation allemande, ayant vécu sous la dictature soviétique, exilée à 20 ans, qui s’insère dans la société occidentale, apprend le français juqu’à devenir écrivaine.
Il s’agit aussi du récit de l’évolution de sa relation avec l’écrit, la lecture d’abord, l’éciture ensuite, avec la langue maternelle, le hongrois, et les autres langues "ennemies" : l’allemand, le russe et le français.
(N.B. : elle n’a jamais été analphabète - c’est pourquoi, à tort ou à raison, le titre de la pièce à été changé - mais elle considère avoir été dans cette situation vis-à-vis du français quand elle s’est trouvée en Suisse sans pouvoir lire des textes nouveaux).
Ce livre a déjà servi avec succès dans des formations en alphabétisation car il est écrit en phrases courtes et clairement structurées et traite de nombreux thèmes qui peuvent intéresser des apprenants (une mallette pédagogique existe au Centre de documentation du Collectif alpha) .
Ce spectacle peut certainement servir à la sensibilisation du grand public, et particulièrement d’élèves du secondaire et d’étudiants du supérieur, des membres d’associations, etc… voire, être support de formation.
C’est pourquoi Lire et Écrire Communauté française a encouragé les initiateurs de cette création à développer leur projet.
Deux représentations ont déjà été données en avant-première (le 15 décembre, ce sera sans doute l’ultime avant-première).
Et ceux qui l’ont vu trouvent que c’est un très bon spectacle.
L’objectif du Fantastique Collectif est de faire tourner ce spectacle en 2009 dans une démarche d’éducation permanente.
A côté de l’heure de théâtre, des débats et rencontres pourront être organisés avec les comédiennes, des témoins, etc. (diverses formules possibles).
Le Pac et Lire et Écrire envisagent de s’associer pour organiser la diffusion de ce spectacle en Wallonie et à Bruxelles.
A votre disposition pour toute information complémentaire et au plaisir de vous rencontrer le 15 décembre à la Maison du Livre.
Jacques Bosman
Journée internationale de l’alphabétisation, 8 septembre 2014
L’Alpha a les boules
Ils veulent apprendre à lire et à écrire mais…
❖ parce qu’ils ne sont pas demandeurs d’emploi ❖
❖ parce qu’ils ne sont pas primoarrivants ❖
❖ parce qu’ils ont plus de 50 ans ❖
❖ parce qu’ils n’ont pas de moyen de transport ❖
❖ parce qu’ils n’ont pas de crèche pour leur enfant ❖
Ils ne pourront bientôt plus entrer en formation !
Pour le dire haut et fort, Lire et Écrire organise
un grand rassemblement le lundi 8 septembre 2014,
de 11h à 14h devant la gare de Bruxelles-Central (carrefour de l’Europe).
Lire et Écrire Communauté française organise un colloque étudiant la question de l’accès – pour un public de personnes illettrées – au débat et à l’argumentation sur des questions de société et philosophiques.
Le matin du jeudi 22 janvier 2015, à la maison du Peuple de Saint-Gilles (Bruxelles).
Présentation
Le débat, qu’il soit philosophique ou politique, construit des savoirs et du pouvoir de penser, de dire et d’agir, que l’on soit lettré ou illettré, que l’on maitrise le langage oral en tout ou en partie. Se lancer dans ce types d’activités ressemble donc à une évidence pour nous, associations d’éducation populaire… mais, comme toute évidence, encore faut-il la questionner, la soupeser, la critiquer au regard des pratiques et des apports théoriques qui la fondent.
L’objet de cette rencontre est bien celui-là : mieux définir – pour le public en alphabétisation – les conditions nécessaires à une véritable pratique du débat en éclairant ses rapports à l’apprentissage et à l’action.
Programme
8h30-9h00 : accueil-café.
9h15 : introduction, Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
9h30-10h15 : Animer une discussion philosophique Invariants et adaptations du dispositif Lipman pour un public précarisé ou peu lettré Véronique Delille, formatrice à l’animation de discussion philosophique, associations Asphodèle penser/ouvrir et Philolab (France).
10h15-11h : Partir de la connaissance des travailleurs de l’alpha (ici ceux de Lire et Écrire Bruxelles) pour confronter leurs savoirs d’expérience (savoirs chauds) et les savoirs académiques des chercheurs (savoirs froids) à travers le débat Alain Leduc, coprésident de Lire et Écrire Bruxelles.
11h-11h30 : pause-café.
11h30-12h15 : Mener des débats sur des questions citoyennes ou philosophiques avec des apprenants, même débutants à l’oral Récit de deux formatrices… Sofia Papadopoulos (Lire et Écrire Brabant wallon) et Anne Loontjens (Collectif alpha).
Cette année, c’est le 7 mai à Jemappes que Lire et Écrire Communauté française organise – en collaboration avec Lire et Écrire Centre-Mons-Borinage et la plateforme Pop Up – le Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
À ce jour, plus de 300 personnes issues de 19 associations se sont déjà inscrites à cette journée.
Pop Up : rendre visible les invisibles
En 2015, l’événement prend une forme inédite car il s’insère dans un projet plus large : la plateforme « Pop Up », dont Lire et Écrire Centre-Mons-Borinage est membre.
Cette plateforme artistique constituée autour de l’événement « Mons, capitale culturelle de l’Europe en 2015 » se veut un contrepouvoir aux projets culturels classiques qui seront valorisés lors de cette manifestation. Pop Up rassemble des associations d’éducation populaire et des artistes indépendants de la région du Centre-Mons-Borinage qui veulent rendre visible les invisibles à travers une série d’événements, dont le Printemps de l’alpha.
Expo de réalisations d’apprenants : Résistances & Alternatives
Le 7 mai, les groupes d’apprenants en alphabétisation de la région du Centre-Mons-Borinage et de Fédération Wallonie-Bruxelles présenteront leurs réalisations, à partir de leur vision, construite sur l’expérience des inégalités sociales, économiques et culturelles. Elles seront présentées dans le magnifique espace du Fond du petit Marais à Jemappes, parmi l’ensemble des réalisations et animations de Pop Up.
Ces réalisations sont le fruit de plusieurs mois de travail dans les associations, avec l’appui d’artistes investis dans le projet. Une expo à découvrir le jeudi 7 mai 2015 en présence des groupes impliqués dans le projet.
L’expo est visible jusqu’au 9 mai, dans le cadre de l’Escale Fond du petit Marais.
Fond du petit Marais
rue Nouvelle Chasse
7012 Jemappes (Mons)
Europe. Deux députés belges rejoignent le groupe d’intérêt consacré à l’éducation des adultes
Une initiative fructueuse de Lire et Écrire
Le jeudi 16 avril 2015 s’est réuni pour la première fois, au Parlement européen, un nouveau groupe d’intérêt consacré à l’éducation des adultes. Concrètement, ce groupe vise à réunir des députés issus de divers partis et pays pour travailler ensemble sur les questions qui préoccupent le secteur de l’éducation pour adultes.
Il s’agit d’une excellente occasion de jeter des ponts entre les opérateurs et chercheurs et nos représentants au niveau européen. Ce groupe devrait également permettre d’exercer un meilleur contrôle démocratique sur les futures initiatives de la Commission européenne en matière d’éducation tout au long de la vie.
Contactés par Lire et Écrire Communauté française, deux députés européens belges francophones ont déjà manifesté un intérêt pour ce groupe : M. Claude Rolin (CDh, PPE) en étant représenté à la première réunion, et Mme Marie Arena (PS, S&D) en s’engageant à soutenir ses activités à l’avenir.
Au 16 avril 2015, ce groupe était donc constitué de :
Mme Krystyna Łybacka (Pologne, S&D)
Mme Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE)
M. Claude Rolin (Belgique, PPE)
M. István Ujhelyi (Hongrie, S&D)
Mme Julie Ward (Royaume-Uni, S&D)
M. Milan Zver (Slovénie, PPE).
Extrait du courrier envoyé
Bruxelles, le 9 avril 2015.
Chère Madame, cher Monsieur,
Les politiques européennes en matière d’éducation pour adultes constituent un enjeu important en Fédération Wallonie-Bruxelles. Lire et Écrire, en tant que membre de l’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA), souhaite par la présente vous informer de la création, au Parlement européen, d’un groupe d’intérêt consacré à l’apprentissage tout au long de la vie (Lifelong learning). Cette initiative est l’œuvre de la plateforme EUCIS-LLL (www.eucis-lll.eu) en partenariat avec l’EAEA (www.eaea.org) et Mme la députée Sirpa Pietikäinen (PPE, Finlande). Elle a déjà obtenu le soutien de députés européens de presque tous les groupes politiques, mais aucun député belge francophone ne s’est encore engagé à y participer.
Le groupe se réunira pour la première fois le jeudi 16 avril 2015 de 15h à 17h, au Parlement européen. Durant cette première séance, un plan de travail et des règles internes seront adoptés, et des vice-présidents seront élus (à savoir, Mme Pietikäinen pour le PPE et Mme Lybacka pour le groupe S&D). Nous sommes conscients de la brièveté de ce délai, mais ce groupe est amené à s’inscrire dans la durée, et deux rencontres suivront déjà dans le courant de l’année 2015.
On estime aujourd’hui que 80 millions de citoyens de l’UE auront à mettre à jour leurs qualifications et compétences pour améliorer leurs perspectives d’emploi. La participation des adultes aux activités d’apprentissage stagne depuis de nombreuses années alors que 20% de la population de l’UE connaît des difficultés de lecture et d’écriture (en l’absence de chiffres officiels, Lire et Écrire estime que c’est le cas de 300 000 adultes, soit une personne adulte sur dix, en Fédération Wallonie-Bruxelles). Ces personnes connaissent de grandes difficultés pour décrocher un emploi de qualité, mais également pour accéder aux services sociaux de base et pour participer à la vie démocratique, citoyenne et associative. Le secteur de l’éducation permanente se situant à la croisée d’un grand nombre de politiques publiques, une meilleure coordination entre les acteurs concernés est essentielle.
Un groupe d’intérêt représente une excellente occasion de conjuguer nos efforts pour répondre à ce défi de manière pertinente et efficace. En 2015 et 2016, le groupe planchera sur le thème d’« une éducation inclusive pour des sociétés inclusives » et liera la question de l’apprentissage à celles de la pauvreté, de la citoyenneté, de l’emploi ou encore de la santé. Les travaux offriront l’occasion de jeter des ponts entre décideurs, opérateurs et chercheurs pour aboutir à des propositions de mesures concrètes.
Lire et Écrire Communauté française tient à attirer votre attention sur la persistance de l’analphabétisme et sur l’urgence d’y apporter des solutions. Les réalités de terrain difficiles dans lesquelles le secteur de l’alphabétisation évolue appellent plus que jamais une action décidée au niveau européen. Votre participation, en tant que député issu de la Fédération Wallonie-Bruxelles, constituerait donc un atout précieux pour le secteur.
Nous nous tenons à votre disposition pour tout échange ou information complémentaires sur ces enjeux.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
Illustration : Elisabetta Stringhi, European Parliament, licence Creative commons by 2.0.
Merci à tous les participants au Printemps de l’alpha 2015, version Pop Up
Et félicitations aux apprenants pour leurs œuvres
Le 7 mai 2015, environ 350 personnes issues de 19 associations se sont retrouvées à Jemappes pour le Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les apprenants ont pu y présenter leurs créations artistiques, parmi d’autres, sur le thème Résistances & Alternatives.
En effet, le Printemps de l’alpha de cette année s’insérait dans un projet plus large porté par Pop-Up, plateforme constituée autour de Mons, capitale culturelle de l’Europe en 2015.
Le 7 mai, les groupes d’apprenants en alphabétisation de la région du Centre-Mons-Borinage et de Fédération Wallonie-Bruxelles ont donc présenté leurs réalisations, à partir de leur vision, construite sur l’expérience des inégalités sociales, économiques et culturelles.
Les visiteurs ont pu découvrir ces œuvres jusqu’au samedi 9 mai, dans le magnifique parc du Fond du petit marais, parmi l’ensemble des réalisations et animations de Pop Up (parcours artistiques, concerts, animations interactives, ciné-débats, ateliers participatifs, activités pour enfants, expo, land art, circuits marche et vélo, créations en live).
Encore merci et félicitations aux apprenants, aux artistes ayant accompagné les groupes d’alpha, aux organisateurs, aux accompagnateurs, aux visiteurs, ainsi qu’aux habitants du Fond du petit marais pour leur accueil.
Lire et Écrire dénonce des politiques d’activation discriminatoires pour les personnes faiblement qualifiées
En réponse à une consultation publique par la Commission européenne
En réponse à une consultation publique lancée par la Commission européenne sur les politiques d’accompagnement des chômeurs de longue durée, Lire et Écrire Communauté française a fait part de ses préoccupations et revendications concernant les politiques d’activation.
Celles-ci ne tiennent pas compte des difficultés spécifiques de nos publics, qui sont souvent sanctionnés à deux niveaux : par l’ONEM, mais aussi par le manque d’emplois peu qualifiés, la faiblesse de l’offre de formation et l’augmentation des exigences en matière de compétences sans lien avec le travail demandé.
Activation et formation
Alors qu’une intensification des contrôles et de la surveillance des chômeurs est souvent présentée comme la solution au problème du chômage, Lire et Écrire insiste sur l’importance de tenir compte de la pénurie désormais chronique d’emplois, un phénomène dont les chômeurs ne sont pas responsables. De même, la pénurie de places en formation fait perdre tout sens aux mesures d’activation, les opérateurs ne pouvant même pas satisfaire les demandes spontanées qui leur sont adressées. Enfin, s’il est nécessaire de mieux coordonner les différents services d’accompagnement des chômeurs, cela ne doit pas aboutir à une confusion des rôles : actuellement, il est demandé aux organismes de formation de contrôler et de surveiller leurs publics, ce qui nuit à la qualité de l’accompagnement.
Prendre en compte les spécificités des personnes en difficulté avec l’écrit
La nécessité d’un accompagnement individualisé, justement souligné par la Commission, doit prendre la forme d’une prise en compte des besoins et des difficultés particulières des publics de l’alpha : difficultés face aux aspects écrits de la recherche d’emploi, difficultés à accéder à la validation des compétences professionnelles sans passer par l’écrit, sentiments d’angoisse et d’humiliation devant la complexité croissante des procédures administratives, etc.
Or Lire et Écrire note qu’au contraire, les dispositifs actuels se caractérisent par des exigences toujours plus lourdes en matière de preuves écrites, par des contrôles basés beaucoup plus sur la menace de la suspension des allocations que sur une démarche de soutien, par la signature de contrats d’activation sous la menace et souvent sans que les personnes aient bien compris ce à quoi elles s’engageaient, etc. Dans un contexte de chômage structurel et de déficit de l’offre de formation, ces mesures relèvent non de l’accompagnement mais d’une politique discriminatoire pour les personnes en difficulté avec les compétences de base (lire, écrire, calculer, s’exprimer dans la langue du pays).
Une politique de mobilisation et non d’agitation stérile
Lire et Écrire insiste sur la nécessité de développer l’offre de formation, d’augmenter les moyens matériels alloués aux opérateurs de terrain, d’augmenter le nombre d’actions adaptées d’aide à la recherche d’emploi et d’accroitre la durée des formations en fonction des besoins des personnes pour leur permettre d’accéder à des emplois qualifiés. C’est uniquement en allant dans ce sens, et non dans celui d’une plus grande responsabilisation des chômeurs, qu’une action décidée de la part de l’Union européenne serait efficace et souhaitable.
Illustration : d’après work, Pierre Metivier, licence CC by-nc 2.0.
Obtenir les mallettes « Bienvenue en Belgique »
Gratuité des frais de port terminée
Il ne reste que quelques jours pour commander et recevoir gratuitement les mallettes pédagogiques « Bienvenue en Belgique ». Pour les commandes passées après le 20 juin 2015, les frais de ports sont de 20 € par lot.
Pour rappel, un exemplaire de chaque mallette est disponible gratuitement pour :
les organismes d’alphabétisation
les organismes d’accueil des primoarrivants
les centres de documentation.
Pour les autres organismes ou pour des exemplaires supplémentaires, le tarif est de 25 €/mallette.
Frais de ports gratuits jusqu’au 20 juin 2015. Au-delà, 20 € par lot.
Les personnes inscrites soit aux formations du 30 juin (Bruxelles), des 1er, 2 et 3 juillet (Bruxelles), ou des 8, 9 et 10 juillet 2015 (Namur) recevront les mallettes lors de ces formations.
Avec le soutien du fonds Asile, Migration et Intégration
Le Parlement européen soutient le TTIP, mais pose quelques garde-fous
Suite à la résolution du Parlement européen (PDF), du 8 juillet 2015, approuvant le principe des négociations entre l’Union européenne et les États-Unis en vue de conclure un Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, plus connu sous son acronyme anglais TTIP), Lire et Écrire tient à rappeler l’opposition de ses mouvements porteurs (FGTB et MOC) à un tel projet (PDF), qui menace la souveraineté et le bien-être des peuples européens.
Le Parlement européen a néanmoins posé quelques balises en ce qui concerne l’enseignement et la formation. D’abord, en ce qui concerne les services publics organisés par l’État, dont l’enseignement, le Parlement appelle les négociateurs à les exclure du champ d’application du PTCI, et à garantir que les autorités nationales et, le cas échéant, locales conservent le droit plein et entier d’instaurer, d’adopter, de maintenir ou d’abroger toutes mesures à l’effet de faire exécuter, d’organiser, de financer et de fournir des services publics (point 2.b.vii).
Par ailleurs, le Parlement souligne que le TTIP ne doit pas remettre en cause la capacité de l’UE ou de ses États membres à accorder des subventions ou des aides financières au secteur de la culture et aux services culturels, éducatifs, audiovisuels et journalistiques (point 2.b.xix). Enfin, le droit des États doit être garanti d’adopter ou de conserver toute mesure relative à la fourniture de toute service éducatif ou culturel qui œuvre dans un esprit non lucratif et/ou reçoit des fonds publics ou des aides d’État à quelque degré ou sous quelque forme que ce soit, les éventuels fournisseurs étrangers privés devant être soumis aux mêmes exigences en matière de qualité et d’agrément que les fournisseurs nationaux (point 2.b.xxi).
Ces garde-fous concernant l’enseignement et la formation ont été portés par les organisations représentant le secteur de l’éducation des adultes au niveau européen. La Plateforme de la société civile européenne pour l’éducation des adultes et l’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA) avaient obtenu de la commission Culture et Éducation du Parlement, qui se prononçait sur la question le 16 avril dernier, qu’elle demande la protection de tous les services œuvrant dans un esprit non lucratif ou subventionnés par des fonds publics – et non seulement des services publics d’enseignement, tel que cela était prévu dans le projet original. Une fois votée en commission, cette exigence de protection élargie au secteur associatif a pu trouver son chemin dans la résolution finale adoptée en plénière le 8 juillet 2015 à Strasbourg.
À suivre…
Le Parlement européen devra approuver la version finale du traité pour que celui-ci entre en vigueur : la Commission européenne tiendra vraisemblablement compte d’au moins une partie de cette résolution dans le cadre des négociations avec les États-Unis, même si le document n’est pas en lui-même légalement contraignant.
Lire et Écrire, comme le reste de la société civile belge et européenne, reste vigilant et continuera à veiller sur l’évolution de ce dossier.
Pour rappel, ces mallettes proposent des animations pour (mieux) comprendre la Belgique. Les animations ont été conçues pour les primoarrivants analphabètes ou peu scolarisés mais peuvent aussi s’adresser à un public d’origine belge, peu ou pas scolarisé, ainsi qu’à des jeunes en formation.
Dans la vie de tous les jours, nous laissons parler nos émotions. Quand nous sommes tristes, joyeux, en colère, étonnés, nous l’exprimons naturellement car ces émotions sont constitutives de notre rapport à soi, aux autres et à notre environnement.
Passé la porte d’un espace de formation, les attitudes changent. Les émotions endossent un statut plus ambigu. Jugées « inappropriées » car source de perturbation, d’instabilité, les émotions, liées à l’intime et au corps, sont priées de rester au vestiaire.
Pourtant, concevoir les émotions comme un levier mobilisateur d’un processus d’apprentissage et d’émancipation peut s’avérer riche et porteur pour les apprenants et les formateurs. Par le biais des expériences novatrices relatées dans notre matinée de colloque, nous tenterons de démontrer que le pari de donner le pouvoir aux émotions dans le cheminement pédagogique, intellectuel ou militant peut-être gagnant.
10h : introduction Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h15-11h : Résilience, vécu émotionnel et apprentissage – une cohabitation paradoxale Bruno Humbeeck, université de Mons
11h-11h30 : Des sensations aux émotions dans l’apprentissage d’une langue étrangère Expérience pédagogique relatée par Kim Huynh, consultante-formatrice en français langue étrangère et alphabétisation
11h30-12h : Que ressent-on quand on apprend ? Récit d’une expérience menée dans deux groupes d’alphabétisation par Marilyn Demets et Fabien Massé, formateurs à Lire et Écrire Hainaut occidental
12h-13h : repas sandwich
Infos pratiques
Le mardi 15 décembre 2015 de 9h30 à 13h.
Le Chat à 7 pattes
rue Saint-Donat 40
5000 Namur Plan et accessibilité.
Les enjeux des politiques européennes dans l’éducation des adultes
Deux premières analyses
Lire et Écrire Communauté française lance une série d’analyses pour mieux comprendre les enjeux des politiques européennes en matière d’éducation des adultes.
Sont aujourd’hui publiées les deux premières : une présentation générale de l’Union européenne et une analyse de la gouvernance économique et sociale dans la zone euro.
La première se veut une aide à la compréhension des analyses et études à venir. Elle poursuit donc un double but. Premièrement, présenter l’Union européenne dans ses grandes lignes, pour faciliter l’intelligibilité de textes plus spécifiques (sur la gouvernance économique, les politiques d’éducation pour adultes, l’immigration, etc.). Deuxièmement, identifier les acteurs impliqués dans les processus politiques qui intéressent Lire et Écrire. Le texte se divise en deux parties principales : d’abord, la présentation des différentes institutions et de leur fonctionnement. Ensuite, l’exposé des principales procédures de prise de décision utilisées au niveau de l’Union.
La deuxième concerne le cadre européen de politique économique au sein duquel évoluent les États membres de la zone euro. S’il est important pour notre secteur de bien cerner les contraintes que ce cadre impose et les directions qu’il imprime, c’est que celles-ci déterminent à leur tour les logiques qui seront appliquées en matière de politiques du marché du travail et sociales, à la croisée desquelles se trouvent l’éducation et la formation des adultes et donc l’alphabétisation. Le texte commence par présenter les grands principes gouvernant la zone euro dès sa naissance, puis retrace les problèmes qui ont surgi durant sa première décennie d’existence (2000 – 2008) et enfin détaille les réformes qu’elle a connues depuis (2009 – 2015).
Il y apparait que les choix des décideurs européens sont dictés par des constantes idéologiques indépendantes des faits et par des rapports de force favorables aux promoteurs de la consolidation budgétaire perpétuelle, que ceux-ci soient des États ou des acteurs privés. Le parti pris pour l’austérité et la libéralisation, déjà présent à la fondation de la monnaie unique, est sorti de la crise de la dette renforcé et cadenassé – de sorte qu’il semble aujourd’hui qu’il faille payer chaque « progrès » vers « plus » d’intégration et « plus d’Europe » par de nouveaux renoncements en matière sociale. Face à ce chantage, ce n’est qu’en donnant aux exigences en matière sociale une forme contraignante qu’on pourra les amener à prévaloir sur la compétitivité et la discipline, et à inverser l’ordre des priorités actuellement à l’agenda.
Le Printemps de l’Alpha est la rencontre annuelle des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Organisé par Lire et Écrire Communauté française, il a lieu le 19 mai 2016 – cette année, à Libramont – en collaboration avec Lire et Écrire Luxembourg.
Des œuvres d’apprenants autour de 10 mots
Comme en 2015, la réalisation d’œuvres artistiques par les apprenants sera à l’honneur avec, comme point de départ, une réflexion autour de 10 mots sélectionnés pour la Semaine de la langue française.
En 2016, les mots choisis – issus du français parlé à Bruxelles, Kinshasa, Genève, Port-au-Prince, Montréal ou Paris – sont « chafouin », « champagné », « dépanneur », « dracher », « fada », « lumerotte », « poudrerie », « ristrette », « tap-tap » et « vigousse ».
Les groupes participants travailleront la dimension symbolique de ces mots du français parlé. À travers cet exercice, sera privilégié un travail de réflexion et d’appropriation sur la langue – que ce soit à partir du livre, du langage oral ou de tout autre mode d’expression.
Formations préparatoires et formations à la présentation
En outre, pour aider dans la préparation de ces activités, des formations ont lieu les 8 et 9 février 2016 à Namur.
Cette formation est assurée par Cécile Bulens et Aurélie Audemar sur base de la méthodologie du Juste et de l’Injuste, de Majo Hansotte. Des pistes concrètes de travail (différentes formes artistiques), dans lesquelles peuvent s’inscrire les projets, y seront également proposées.
Pour la dernière étape du projet, c’est-à-dire sa présentation, une journée de formation est organisée pour tous les formateurs inscrits. Deux dates sont possibles : le 21 avril à Namur, ou le 26 avril à Bruxelles (intervenant non encore choisi).
Modalités
Les modalités d’inscription sont les mêmes que l’année dernière.
Lire et Écrire ne peut soutenir financièrement qu’un seul groupe par organisme (rassemblant éventuellement des apprenants de plusieurs groupes). Ce groupe est invité à participer collectivement à l’événement.
Si votre organisme décide de présenter plusieurs projets, contactez-nous très rapidement pour les inclure dans le programme de formation.
Inscriptions pour le 29 janvier 2016, via le formulaire téléchargeable ou le formulaire en ligne. Seuls les organismes ayant rempli cette fiche pourront prétendre bénéficier de l’encadrement méthodologique et financier de Lire et Écrire. La rentrée de cette fiche-projet est donc absolument nécessaire.
[Inscriptions closes] 5 avril 2016 à 20h, en présence des réalisatrices
Lire et Écrire Communauté française organise une projection du film Bureau de chômage – de Charlotte Grégoire et Anne Schiltz – suivie d’un échange avec la salle.
Charleroi, une administration, des bureaux cloisonnés, des personnes assises en vis-à-vis.
D’un côté de la table, des chômeurs. De l’autre, des contrôleurs.
Le film interroge le sens du travail aujourd’hui et, ce, dans un monde où l’emploi est de plus en plus précaire, où l’insécurité des travailleurs et des chômeurs est de plus en plus grande, où le modèle d’État-providence se réduit comme peau de chagrin.
Printemps de l’alpha 2016 : présentation d’œuvres d’apprenants
19 mai 2016, à Libramont
Au Printemps de l’alpha, le 19 mai 2016 à Libramont, 13 groupes d’apprenants en alphabétisation issus de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles présentent leurs réalisations. Celles-ci ont, comme point de départ, une réflexion sur la langue.
Cette année, la thématique retenue s’inscrit dans la dynamique de l’évènement La semaine de la langue française, qui met en avant les langages populaires, les mots du quotidien, les mots d’ici et d’ailleurs. Les groupes ont pu s’inspirer directement de la liste des 10 mots retenus dans le cadre de cette action (dracher, tap-tap, ristrette, fada, vigousse, champagné, dépanneur, poudrerie, chafouin et lumerotte) ou partir de mots illustrant, pour eux, les langues et les cultures populaires, en s’appuyant ou non sur le livre.
Ces réalisations sont le fruit de plusieurs mois de travail, avec l’appui d’artistes investis dans le projet.
Toutes ces réalisations seront présentées au public, de 14h à 15h, dans le très bel espace de la Haute école Robert Schuman.
Les œuvres seront ensuite rassemblées dans un catalogue, qui sera envoyé aux différents participants après l’évènement.
Rencontre de Culture & Démocratie : « Ce que la lecture cultive »
Le 18 mai 2016, à Saint-Gilles
Sylvie Pinchart (directrice de Lire et Écrire Communauté française) interviendra à la rencontre-débat Ce que la lecture cultive – d’après le dossier du Journal de Culture & Démocratie no 41 – aux côtés de Pascale Tison, Déborah Danblon, Laurent Moosen et Roland de Bodt.
Quels mécanismes opèrent dans l’acte de lire ? Quels effets la lecture a-t-elle sur notre cerveau ? Quelle est sa dimension sociale, politique ? Quelles pratiques de lecture, nouvelles ou plus anciennes, dans l’espace public, en prison, à l’école ou dans les milieux de soins ? Ce sont les questions qu’aborde, à la manière d’un patchwork, le dossier du Journal de Culture & Démocratie no41 en s’interrogeant sur ce que la lecture cultive chez l’humain, le citoyen, individuellement et collectivement.
(…)
Le débat sera suivi d’une « jam lecture » : chaque participant-e qui le souhaite sera invité-e à lire une phrase, quelques lignes, une page d’un livre de poche qui a marqué sa vie de lecteur/lectrice (attention, durée d’une minute au maximum).
Enfin, nous vous offrirons un verre de l’amitié !
Le mercredi 18 mai 2016 à 18h30, à la Maison du Livre à Saint-Gilles.
Cette année, c’est le 25 avril à Tournai que Lire et Écrire organise, en collaboration avec Lire et Écrire Wallonie picarde, le Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
À l’invitation de la ville de Tournai, qui s’est vue décerner le label « Ville en poésie », le Printemps de l’alpha aura comme thème les Afrique(s) et fera partie intégrante du programme culturel de cette fête à la poésie, dont les activités commencent le 4 mars. Pour y participer, les groupes en formation d’alphabétisation ont comme seule consigne de s’exprimer de manière poétique autour de cette thématique. Des poèmes courts, des œuvres en 3D, du slam, une chanson, des photos, du théâtre… toutes les formes d’expression artistiques seront encouragées.
Une vingtaine de groupes sont inscrits, rassemblant 250 apprenants issus de toute la Wallonie et de Bruxelles.
Le rôle de l’EAEA, dont Lire et Écrire est membre, est de représenter le secteur de l’éducation non formelle pour adultes auprès des institutions européennes. Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont abouti en 2015, à commencer par la mise sur pied d’un « groupe d’intérêt » au Parlement européen. Ce groupe rassemble plusieurs députés, issus de diverses familles politiques, qui partagent un intérêt pour les questions relatives à l’éducation des adultes et une volonté d’influencer celles-ci au niveau européen, notamment en évaluant les initiatives prises par la Commission dans ce domaine.
L’EAEA a également été active auprès du Parlement européen sur la question du TTIP, et a poussé pour que les parlementaires demandent que le secteur de l’éducation et de la formation soit exclu du champ des négociations sur le traité de libre-échange.
Un troisième sujet prioritaire pour l’association a été la revalorisation de la part du fonds Erasmus+ (qui finance des projets européens dans le domaine de la formation) consacré à l’éducation des adultes.
Outre ces trois lignes de forces, l’EAEA entretient un contact quotidien avec les institutions européennes, à la fois de manière informelle et au travers de groupes de travail consacrés à la formation des adultes. Elle y promeut l’importance du travail mené avec les adultes par le secteur non formel, et y défend une vision de l’éducation dans laquelle celle-ci n’est pas soumise à des impératifs de type économique mais contribue à une émancipation plus large des personnes, participant ainsi à une amélioration de la société dans son ensemble. Ses principales positions sont présentées dans une série de documents, notamment son Manifeste pour l’apprentissage des adultes au 21e siècle. Sur base des contributions de ses membres, l’EAEA publie également un rapport annuel sur l’état de l’Éducation des adultes en Europe.
Analyse des enjeux et des impacts des politiques européennes sur le secteur de l’alphabétisation
Deux journées de séminaire, les 18 octobre et 18 novembre 2016
Présenter de façon claire et accessible le fonctionnement des institutions européennes et comprendre en quoi ces décisions politiques ont des conséquences sur notre vie économique et sociale mais aussi sur le secteur de l’alphabétisation, tels sont les objectifs de ces séminaires, organisés par Lire et Écrire Communauté française.
Ce cycle comprend deux journées de formation (18 octobre et 18 novembre 2016) ouvertes aux cadres et travailleurs du secteur de l’Alphabétisation et, plus largement, de l’Éducation permanente et de l’insertion socioprofessionnelle, mais aussi aux membres des administrations concernées, aux représentants parlementaires et à toute personne intéressée par ces politiques.
Ensemble nous tenterons de cerner les éventuelles pistes d’action qui s’offrent à nous et d’engager un dialogue avec nos représentants au Parlement européen.
Gratuit.
La participation à ces journées peut se faire indépendamment l’une de l’autre.
Programme
18 octobre : L’influence des politiques européennes sur les actions d’alphabétisation
Présentation des politiques européennes sociales, économiques et de formation qui ont un impact direct ou indirect sur le secteur de l’alphabétisation populaire.
Au niveau belge, on constate en effet que les restrictions budgétaires et les politiques d’activation et de l’emploi pèsent sur nos actions. Pour mieux comprendre d’où viennent ces tendances, il est nécessaire de se tourner vers l’Union européenne.
Animateur et modérateur des débats : Michel Guérin, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles.
9h-9h30 : accueil café.
9h30-9h45 : Introduction Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
9h45-10h15 : Présentation des institutions et des politiques sociale, économique et de formation européennes Antoine Daratos, chargé des politiques européennes, Lire et Écrire Communauté française.
10h15-11h : L’influence des politiques européennes sur les politiques de formation Bernard Conter, politologue à l’IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique).
11h-11h20 : pause.
11h20-12h : échanges avec la salle et préparation de questions pour l’après-midi.
12h-12h45 : repas sandwich.
12h45-13h05 : La nouvelle stratégie pour les compétences en Europe Claude Rolin, député européen (CDh, PPE).
13h05-13h25 : Le socle européen des droits sociaux Maria Arena, députée européenne (PS, S&D).
13h25-15h : Discussions avec la salle et les intervenants de l’après-midi En compagnie d’Éric Buyssens (FGTB) et Joël Gillaux (MOC), coprésidents de Lire et Écrire Communauté française.
15h : Conclusion de la journée Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
18 novembre : Quelle conception de la qualité pour l’éducation non formelle des adultes
Cette journée se penche sur la question plus précise de la qualité : L’Union européenne vise à améliorer la formation en promouvant une certaine conception de ce qu’est une « bonne » formation, c’est-à-dire des objectifs et normes vers lesquels les opérateurs devraient tendre. Si cette question est importante, c’est que les normes de qualité ont des conséquences directes sur l’évaluation du travail des opérateurs, et par suite sur l’attribution des financements.
9h-9h30 : accueil café.
9h30-9h45 : Introduction Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
9h45-10h30 : Introduction aux politiques européennes d’éducation et de formation Antoine Daratos, chargé des politiques européennes, Lire et Écrire Communauté française.
10h30-10h45 : échanges avec la salle.
10h30-11h15 : Quelle est la conception de la qualité de l’éducation des adultes promue par l’Union Européenne. Comment expliquer cette orientation et ses finalités Myriam Schauwers, coordinatrice des politiques d’éducation des adultes FWB-UE.
11h15-11h30 : pause.
11h30-12h : Quelle conception de la qualité à Lire et Écrire. Écho de trois expériences Catherine Stercq, coordinatrice pôle recherches/études, Lire et Écrire Communauté française.
12h-12h45 : échanges avec la salle.
12h45-13h45 : repas sandwich.
13h45-14h30 : La qualité au sens de l’éducation populaire, ça veut dire quoi ? En quoi cette question peut-elle mettre en tension les associations/acteurs de l’éducation permanente ? Jean Blairon, docteur en philosophie et lettres, directeur de l’institut de formation RTA.
14h30-15h15 : Peut-on vraiment évaluer la qualité des politiques de formation en alphabétisation, et des formations elles-mêmes. Comment. Quelles valeurs, présupposés, sont mobilisés. David Laloy, responsable du CERSO (Centre de ressources pour le Social) et professeur à la haute école Louvain-en-Hainaut (HELHa).
15h15-16h : échanges avec la salle.
16h : Conclusion de la journée Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
Pour aller plus loin
Ce cycle de formation s’inscrit dans le cadre de la démarche engagée par Lire et Écrire pour comprendre l’impact des politiques européennes sur ses actions d’alphabétisation. Il suit un premier travail de recherche qui a débouché sur des analyses explorant les politiques économiques et sociales de l’UE d’une part, et les politiques spécifiquement consacrées à la formation des adultes d’autre part. Ces documents sont téléchargeables sur le site de Lire et Écrire.
Infos pratiques
Salle Rodelle
rue de Danemark 15-17
1060 Saint-Gilles
À 5 minutes à pied de la gare de Bruxelles-Midi. Localisation.
Plusieurs réformes devraient ainsi voir le jour pendant la période 2016-2017 dans le cadre de cette stratégie : une révision du cadre européen des certifications, une révision de la recommandation sur les compétences clés, des propositions pour revaloriser l’enseignement et la formation professionnels ainsi que la mise en place d’un outil de profilage des compétences des ressortissants de pays tiers.
Avec cette stratégie, la Commission fait de la formation et des « compétences » une priorité pour les années à venir.
En particulier, la mesure phare proposée dans ce nouvel agenda concerne les « compétences de base » en lecture, écriture, calcul et TIC. Il s’agit d’une Garantie pour les compétences, élaborée sur le modèle de la Garantie pour la jeunesse, et qui vise à ce qu’un maximum d’adultes peu qualifiés acquièrent des compétences de base – c’est-à-dire, ici, du niveau secondaire supérieur.
Concrètement, la Commission propose aux États de mettre en place des systèmes garantissant à un maximum d’adultes peu qualifiés (et, à terme, à tous) un accompagnement en trois étapes :
Une évaluation de leurs compétences.
Des formations adaptées à leurs besoins.
Des possibilités de validation et de reconnaissance des compétences acquises (et donc non plus uniquement de compétences « métier »).
Dans un premier temps, la mise en œuvre d’un tel dispositif laisserait la possibilité aux États de décider des publics à cibler en priorité. Elle devrait également, pour la Commission, inclure d’importantes mesures de sensibilisation des publics à l’importance de se former. Enfin, elle devrait être mise en place en partenariat avec l’ensemble des acteurs de terrain : organismes de formation, secteur associatif, syndicats, employeurs, etc.
Toutefois, il n’y a pas de financements européens supplémentaires prévus pour aider à la mise en place de la Garantie pour les compétences durant la programmation budgétaire actuelle (2014-2020).
La Commission doit maintenant négocier l’adoption de cette mesure avec les États membres de l’Union européenne. L’issue des discussions devrait être connue pour fin 2016 ou début 2017.
Colloque : Les mathématiques venues d’ailleurs : une ressource pour ici et maintenant
Le 6 décembre 2016 à Bruxelles
Lire et Écrire Communauté française organise, le 6 décembre 2016 à Bruxelles, un colloque pour mieux cerner la place de l’interculturel dans la pratique des mathématiques en alphabétisation.
Faire des mathématiques en alphabétisation nous confronte tant à l’histoire des mathématiques qu’aux diverses pratiques apportées par les apprenants, qui peuvent quelquefois nous désarçonner en tant que formateurs.
Comment s’appuyer sur ces richesses qui traversent le temps ou l’espace, pour construire nos cours ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre.
Programme
9h30 : Accueil-café
10h : Introduction Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h15 : S’enrichir d’autres cultures pour l’apprentissage logicomathématique et ainsi favoriser l’autonomie et l’émancipation en alpha L’espace et le temps réservent bien des surprises ! Danielle Henuset, logopède, spécialisée en troubles logicomathématiques ; enseignante à l’Institut provincial de formation sociale (Namur) pour le brevet de formateur·trice en alphabétisation
11h15 : De l’intérêt de s’intéresser à l’histoire des mathématiques dans sa pratique avec des apprenants Frédéric Maes, formateur au Collectif alpha.
12h : Être formateur en math en alphabétisation c’est faire sans cesse des liens à partir d’anecdotes historiques, culturelles, géographiques, politiques… Serge Rouyer, formateur à Lire et Écrire Bruxelles
12h30-14h : Autour d’un sandwich, expérimentons jeux et situations mathématiques interculturelles sous formes de mini-ateliers : découverte de l’awalé, la numération maya, le boulier chinois, etc.
Salle Rodelle
rue de Danemark 15-17
1060 Saint-Gilles
À 5 minutes à pied de la gare de Bruxelles-Midi. Localisation.
Inscription
Terminé.
Avec le soutien de :
Fédération Wallonie-Bruxelles
Union européenne
Fonds social européen
Le Printemps de l’alpha 2017 se prépare…
Inscription à une journée de préparation, le 13 décembre 2016
Pour y participer et tout savoir sur cette nouvelle édition – qui a lieu le 25 avril 2017 – visionnez notre film vidéo de présentation :
Printemps de l’alpha 2017
Appel aux apprenants et intervenants en alphabétisation
Et venez nous rejoindre à la journée préparatoire : le 13 décembre 2016 à Tournai, là où aura lieu le Printemps.
Afrique(s) poétique(s)
Pour y participer, les groupes en formation d’alphabétisation ont comme seule consigne de s’exprimer de manière poétique autour de la thématique « Afrique(s) ».
Poèmes courts, slam, chant, enregistrements audio ou vidéo, photos, théâtre, fresques, œuvres en 3D… toutes les formes d’expression artistiques seront encouragées !
Pourquoi la poésie ? Car l’évènement se fait en collaboration avec Lire et Écrire Wallonie picarde et se passe à Tournai, ville qui s’est vue décerner le label « Ville en poésie » et qui a proposé que le Printemps de l’alpha soit l’évènement de clôture de cette fête de la poésie.
Journée préparatoire
Pour préparer cet évènement, nous vous invitons à une journée d’information, de visite des lieux, de rencontre avec d’autres formateurs qui ont participé aux précédentes éditions, pour définir avec vos groupes comment et sous quelle forme (écriture, photo, musique, peinture, vidéo), vous pouvez participer à cette journée.
Coordinateurs pédagogiques, formateurs, et apprenants (une délégation) sont les bienvenus lors de cette journée de rencontre à Lire et Écrire Wallonie picarde.
Le mardi 13 décembre 2016.
Programme de la journée
10h : accueil
10h30 : présentation de la thématique et explication du déroulement de la journée du Printemps 2017
11h30 : visite des lieux
12h15 : repas sandwichs
13h : présentation des témoignages de formateurs ayant participé aux éditions précédentes et apport de ressources existantes
14h : élaboration de pistes de travail pour les formateurs/coordinateurs/apprenants présents à la journée
15h : tour de table, réponses aux questions et clôture de la journée.
Lieu
Lire et Écrire Wallonie picarde
rue des Sœurs de Charité 15
7500 Tournai Localisation.
Réalisations précédentes
Comme sources d’inspiration, voyez aussi une sélection des réalisations des éditions 2015 et 2016.
Lire et Écrire à la conférence européenne de décembre 2016 sur les « compétences des adultes »
Compte-rendu
Les 6 et 7 décembre 2016 se tenait la conférence sur les « compétences des adultes » organisée par la Commission européenne. L’évènement rassemblait des acteurs de la formation des adultes des différents pays de l’Union européenne (fonctionnaires, opérateurs, etc.) dans le but de leur présenter la nouvelle initiative de l’UE en matière de « compétences de base ».
Cette initiative, qui s’intitulait à l’origine Garantie pour les compétences, visait dans sa version initiale à mettre en place des dispositifs d’évaluation, de formation et de validation permettant, à terme, à tous les adultes de plus de 25 ans ne maitrisant pas les compétences correspondant au niveau secondaire supérieur de se voir proposer une formation.
La proposition insistait également lourdement sur la sensibilisation des personnes à l’importance de se former, qu’elle présentait comme indispensable afin d’augmenter les nombre des adultes en formation.
Une question à laquelle Lire et Écrire s’était intéressée ces derniers mois à travers la publication d’une étude intitulée La place de l’éducation des adultes dans les politiques européennes et la mise sur pied d’un séminaire le 18 octobre dernier qui avait donné la parole au député européen Claude Rolin sur ce dossier.
C’est dans ce cadre que Lire et Écrire Communauté française a été invité à présenter, lors de cet évènement, ses actions en matière de sensibilisation.
Après avoir rappelé que l’objectif général de Lire et Écrire en matière de sensibilisation (c’est-à-dire attirer l’attention de l’opinion publique et des pouvoirs publics sur la persistance de l’analphabétisme et sur l’urgence d’en combattre les causes et d’y apporter des solutions), nous avons insisté sur les principes qui gouvernent nos actions, à savoir informer des possibilités de formation tout en déculpabilisant les personnes en difficulté avec l’écrit pour leur permettre un réel choix (y compris de ne pas se former, d’interrompre sa formation, etc.)
Concernant nos actions proprement dites, nous avons mis l’accent sur l’importance de notre action au niveau local, grâce au travail des coordinateurs « sensibilisation » dans chacune de nos régionales : bouche à oreille, médias locaux, contacts avec d’autres associations, services sociaux ou de l’emploi, etc. Nous avons également souligné l’importance de la participation des apprenants dans nombre de projets de prévention et de sensibilisation.
Des politiques publiques qui nuisent à la qualité de l’apprentissage
Enfin, et c’était là le cœur de notre message, nous avons insisté sur le décalage entre l’impératif de recrutement émanant des pouvoirs publics et la situation sur le terrain. En effet, depuis plusieurs années, le secteur doit faire avec des financements insuffisants, des politiques d’activation amenant en formation des personnes non volontaires et, ce, aux dépens des demandes spontanées qui ne trouvent plus satisfaction (5000 refus pour l’ensemble du secteur en 2012 !)
Nos dernières campagnes de sensibilisation se sont d’ailleurs fortement focalisées sur ces dangers de catégorisation des publics et leurs conséquences en matière d’exclusion des personnes les plus fragilisées. C’est bien cette situation qui a amené Lire et Écrire à éviter de concevoir des campagnes suscitant de nouvelles demandes d’entrée en formation, pour se concentrer depuis plusieurs années sur le caractère contreproductif de politiques publiques qui nuisent à la qualité de l’apprentissage des personnes.
Et après
Au niveau de l’UE, les États membres ont récemment approuvé l’initiative de la Commission visant à augmenter les possibilités de formation en « compétences de base », mais ont abaissé les exigences présentes dans le texte initial. Ainsi, de manière significative, la notion de « garantie » a été jugée trop ambitieuse, et l’initiative s’intitulera non pas Garantie pour les compétences mais Parcours de renforcement des compétences : de nouvelles perspectives pour les adultes.
S’agissant d’une initiative non contraignante, il est difficile de prédire la manière dont elle sera mise en œuvre en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les États membres doivent présenter, dans un an, les mesures qu’ils comptent adopter en la matière.
Le mardi 5 décembre, Lire et Écrire Communauté française vous convie à une journée de réflexion autour des projets consacrés à des publics dits « éloignés » de la formation et de l’emploi, financés notamment par le Fonds social européen. L’expérience montre en effet que ces projets, pour être menés à bien, demandent aux travailleurs et aux associations impliqués de questionner la manière de travailler, d’entrer en relation constructive avec les personnes et de développer de nouvelles compétences.
Cette journée a pour ambition de permettre une réflexion collective et critique, une mise en ressource mutuelle entre acteurs impliqués en alphabétisation ou sur d’autres terrains proches.
Journée gratuite mais inscription nécessaire (voir plus bas).
Programme
9h-9h30. Accueil café.
Matinée. Présentations en plénière :
9h30-9h45. Introduction : Éléments de contexte et raisons d’être de cette journée.
9h45-10h. Comment l’Europe voit-elle les publics « fragilisés » et « éloignés » ? Antoine Daratos, Lire et Écrire Communauté française. Voir son analyse à ce sujet…
10h-10h20. Autour du projet Objectif ville : de jeunes City Trotters réalisent un plan interactif, projet mené en partenariat avec la FUNOC Ingrid De Souza Bispo et Guillaume Petit, Lire et Écrire Charleroi Sud-Hainaut.
10h20-10h40. Autour du projet Redem’arts Empêché Kevin Cocco, Les Mondes des possibles ASBL (Liège).
10h40-11h. Pause.
11h-11h20. Le point sur des projets menés à Lire et Écrire Wallonie picarde Dominique Rossi, Lire et Écrire Wallonie picarde.
11h20-11h40. Autour du projet Mouv’Up Mohamed Moussaoui, Présence et Action culturelles (PAC).
11h40-12h. Échanges avec la salle.
12h-13h. Repas sandwich.
13h-14h30. Ateliers :
L’accroche des publics Construire les liens entre les personnes et les espaces de formation.
Les contraintes administratives Comment soutenir et accompagner l’engagement volontaire des personnes dans les dispositifs ?
Quelles méthodes d’intervention, quelles ressources pédagogiques mettre en œuvre ?
14h30-15h30. Plénière : retour des ateliers et conclusions.
Infos pratiques
Auberge de jeunesse Jacques Brel
rue de la Sablonnière 30
1000 Bruxelles Voir plan.
L’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA), dont Lire et Écrire est membre, a récemment publié une déclaration concernant le rôle du Fonds social européen (FSE) dans la formation des adultes. Suite à une consultation réalisée auprès de ses membres, l’EAEA souligne en effet la grande importance du Fonds social européen pour la formation des adultes dans l’Union européenne.
Cependant, elle relève aussi une série de dysfonctionnements et fait une série de recommandations pour augmenter l’efficacité du FSE, tant du point de vue des opérateurs que des bénéficiaires des actions.
Lors de sa contribution à cette enquête de l’EAEA, Lire et Écrire Communauté française avait quant à elle souligné plusieurs aspects insatisfaisants du travail avec le Fonds social européen, concernant notamment :
La lourdeur des contrôles, dont l’envergure est identique pour d’importantes institutions et pour des opérateurs de petite taille, et à laquelle s’ajoute le fait que des contrôles peuvent avoir lieu plusieurs années après la clôture d’un projet.
L’importance de clarifier le cadre administratif et financier avant le lancement des projets, sous peine, ici aussi, de faire courir un risque important aux prestataires.
La trop grande segmentation des publics dans les appels à projets, ainsi que l’orientation trop importante de ces appels vers des priorités relatives au marché du travail.
Le caractère inadapté de nombreux indicateurs quantitatifs de réussite des projets au regard des réalités des publics dits « éloignés » de la formation et de l’emploi.
La procédure de récolte des données dites « privées » et « sensibles ».
1. Améliorer l’accessibilité au FSE pour les organisations de formation des adultes
Les procédures de candidature complexe pour les projets FSE rendent l’accès à ses financements difficiles pour les nouveaux candidats. Les organisations de formation des adultes affirment également que les pouvoirs subsidiants ont déjà souvent à l’esprit un groupe prédéfini de bénéficiaires éventuels des appels à projets lors de la conception des projets, ce qui constitue un obstacle pour les organisations qui ne font pas partie d’un tel groupe restreint. Pour atteindre davantage de groupes cibles, le FSE devrait être ouvert à de nouvelles organisations.
2. Éviter de définir des groupes cibles de manière trop restrictive
Bien qu’il soit important d’offrir une offre adaptée à des publics spécifiques pour les inciter à participer à des activités d’apprentissage, les offres ne devraient pas être trop exclusives, car cela rend difficile l’accès de suffisamment de participants aux programmes. En outre, donner à un seul groupe cible, étroitement défini, un accès aux programmes peut conduire à la stigmatisation de ce groupe. Les programmes financés par le FSE pourraient être axés sur des besoins spécifiques partagés par divers publics. Cela créerait un sentiment d’appartenance commune plus fort entre les participants, permettrait d’appréhender les défis communs, et favoriserait l’apprentissage interculturel et intergénérationnel.
3. Prendre en compte les besoins des publics et protéger les données privées
Une approche uniforme ne convient pas à tous : les différents publics ont des besoins différents – comme la garde d’enfants pendant les cours, la possibilité de ménager une flexibilité dans la fréquentation des formations, des cours de soirs plutôt que durant la journée, etc. Il arrive que les programmes financés par le FSE ne permettent pas ce type de flexibilité. Dans le cadre d’un travail avec des publics issus de milieux défavorisés, ces besoins doivent être pris en compte pour favoriser leur apprentissage et permettre à un maximum de personnes de rester en formation. En outre, la réalisation de rapports sur les projets FSE nécessite un large ensemble de données sur les profils des participants, ainsi que des indicateurs sur leur réussite en matière d’apprentissage. Le FSE doit s’assurer que toutes les données privées des participants, collectées tout au long du programme, sont protégées.
4. Rendre plus faciles l’administration et la gestion des projets FSE
Les projets FSE exigent une grande quantité de travail administratif et de rapport. Cela constitue un défi, en particulier pour les petites organisations ne disposant que d’un petit nombre de travailleurs. De plus, les règles pour la réalisation de rapports diffèrent d’un pays à l’autre et parfois même d’un projet à l’autre. Alors que certains gouvernements exigent des preuves « papier » de toutes les activités, d’autres n’acceptent de preuves que sous format numérique. Les bénéficiaires du FSE signalent également des changements dans les règles de déclaration se produisant pendant la durée de vie des projets, changements qui doivent être mis en œuvre de manière rétroactive. Cela occupe un temps de travail précieux – ainsi que des fonds dédiés au projet – qui ne sont pas consacrés à des activités effectives. Afin de concrétiser les objectifs du FSE, il conviendrait de mettre moins l’accent sur les rapports et déclarations et davantage sur les besoins des apprenants.
5. Confier la conception des projets aux opérateurs
Les opérateurs ne sont pas toujours consultés dans la phase de conception des projets. Au lieu de cela, ils sont souvent invités à postuler pour des projets formulés au préalable, qui doivent être seulement complétés avec des activités, ce qui laisse peu de place aux idées provenant de l’opérateur. Les prestataires ont souvent une longue expérience de travail avec certains publics en vue de la réalisation d’objectifs déterminés, et leur contribution à la conception des projets pourrait être un bénéfice pour toutes les parties prenantes : les apprenants, les opérateurs, et les pouvoirs publics qui veulent voir certaines mesures mises en œuvre.
Formations à l’utilisation de la mallette Toi, moi…
Ajoutez-y votre voix pour un nouvel hymne :« Toi, moi et tous les autres, tissons le vivre ensemble »
Alors que l’on appelle ici et là au « vivre ensemble », la société se fragmente, connait de profonds clivages identitaires, se replie sur elle-même. Qu’est-ce qui coince ? Par quoi les habitants de la Belgique sont-ils liés aujourd’hui ? Qu’est-ce qui les éloigne ? Comment construire du commun ? Et si l’on parlait de soi, des autres, que l’on remontait le cours de nos histoires, de l’Histoire pour interroger les pratiques culturelles, les normes et les valeurs ? Que dit le droit ? Qu’en est-il dans les faits ?
Neuvième mallette pédagogique construite par Lire et Écrire [1] dans le cadre d’un projet financé par le FEI/AMIF, elle s’inscrit dans la poursuite du travail de réflexion sur le fonctionnement de notre société. Elle est destinée aux animateurs, formateurs, enseignants, à tous ceux qui se questionnent sur comment travailler, avec des groupes de participants adultes ou d’élèves du secondaire, les questions de citoyenneté dans une perspective à la fois d’émancipation et d’intégration de tous, par tous et pour tous.
Formations à l’utilisation de la mallette
Public
Toute personne intéressée, animateurs, formateurs d’adultes… Une mallette par association sera remise aux participants à la fin de la formation.
Ce cadre de référence pédagogique, qui se base sur les valeurs et la vision de l’alphabétisation populaire définies dans la charte de Lire et Écrire, explicite les choix de l’alphabétisation populaire et concrétise leur mise en œuvre.
Il sera utile pour donner des repères communs, pour animer les discussions en équipe, pour soutenir les processus de formation et la participation des apprenants ainsi que pour permettre de résister aux injonctions et modèles dominants.
Pourquoi ce cadre
Définir un cadre de référence pédagogique est toujours un projet politique qui, en orientant les finalités de l’apprentissage dépasse largement les questions pédagogiques. Aucun référentiel ne se construit sans choix de finalités éducatives, sans choix de savoirs jugés bons à être enseignés, sans conception de ce que sont les savoirs et la manière d’apprendre.
Dans le contexte actuel d’exclusion et de croissance des inégalités, les référentiels sont souvent utilisés comme outils administratifs de contrôle des associations et de gestion de flux de chômeurs, de migrants ou d’analphabètes. C’est pourquoi, produire un outil de réflexion et d’action précisant la propre réponse de Lire et Écrire aux enjeux sociétaux de l’alphabétisation est aujourd’hui plus indispensable que jamais.
Pour toutes ces raisons, Lire et Écrire a pris le risque de l’écriture. Mais prendre ce risque avec la certitude que loin d’être des espaces d’enfermement, les cadres sont, comme les contraintes et les consignes, des conditions pour la réflexion et la créativité.
Ce que vous y trouverez
Ce cadre s’est construit au long de quatre années d’échanges et de réflexion à partir de l’expérience et de l’expertise des équipes pédagogiques de Lire et Écrire, mais aussi de recherches documentaires et de l’analyse de référentiels existants. Nous vous invitons à le découvrir, le partager, le faire évoluer à travers vos expériences et pratiques de terrain.
Nouvelles dates à l’agenda des formations à la mallette Toi, moi…
En 2018 ou 2019. À Bruxelles, Mouscron, Charleroi, Liège, et Verviers
Comment travailler les questions de citoyenneté dans une perspective à la fois d’émancipation et d’intégration de tous, par tous et pour tous.
Neuvième mallette pédagogique construite par Lire et Écrire dans une réflexion sur le fonctionnement de notre société, elle est destinée aux animateurs, formateurs, enseignants, etc. travaillant avec des groupes d’adultes ou d’élèves du secondaire.
Une formation à son utilisation est proposée à toute personne intéressée. En plus de celle de Namur en aout (http://www.lire-et-ecrire.be/formation-toi-moi-namur), trois nouvelles formations de quatre jours sont ouvertes aux inscriptions :
Six nouvelles formations de quatre jours sont ouvertes aux inscriptions :
À Bruxelles, en septembre 2018 ou janvier-février 2019.
Préinscriptions pour le 18 novembre 2018 Inscriptions closes
Cette année, c’est le 2 mai à Dison (au Tremplin), que Lire et Écrire Communauté française organise, en collaboration avec Lire et Écrire Verviers, une nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Printemps de l’alpha se fera cette année autour de la thématique de la rencontre qui sera le fil rouge de la journée et transversale à tout le projet. Les participants seront accueillis dans différents ateliers afin d’échanger sur les processus de création des œuvres.
Ce projet sera mené de manière participative : chaque atelier sera un lieu de rencontre où chacun sera amené à être actif et à réfléchir, pas seulement une animation à laquelle on est spectateur. Ce projet sera présenté de manière participative. Le groupe qui présente le projet y sera attentif en travaillant en amont une animation qui sera garante de cette interactivité.
Le projet du groupe peut avoir été réalisé les années précédentes ou être réalisé à l’occasion de ce Printemps de l’alpha. Ce qui est important c’est qu’il soit le résultat d’une expression artistique : 3D, sculpture, expo photo, musique, théâtre, chanson, livre, danse, etc.
Le processus participatif mis en place favorisera la rencontre avec un public d’apprenants qui vient le découvrir.
Journées d’information préparatoires
Les modalités d’inscription de cette édition 2019 du Printemps de l’alpha se feront en trois temps : une pré-inscription pour le 18 novembre avec une participation à une matinée d’informations et d’échanges et, ensuite, une inscription ferme pour le 1er avril.
Nous vous proposons deux dates pour ces matinées d’informations et de rencontres : le 20 novembre à Namur et 22 novembre à Dison (où aura lieu le Printemps). Nous discuterons de tous les aspects de ce projet avec vous et envisagerons ensemble la possibilité de mettre en place d’autres journées d’accompagnement à mi-parcours du projet en fonction de vos besoins.
Infos et préinscription
Si vous êtes intéressé par ce projet, nous vous invitons à remplir le formulaire ci-dessous et à nous la renvoyer pour le 18 novembre 2018.
à travers la compilation de différentes études belges et européennes, nous aurons un aperçu des usages des TIC par les personnes peu scolarisées.
nous partagerons les réflexions et les envies de formateurs qui ont interrogé les apprenants sur la question ou qui tentent avec eux de nouvelles expériences pédagogiques.
nous déconstruirons les stéréotypes autour des jeux vidéo via un atelier pour réfléchir à des outils concrets pour les utiliser comme outils d’éducation.
Programme
9h15-9h30 : Accueil café
9h45-10h : Présentation de la journée et de ses enjeux Par Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h-10h45 : Et si on essayait de mieux connaître les usages des TIC par les personnes peu scolarisées ? Compilation des études belges et européennes qui traitent de la question. Par Aurélie Leroy, attachée au service analyse et études de Lire et Écrire Communauté française
10h45-11h15 : Comment le téléphone portable est-il utilisé par les personnes en formation d’alphabétisation ? Outil de communication orale à distance ou support de correspondance écrite ? Est-il une aide pour parler, lire, écrire au quotidien ? De quelles langues orales et écrites s’agit-il ? Est-ce un support pour apprendre ces langages ? Fait-il partie des supports pédagogiques des formateurs ? Une réflexion menée par l’équipe de Lire et Écrire Verviers et présentée par Françoise Pièrard, l’une de ses formatrices
11h15-12h : Les TIC, je vous aime… Moi non plus. À travers un jeu de questions réponses, deux formatrices et une coordinatrice pédagogique vont dialoguer sur l’ambiguïté qu’elles vivent entre envie de se lancer et réticences, sur les potentialités et les a priori négatifs, les impacts que l’on imagine sur leur rôle de formateurs, leurs compétences… Par les formatrices Fanny de Weeze et Anne Brumagne, et la directrice pédagogique du pôle ISP, coordinatrice au sein du CFS d’un projet Erasmus+ de formation d’aide à domicile, Corinne Terwagne
12h-12h30 : Échanges avec la salle
12h30-13h30 : Repas sandwich
13h30-15h30 : Le jeu vidéo, c’est ce qui détourne les jeunes de l’apprentissage… des heures et des heures perdues à jouer ? Et si on prenait le pas inverse et cherchions à comprendre et utiliser le jeu vidéo comme outil d’apprentissage actif, participatif et ludique ? Qui l’utilise ? En quoi met-il le jouer en confiance ? En quoi privilégie-t-il un rapport positif à l’erreur ? Par Julien Annart, Gaming Project Manager à la FOr’J (Fédération de maisons de jeunes et organisations de jeunesse)
Infos et inscriptions
Haute École Galilée
rue Royale 336
1030 Schaerbeek (Bruxelles)
Journée gratuite mais inscription obligatoire.
Inscriptions closes.
Avec le soutien de :
Présentation et découverte du nouveau cadre de référence pédagogique de Lire et Écrire Balises pour l’alphabétisation populaire
Inscriptions closes. Séminaire à Bruxelles, le 11 décembre 2018
Le mardi 11 décembre, Lire et Écrire Communauté française vous invite à découvrir son nouveau cadre de référence pédagogique, un outil qui rend visible la réalité de l’alphabétisation populaire et constitue un acte de résistance face aux injonctions des politiques actuelles.
Loin d’être un espace d’enfermement, nous verrons, ensemble, comment nous l’avons créé et comment se l’approprier et l’utiliser pour en faire un outil de réflexion et de créativité qui donne des repères communs, anime les discussions en équipe, soutient les processus de formation, améliore l’évaluation, et facilite le travail avec les partenaires.
Programme
9h30-10h : Accueil café et inscription
10h-10h30 : Présentation de la journée et de ses enjeux Par Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h30-11h30 : Quels sont les cadres de référence qui ont inspiré notre travail et les constats qui ont présidé à sa publication ? Comment l’avons-nous créé ? Par Catherine Stercq, ancienne directrice de Lire et Écrire
11h30-11h45 : Pause
11h45-12h30 : Présentation générale des balises pour l’alphabétisation populaire et des outils qui l’accompagnent Par Aurélie Audemar, chargée d’appui pédagogique à Lire et Écrire Communauté française
12h30-12h45 : Échanges avec la salle
12h45-13h30 : Repas sandwich
13h30-15h30 : Le cadre, mise en pratique en équipe et dans un groupe alpha Par Yolande Boulanger, accompagnatrice pédagogique et méthodologique à Lire et Écrire Centre Mons Borinage, et par Stéphanie Urbain, formatrice à Lire et Écrire Centre Mons Borinage
Infos et inscriptions
Maison de quartier Malibran
rue de la Digue 10
1050 Ixelles
Journée gratuite mais inscription obligatoire. Inscriptions closes.
Animations complémentaires pour les mallettes Logement et Enseignement
Disponibles au téléchargement et à la commande
Les mallettes pédagogiques Logement et Enseignement (de la collection Bienvenue en Belgique) bénéficient d’animations complémentaires.
Elles complètent, actualisent, enrichissent le contenu de ces deux mallettes.
En cas de livraison, les frais d’envoi sont de 15 €.
Formulaire de commande
Présentation des animations Enseignement et Logement
Cinq journées proposées, de juin à novembre 2019
Nouvelles animations en complément de mallettes pédagogiques de la collection Bienvenue en Belgique.
Pour découvrir ces animations – qui complètent, actualisent, enrichissent le contenu de deux mallettes – cinq journées de présentation sont proposées (le matin, Logement ; l’après-midi, Enseignement) :
Namur : 14 juin 2019 Complet
Interfede rue Marie-Henriette 19-21 5000 Namur
Bruxelles : 2 juillet 2019 Complet
Baita quai du Hainaut 29 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Liège : 24 septembre 2019
Espace Belvaux rue Belvaux 189 4030 Grivegnée
Mons : 18 octobre 2019
MOC rue Marguerite Bervoets 10 7000 Mons
Namur : 12 novembre 2019
Sont prioritaires les formateurs de citoyenneté de la province de Namur, puis les formateurs FLE.
CAI Namur rue Docteur Haibe 2 5002 Saint-Servais (Namur)
Participation aux frais
25 € la journée. Repas sandwich inclus à midi.
Un lot d’animations est distribué par organisme.
Inscriptions
Minimum 15 inscriptions pour que la présentation ait lieu.
Inscriptions closes.
Avec le soutien de :
Fédération Wallonie-Bruxelles
Union européenne
Fonds Asile, Migration et Intégration
Université de printemps 2019 : inscriptions prolongées pour deux ateliers
« Le théâtre-action : un outil d’expression » et « Le jeu vidéo en alpha », du 15 au 17 avril à Bruxelles
Les lieux ont été fixés pour la présentation des animations Enseignement et Logement
Quatre journées proposées, de juin à octobre 2019
Nouvelles animations en complément de mallettes pédagogiques de la collection Bienvenue en Belgique.
Pour découvrir ces animations – qui complètent, actualisent, enrichissent le contenu de deux mallettes – quatre journées de présentation sont proposées (le matin, Logement ; l’après-midi, Enseignement) :
Namur : 14 juin 2019
Interfede rue Marie-Henriette 19-21 5000 Namur
Bruxelles : 2 juillet 2019
Baita quai du Hainaut 29 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Liège : 24 septembre 2019
Espace Belvaux rue Belvaux 189 4030 Grivegnée
Mons : 18 octobre 2019
MOC rue Marguerite Bervoets 10 7000 Mons
Participation aux frais
25 € la journée, 15 € pour une demi-journée. Repas sandwich inclus à midi.
Un lot d’animations est distribué par organisme.
Montant à régler sur le compte :
IBAN : BE59 0011 6266 4026
BIC : GEBABEBB
Lire et Écrire
rue Charles VI, 12
1210 Bruxelles
Inscriptions
Minimum 15 inscriptions pour que la présentation ait lieu.
Avec le soutien de :
Fédération Wallonie-Bruxelles
Union européenne
Fonds Asile, Migration et Intégration
Numérisation des services publics. Quelle prise en compte des publics peu qualifiés et illettrés ?
Organisé par Lire et Écrire Communauté française, ce séminaire abordera la question urgente de l’effet des nouvelles technologies sur la société, et plus particulièrement sur les publics peu ou pas lettrés, à travers une étude française qui nous offre une photographie inédite de l’usage de l’Internet au sein des familles populaires en région rurale.
Alors que la transformation numérique de l’administration est déjà en cours, du niveau local au niveau européen, nous nous interrogerons sur les plans d’actions de différents services publics afin de garantir leur accès à tous, via une étude de l’UCL et une intervention de la DG Emploi de la Commission européenne.
Nous aurons ensuite l’occasion de découvrir plusieurs initiatives locales qui travaillent sur le terrain pour lutter contre l’exclusion numérique et pour que le numérique profite à tous.
Programme
9h15-9h30 : accueil café.
9h30-9h45 : présentation de la journée et de ses enjeux par Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
9h45-10h45 : Classe populaire et numérique : faut-il parler de fracture ? par Dominique Pasquier, sociologue, directrice de recherches au CNRS et enseignante-chercheuse à Télécom ParisTech, autrice de L’Internet des familles modestes, sorti en octobre aux éditions Presses des Mines.
10h45-11h45 : Comment un centre de ressources français expérimente l’accompagnement aux pratiques numériques des personnes illettrées et réfléchit à la mise en place de politiques de numérisation adaptées à ces publics au sein des services publics par Danielle Aspert et Stéphane Gardé, du Centre ressource illettrisme d’Auvergne.
11h45-12h15 : échanges avec la salle.
12h15-13h15 : repas sandwiches.
13h15-14h : Numérisation de l’administration, un processus excluant ? par Périne Brotcorne, chercheuse en sociologie au sein du Centre interdisciplinaire de recherche Travail, État et Société (CIRTES) et assistante à la Faculté ouverte de Politique économique et sociale (FOPES) de l’Université catholique de Louvain. Ses recherches portent notamment sur les inégalités sociales numériques.
14h-14h30 : Quelle stratégie européenne pour l’inclusion numérique des personnes peu lettrées par Alexia Samuel, attachée politique en matière d’apprentissage des adultes à la DG Emploi, Commission européenne.
14h30-14h45 : échanges avec la salle.
14h45-16h : Panel de discussion sur les pratiques d’inclusion numérique. Participant·es, sous réserve d’approbation :
Heleen Huysentruyt, coordinatrice de l’asbl schaerbeekoise vzw Wijkpartenariaat de Schakel qui œuvre pour un changement social, dans une approche ascendante, en partant des besoins et des centres d’intérêt des personnes en situation de pauvreté.
Adrien Godefroid, responsable de l’entité bruxelloise de l’asbl ARC (Action et recherche culturelles), pour le projet « Informaticien public ».
Véronique Guisen, fondatrice de deux espaces publics numériques à Bruxelles, dont l’Atelier du Web, à Saint-Gilles, dont elle est la directrice. Elle est l’initiatrice du réseau CABAN – Collectif des acteurs bruxellois de l’accessibilité numérique.
Veronique de Leener, directrice de l’asbl Maks, est l’une des pionnières de l’inclusion numérique à Bruxelles. Maks vise l’émancipation – particulièrement celle des habitants de Cureghem et du Vieux-Molenbeek – à travers des activités variées.
Pendant la journée, des extraits du film d’Yves Dorme Je viens d’une autre planète (2018, réalisé avec le soutien de la fondation Roi Baudouin) seront diffusés.
Je viens d’une autre planète - Ik kom van een andere planeet
Film de sensibilisation sur l’exclusion numérique, réalisé par Yves Dorme avec le soutien de la fondation Roi Baudouin.
Infos pratiques
Jeudi 23 mai 2019.
Haute École Galilée
rue Royale 336
1030 Bruxelles
Journée gratuite mais inscription obligatoire.
Inscription
Inscriptions terminées.
Avec le soutien de :
Grande foule au Printemps de l’alpha à Dison ce 2 mai 2019
Compte-rendu, photos, et reportage vidéo
Nous étions plus de 500 personnes issues de 36 groupes pour la nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Cet événement organisé par Lire et Écrire Communauté française et Lire et Écrire Verviers a misé cette année avec succès sur une approche beaucoup plus participative des groupes. Chaque groupe a présenté son projet, résultat d’une expression artistique, en travaillant en amont une animation qui a été garante de cette interactivité et permis à chacun d’échanger et de réfléchir sur un pied d’égalité.
Cette exposition organisée dans les très beaux bâtiments de l’ancienne usine Interlac a offert un cadre idéal aux différents ateliers présentés : gravure, photo, théâtre, slam, vidéo, robot articulé, balade culturelle, etc. Un dispositif et un lieu qui ont véritablement permis de favoriser à tous les moments de la journée « la rencontre », le fil rouge thématique de la journée, entre des apprenants venus de Verviers, Ath, Namur, Bruxelles, La Louvière, Liège, Barvaux, Herstal, Péruwelz, Court-Saint-Étienne, Tubize, Dinant, Pepinster et… Dison.
Regards croisés est une expérience d’éducation populaire qui rassemble des acteurs du monde de l’alphabétisation, apprenants et ex-apprenants, stagiaires, animateurs, formateurs mais aussi des enseignants, étudiants, éducateurs, animateurs d’écoles de devoirs…
Avec ce documentaire, nous donnons à entendre une partie du travail que nous avons mené en 2017 et en 2018 autour de l’école : son rôle dans la fabrique de l’illettrisme et l’école que nous voulons pour demain.
Les expériences et les savoirs du groupe nous ont menés vers un partage de vécus d’école trop souvent douloureux, faits d’humiliation, de solitude et de honte. Manipulant images, objets et mots, nous avons transformé certains de ces récits et constats d’injustice en un recueil de lettres Souffrances d’école. Certaines d’entre elles ponctueront ce documentaire sonore, Nous l’école.
Nous l’école, ce sont aussi des tracts sonores, combat pour une école plus juste et des interviews croisées, expression de notre colère et de nos propositions face à une école si inégalitaire.
Nous, l’école sur Radio Panik, le 27 mai 2019 à 12h
Documentaire réalisé dans la formation Regards croisés
Documentaire sonore réalisé par Rémi Pons avec les participants à la formation Regards croisés de 2018.
Regards croisés est une expérience d’éducation populaire qui rassemble des acteurs du monde de l’alphabétisation, apprenants et ex-apprenants, stagiaires, animateurs, formateurs mais aussi des enseignants, étudiants, éducateurs, animateurs d’écoles de devoirs…
Avec ce documentaire, nous donnons à entendre une partie du travail que nous avons mené en 2017 et en 2018 autour de l’école : son rôle dans la fabrique de l’illettrisme et l’école que nous voulons pour demain.
Les expériences et les savoirs du groupe nous ont menés vers un partage de vécus d’école trop souvent douloureux, faits d’humiliation, de solitude et de honte. Manipulant images, objets et mots, nous avons transformé certains de ces récits et constats d’injustice en un recueil de lettres Souffrances d’école. Certaines d’entre elles ponctueront ce documentaire sonore, Nous l’école.
Nous l’école, ce sont aussi des tracts sonores, combat pour une école plus juste et des interviews croisées, expression de notre colère et de nos propositions face à une école si inégalitaire.
Conférence – Europe et formation des adultes : une stratégie à réinventer ?
Autour d’un café, essayons de comprendre comment et pourquoi les politiques européennes de formation des adultes agissent sur nos propres réalités de travail.
Depuis plus de 20 ans, la politique européenne d’apprentissage tout au long de la vie met l’employabilité des apprenants au cœur des processus d’éducation des adultes.
Dans ce contexte, une formation devrait nécessairement mener à l’emploi pour être considérée comme utile ou valable. Quant à l’adulte apprenant, il devrait en permanence actualiser ses compétences et ses connaissances pour être considéré comme un citoyen actif et intègre.
Est-ce que le fait d’apprendre peut être contenu dans le seul objectif de devenir un individu plus attractif sur le marché de l’emploi ?
Intervenantes
Louise Culot, chargée d’analyse et étude, Lire et Écrire Communauté française
L’apprentissage tout au long de la vie, décryptage d’un mantra politique et enjeux pour l’alpha
Comment et pourquoi l’éducation et la formation des adultes est-elle devenue une priorité politique de l’Union européenne ? Quels ont été les facteurs contextuels, économiques, culturels et sociaux influents dans ce processus ?
En plaçant la vie professionnelle de l’individu au cœur du phénomène d’apprentissage, comment le projet européen du lifelong learning a-t-il agi sur les représentations et les valeurs associées à l’éducation et la formation et par conséquent à l’alphabétisation des adultes ?
Margherita Bussi, chargée de cours et chercheuse au Girsef (UCLouvain)
L’adulte apprenant dans l’apprentissage tout au long de la vie : pistes de réflexion pour l’appréhender autrement
Le référentiel des politiques d’apprentissage tout au long de la vie au niveau européen renvoie une image de l’apprenant hypothétique : il serait désancré de son milieu social et familial et sans complexité biographique ni motivationnelle. Comment peut-on imaginer l’adulte apprenant sans opposer la vision dichotomique d’un apprentissage qui vise d’une part l’employabilité et d’autre part l’émancipation ?
Des outils empruntés à l’approche par les capabilités et à la notion d’agentivité limitée seront contextualisés dans le domaine de la formation des adultes et des pistes de réflexion seront proposées.
Infos et inscriptions
Le jeudi 30 mars 2023, de 13h30 à 15h30.
Gratuit.
Les présentations seront suivies d’une discussion autour d’un gouter.
À Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi.)
Sortie des bulletins de veille documentaire de Lire et Écrire
L’avancée de la recherche dans le secteur de l’alphabétisation
Trois fois par an, Lire et Écrire Communauté française édite un bulletin de veille documentaire faisant état de la recherche régionale, nationale et internationale sur l’alphabétisation et sur les problématiques susceptibles de toucher le public concerné.
Ces bulletins mettent à disposition des chercheurs – mais aussi de toute personne intéressée – des ressources pertinentes, rapports de recherche, enquêtes, articles de revue sur ces questions.
Ils sont désormais disponibles en ligne.
Contact : Leroy Aurélie,
chargée d’analyse et d’études,
Lire et Écrire Communauté française.
PIRLS 2019, Progress in International Reading Litteracy Study. Étude internationale sur les compétences en lecture
Baromètre de la diversité dans l’enseignement
Discriminations
« L’auto-discrimination », un obstacle supplémentaire dans la quête d’un emploi chez les jeunes issus de l’immigration
Droits sociaux
Aperçus du non-recours aux droits sociaux et de la sous-protection sociale en Région bruxelloise. Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté 2016
Technologies de l’information et de la communication
Baromètre des usages numériques des citoyens wallons 2017. Fracture et inclusion numérique
Exploiter le potentiel des TIC. Programmes efficaces d’alphabétisation et de numératie utilisant la radio, la télévision, le téléphone mobile, les tablettes et les ordinateurs
Politiques d’éducation tout au long de la vie
Les politiques d’éducation tout au long de la vie dans le prisme de l’Union européenne et des organisations internationales. Analyse comparative du discours politique au troisième millénaire
Les expériences de l’exclusion du chômage, recherche qualitative
Que sont devenues les personnes arrivées en fin de droit aux allocations d’insertion ? Suivi de parcours de demandeurs d’emploi en fin de droit en 2015 identifiés dans les bases de données du FOREM
Revenu d’intégration sociale
L’explosion du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale en Wallonie
Enseignement
Résultats de l’épreuve externe commune pour l’obtention du CEB – 6e primaire. Communiqué
Les indicateurs de l’enseignement
Illettrisme des jeunes
Journée défense et citoyenneté 2017 : plus d’un jeune Français sur dix en difficulté de lecture
Culture
Les pratiques culturelles en Fédération Wallonie-Bruxelles : regards croisés
« L’art de lire » : théâtre en prison et alphabétisation
Décret Éducation permanente
Évaluation du décret relatif au soutien de l’associatif dans le champ de l’Éducation permanente. Rapport relatif à la problématique du « polysubventionnement » des associations reconnues : analyse à partir du point de vue des opérateurs
Technologies de l’information et de la communication
Premiers résultats de l’enquête Capacity sur les usages numériques des français
Pauvreté, précarite
Étude prospective. Pauvreté, précarité et exclusion socio-économique en Wallonie : quels futurs possibles ? Rapport synthétique. Présentation de la démarche prospective. Présentation des scénarios d’évolution
Baromètre social 2018. Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté
Séminaire : Alpha et formation professionnelle : des modèles multiples
Le 3 décembre 2019 à Namur [Inscriptions closes]
Lors du forum de l’alpha La Forêt des idées [1], apprenants et travailleurs du secteur dénonçaient la discrimination dont souffrent les personnes en difficulté de lecture et d’écriture sur le marché de l’emploi et dès l’accès à la formation.
Le besoin d’articuler alpha et formation professionnelle (qualifiante, préqualifiante) n’est pas nouveau mais, dans une société qui évolue, il appelle de nouvelles réponses.
D’un côté, l’action de formation des adultes en insertion socioprofessionnelle est fragilisée par un contexte politique et administratif hostile laissant peu de place à la réflexion pédagogique, complexifiant les partenariats, imposant des quotas, enfermant les apprenants dans des parcours linéaires à rallonge. D’un autre côté, la non-maitrise des savoirs de base est un facteur d’exclusion sur le marché de l’emploi compétitif et saturé.
En Wallonie et à Bruxelles, des acteurs de l’alpha se mobilisent pour relever le défi de combiner alphabétisation et accompagnement professionnel, saisir les occasions et faire face aux difficultés politiques, institutionnelles, financières et pédagogiques que cela peut entrainer.
Le séminaire
Le mardi 3 décembre 2019, de 9h30 à 15h15.
Aux abattoirs de Bomel
traverse des Muses 18 (entrée par la rue de la Pépinière)
5000 Namur
Le bâtiment se trouve à 10 minutes à pied de la gare.
Journée gratuite, sandwiches compris, mais inscription obligatoire inscriptions closes.
Programme
9h15-9h30 : accueil café.
9h30-10h : présentation de la journée et de ses enjeux par Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française.
10h-11h15 : Fanny Sbaraglia, chercheuse en Sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles, livrera une analyse de la politique sociale européenne, de l’émergence de la notion d’investissement social et de ses conséquences dans le domaine de la formation des adultes en insertion socioprofessionnelle, des évolutions du Fond social européen en Région wallonne.
11h15-11h30 : pause.
11h30-12h : Justine Duchesne [2], chargée d’analyses et études à Lire et Écrire en Wallonie, parlera des possibilités qu’offre la formation concomitante combinant alpha et formation professionnelle en simultané, de la diversité pédagogique, des obstacles et avantages institutionnels et administratifs qu’elle peut générer. [3]
12h-12h15 : échanges avec la salle.
12h15-13h15 : repas sandwiches.
13h15-14h : 10 ans de cheminement… Le dispositif mis en place à Lire et Écrire Centre Mons Borinage pour répondre aux projets d’insertion professionnelle des apprenants et développer leurs compétences métier en fonction de leurs choix. Avec Yolande Boulanger et Caterina Morabito.
14h-15h30 : présentation, en ateliers, des pratiques de terrain engagées et témoignant de la diversité des modèles possibles :
Des Mots et des Briques, une expérience en formation concomitante alpha et maçonnerie menée à Lire et Écrire Luxembourg avec plusieurs partenaires dont le FOREm-Formation. [4] Avec Benoit Lemaire, coordinateur de projets, et Amaury Gillet, formateur.
Présentation des référentiels et outils utilisés par Lire et Écrire Centre Mons Borinage pour répondre aux projets d’insertion professionnelle des apprenants et développer leurs compétences métiers en fonction de leurs choix. [5]
L’expérience de formation concomitante en milieu rural menée par Lire et Écrire Charleroi Sud-Hainaut et la Régie d’habitat rural en val de Sambre (ferme de la Forestaille, à Lobbes) dans le cadre d’une formation d’entretien des espaces verts et de maraichage. Avec Barbara Martelli, de Lire et Écrire Charleroi Sud-Hainaut, et Jean-François Tesain, coordinateur à la Régie.
Les expériences de formation professionnelles menées à Bruxelles par la Cobeff avec des femmes très éloignées de l’emploi et de la formation. Avec Fernando Gonzalez, coordinateur pédagogique.
Les ateliers seront présentés en tournante de 3×25 minutes. Les participants pourront donc assister à trois ateliers au choix (sur les quatre proposés) afin d’échanger et de poser leurs questions dans un espace plus convivial.
Inscription
[Inscriptions closes]
Avec le soutien de :
[1] Trois journées d’échanges entre apprenants, formateurs et volontaires sur l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Journal de l’alpha no 214 « La Forêt des idées », paru en septembre 2019, fournit un compte-rendu et une mise en perspective de ces trois jours.
Cette année, c’est le 19 mai 2020 à l’Université de Namur, que Lire et Écrire Communauté française organise, en collaboration avec Lire et Écrire Namur, une nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Printemps de l’alpha se fera cette année autour de la thématique « Agir pour notre planète » qui sera le fil rouge de la journée et transversale à tout le projet.
Pour nous, cette thématique s’est imposée comme une évidence au vu de la mobilisation mondiale (marches pour le climat, COP 24, etc.) qui a mis ces derniers mois cette question au centre de toutes les attentions et qui nous interpelle, nous rappelle que certains éléments se dérèglent et que nous devons faire quelque chose…
Lors de cette journée, nous vous inviterons à réfléchir ensemble aux liens entre milieux naturels et activités humaines, aux effets de ce réchauffement climatique en termes de justice sociale chez nous et ailleurs, à l’avenir des générations futures et de l’humanité, et sur le fait que nous pouvons tous agir à notre niveau, dans notre quotidien, que cela soit par l’utilisation (et le coût) de l’énergie (chauffage, électricité, eau), la gestion de nos déchets ou encore la mobilité.
Comment travaillerons-nous
Le Printemps de l’alpha misera sur une approche participative des groupes pour favoriser la rencontre avec un public d’apprenants qui vient découvrir l’événement. Chaque atelier sera un lieu de rencontre où chacun sera amené à être actif et à réfléchir, et ne sera pas seulement une animation à laquelle on est spectateur. Chaque groupe présentera son projet, en étant attentif de travailler, en amont, une animation qui sera garante de cette interactivité et permettra à chacun d’échanger et de réfléchir sur un pied d’égalité.
Le projet du groupe peut avoir été réalisé les années précédentes ou être réalisé à l’occasion de ce Printemps de l’alpha. Ce qui est important, c’est qu’il soit le résultat d’une expression artistique : 3D, sculpture, expo photos, musique, théâtre, chanson, livre, danse, etc.
Ce processus nécessite que les apprenants qui présentent leur projet puissent animer l’atelier et disposent du matériel pour le faire. Pour qu’ils puissent aussi découvrir les autres ateliers, il est indispensable qu’ils assurent cette animation à tour de rôle, en sous-groupe, selon un horaire mis en place avec leur formateur.trice.
Afin de vous donner une idée de ce qui s’est fait lors de l’édition 2019, voyez la vidéo…
Deux types d’ateliers sont possibles
Ateliers ouverts : les apprenants qui viennent découvrir le projet peuvent participer à l’atelier de manière libre et sans horaire prédéfini. Il est à « entrée permanente »…
Ateliers fermés : les apprenants qui viennent découvrir le projet entrent tous en même temps selon un horaire affiché à l’entrée de l’atelier et participent à l’atelier durant une trentaine de minutes car le processus mis en place nécessite du temps et un espace clos, au calme. Il y a « un début, un milieu et une fin »…
Modalités d’inscription
Les modalités d’inscription de cette édition 2020 du Printemps de l’alpha se feront en deux étapes :
et, ensuite, de participer à une matinée d’informations et d’échanges le 23 avril 2020 à 9h30 au Centre culturel de Namur (« Abattoirs de Bomel » - traverse des Muses 18 à Namur-Bomel), avec visite des locaux de l’Université de Namur, où aura lieu le Printemps de l’alpha.
Entre ces deux dates, nous resterons bien sûr à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser concernant le projet que vous préparerez et, si vous le désirez, pour en parler de vive voix au sein de votre association.
Sylvie Pinchart,
Directrice de Lire et Écrire Communauté française,
Anne-Françoise Pollé,
directrice de Lire et Écrire Namur.
Matinée de découverte, le 11 février 2020 à Bruxelles
Regards croisés est une expérience de formation menée par Lire et Écrire et qui rassemble un large panel de participants, de cultures, de profils, de statuts différents autour d’une thématique de société.
Le 11 février, nous vous ferons découvrir ce croisement de savoirs à travers des animations qui ont été à la base du travail réalisé en 2017 et en 2018 autour de l’école.
« Nous », c’est-à-dire les personnes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, de Belgique et d’ailleurs, qui partagent les valeurs et pratiques d’alphabétisation populaire de Lire et Écrire : apprenants en alphabétisation et ex-apprenants, formateurs, animateurs, éducateurs, agents d’accueil, enseignants et chercheurs.
Chacun ayant contribué à la construction d’un savoir commun à partir de partage de ses expériences et de ses vécus d’école. Un travail qui fait également l’objet du prochain Journal de l’alpha.
Et puis, nous repartirons pour de nouvelles aventures, pour une nouvelle thématique qui nous touche, dont nous souhaiterions nous emparer… avec, pourquoi pas, vous à nos côtés.
Le 11 février 2020, de 9h à 13h.
Au centre Bruegel
rue des Renards 1F
1000 Bruxelles
Matinée gratuite mais inscription obligatoire inscriptions terminées.
Nouvelles animations pour les mallettes Enseignement et Emploi et sécurité sociale
Ce n’est pas une surprise : le Printemps de l’alpha, rencontre des apprenants et formateurs de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles, est annulé.
Mais les formations en alpha étant arrêtées pour de longues semaines, il semble difficile d’imaginer pouvoir être prêts et « tous capables » (équipes de formation, comme équipes organisatrices) de se lancer dans cette journée.
De même, les priorités des groupes auraient sans doute été ailleurs, vu les grandes difficultés que les apprenants connaissent aujourd’hui dans ce contexte d’isolement et de précarité croissants.
Mettre fin à cette dynamique de travail est bien sûr décevant. Mais nous reviendrons vers vous dès que nous saurons où et quand reprogrammer cette journée… probablement pas avant le printemps prochain.
En attendant des jours meilleurs, prenez grand soin de vous.
L’équipe organisatrice de Lire et Écrire Namur et de Lire et Écrire Communauté française.
L’alpha au-delà de nos frontières
Une série de webinaires, à partir du 19 novembre 2020. Mise à jour : ajout d’un 7e webinaire
Mise à jour (5 janvier 2021). Un septième webinaire « en deçà » de nos frontières a été ajouté : 4 février 2021, la Belgique francophone.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’alpha chez vos voisins sans jamais oser le demander !
Chaque webinaire sera l’occasion de découvrir les réalités de travail d’acteurs associatifs de l’alphabétisation en France, en Irlande, en Suisse, en Flandre, au Canada, aux Pays-Bas et en Belgique francophone.
Programme
Toutes les interventions seront structurées en trois parties :
Quelques caractéristiques de l’illettrisme.
Les revendications politiques pour améliorer l’alpha.
Un focus sur les stratégies de littératie numérique mises en place.
Chaque webinaire durera environ une heure et sera visible en direct en ligne.
Des questions pourront être adressées aux intervenant·es en temps réel via un chat. L’intervenant·e répondra à certaines d’entre elles en fonction du temps disponible.
Chaque webinaire sera ensuite disponible en replay.
Comme les autres interventions, elle sera structurée en trois parties :
Quelques caractéristiques de l’illettrisme.
Les revendications politiques pour améliorer l’alpha.
Un focus sur les stratégies de littératie numérique mises en place.
Le webinaire durera environ une heure et sera visible en direct en ligne.
Des questions pourront être adressées aux intervenantes en temps réel via un chat. Les intervenantes répondront à certaines d’entre elles en fonction du temps disponible.
Les six déterminants de l’action pédagogique : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert
Webinaire, le 31 mai 2021, de 13h à 15h
Le modèle des grands déterminants de l’action pédagogique se veut conceptuel et pratique. Il se compose de six paramètres permettant de baliser l’ensemble des ressources qui sont à la disposition d’un formateur pour concevoir, mener et évaluer sa formation.
Pourquoi identifier les déterminants pédagogiques ? En quoi cette grille d’analyse peut-elle soutenir nos pratiques ? Et comment s’en emparer en alphabétisation des adultes ?
Virginie Jamin et Daniel Faulx (coauteur du modèle) nous éclairent sur ces questions.
Programme
Le lundi 31 mai 2021, de 13h à 15h. Gratuit. Initialement prévu le matin, le webinaire se tiendra en début d’après-midi.
Contexte et enjeu de l’après-midi et présentation des intervenants, par Cécilia Locmant, chargée de communication à Lire et Écrire Communauté française.
Présentation des six déterminants de l’action pédagogique, par Virginie Jamin et Daniel Faulx, de l’Unité d’apprentissage et de formation des adultes de l’Université de Liège.
Questions-réponses, posées en direct et via le chat.
Les six déterminants
Les déterminants de l’action pédagogique sont les paramètres qui sont à l’œuvre dès que l’on met en place une action qui vise l’apprentissage. Ils sont au nombre de six :
La relation au contenu renvoie à deux éléments. D’une part, le choix des contenus et la question de leur adéquation au public. D’autre part, le travail concernant le rapport que le public va entretenir avec ce contenu, ce qui implique toutes les questions de motivation, de perception du sens, d’engagement… Par contenu, on entend tout ce qui fait l’objet de l’apprentissage, que celui-ci soit intellectuel ou physique, conceptuel, postural, normatif, technique, manuel, gestuel, psychosocial, relationnel…
Les relations formateur-apprenants traitent de la manière dont la relation est créée et entretenue entre le formateur et son ou ses apprenants, ce qui inclut des questions de positionnements respectifs, de traitement des insécurités liées à l’apprentissage, d’accompagnement du changement.
Les relations entre apprenants portent sur la manière dont le formateur gère les relations entre apprenants et le type de dynamique qu’il suscite entre eux, ces dynamiques devant être considérées au regard du type d’apprentissage que l’on souhaite susciter.
Les dispositifs pédagogiques concernent l’organisation de l’espace-temps matériel et symbolique de la formation et la manière dont celui-ci peut répondre aux attentes parfois très diversifiées des apprenants.
Les médiateurs pédagogiques ont pour objet les supports et outils matériels ou langagiers mobilisés pour transmettre le contenu, lesquels vont s’intégrer dans un dispositif.
La relation à l’évaluation aborde la manière dont apprenants et formateur sont impliqués ensemble dans des processus formels et informels d’évaluation. Cette dimension est présente souvent de manière implicite et influence fortement l’impact des démarches de formation.
Colloque, le 18 novembre 2021 (à Bruxelles et en ligne), par Lire et Écrire Communauté française
Entre prescriptions légales, urgences sociales, revendications politiques, pratiques pédagogiques… Comment penser et mettre en œuvre l’accessibilité numérique des personnes analphabètes ?
Un colloque pour faire le point et ouvrir des perspectives.
En l’absence de services accessibles pendant la crise sanitaire, une partie de la population n’a pas eu accès à certaines ressources de base. Pour les personnes analphabètes, ces difficultés d’accès peuvent aboutir au non-recours à des droits essentiels. Ces constats sont à la base de nos deux dernières campagnes Les oubliés du numérique (voir la campagne de 2020 et celle de 2021) et de ce nouveau colloque.
Alors que les administrations publiques, les services d’intérêt général comme les banques ou les mutuelles, et les organismes sociaux s’accordent aujourd’hui sur l’importance et l’urgence de rendre le numérique accessible à tout le monde, bon nombre d’incertitudes persistent : qu’entend-on par accessibilité numérique, les personnes illettrées sont-elles prises en compte dans cette notion, qui en définit les contours, qui la prend en charge et comment, par quels processus et quelles pratiques pédagogiques… ?
Programme
Matinée :
10h15. Accueil café
10h30. Mot d’introduction : Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française
10h45. Pascale Linard, auditrice d’Accessibilité numérique au SPF BOSA
Pour accompagner la numérisation de services publics, l’administration fédérale propose un service d’audit d’accessibilité numérique. Que recouvre ici la notion d’accessibilité ? Quelle norme est appliquée pour auditer les sites web et quelles sont les obligations des services publics dans la transposition en droit belge de la directive européenne de 2016 relative à l’accessibilité ?
11h15. Iria Galván Castaño, chargée de projets de recherche à Lire et Écrire Bruxelles
En charge d’une étude sur l’influence de la dématérialisation des services d’intérêt général en termes d’accès aux droits et aux services des personnes analphabètes à Bruxelles, Iria Galván Castaño nous expliquera les causes des difficultés d’accès des personnes analphabètes et les conséquences de cette situation dans la vie de ces personnes.
12h. Questions du public
12h30. Pause
Après-midi :
13h30. Pierre Mazet, chercheur en sciences sociales
Spécialiste des usages numériques, Pierre Mazet est notamment associé au Lab Accès, un projet de recherche-action autour des questions de l’accès aux droits et aux services publics dans un contexte de dématérialisation. Son intervention abordera différentes dimensions, aussi bien pratiques que théoriques, de la dématérialisation et de la lutte contre le non-recours.
14h30. Aurélie Audemar, chargée d’appui pédagogique, Lire et Écrire Communauté française, et Fabien Masson, coordinateur Alpha-TIC, Lire et Écrire Bruxelles
De quelles compétences a-t-on besoin pour avoir accès au numérique et quelles sont les conditions d’un parcours de capacitation adapté aux situations des personnes analphabètes ? Sur fond d’un rapport au numérique modifié par la crise Covid (tant chez les apprenants que chez les formateurs), quels sont les défis et les chantiers en cours à Lire et Écrire, comment soutenir des pratiques et construire un référentiel de compétences numériques qui ne répondent pas exclusivement à des besoins administratifs mais qui poursuivent le développement d’un usage critique des TIC ?
15h30. Questions du public
16h. Clôture de la journée
Infos pratiques
Le 18 novembre 2021, de 10h à 16h.
Le colloque est proposé sous forme hybride : en présentiel ou à distance.
En présentiel
Cémôme
salle Rodelle
rue de Danemark 15-17
1060 Saint-Gilles
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi.)
Inscriptions possibles jusqu’au lundi 15 novembre, à 17h.
Un sandwich à précommander vous sera proposé, à payer sur place le jour-même (4 €. Prévoyez, si possible, le compte juste.)
Un lien d’accès vers la diffusion à distance vous sera néanmoins communiqué afin que vous puissiez y assister en cas de désistement ou de renforcement des mesures sanitaires.
L’accès au colloque est soumis à la présentation d’un Covid Safe Ticket valide. [1]
Les personnes en provenance de l’étranger sont tenues de remplir à l’avance le Passenger Locator Form si elles restent en Belgique plus de 48 h.
À distance
Le colloque sera transmis en audio et vidéo, avec possibilité de poser des questions. Un chat sera également disponible.
Un lien d’accès personnel vous sera fourni dès l’inscription. Ouverture de la transmission 10 minutes avant le début du colloque, soit 9h50.
Inscription
Inscriptions closes.
Avec le soutien de :
Fédération Wallonie-Bruxelles
Union européenne
Fonds social européen
[1] Ce certificat vous permet d’assister à des évènements sans devoir porter de masque ni respecter la distanciation de 1,5 m. Il est à présenter sous forme de QR code. Conditions de validité :
Soit une vaccination complète depuis au moins 14 jours.
Soit un test PCR négatif de moins de 72 heures.
Soit un test antigénique rapide de moins 48 heures.
Soit un rétablissement du covid depuis au moins 11 jours et de moins de 180 jours.
Ce certificat a la même forme que le certificat covid numérique de l’Union européenne. Celui fourni par un autre État membre est donc valide, sous les mêmes conditions. Plus d’infos…
CONFINTEA VII : pas de délégation d’apprenant·es, mais l’alpha a quand même sa place dans le nouveau Cadre d’action mondial pour l’éducation des adultes
La 7e édition de CONFINTEA, la Conférence internationale sur l’éducation des adultes, s’est tenue du 15 au 17 juin 2022 à Marrakech.
L’objectif était, au terme d’un processus de consultation des États et des acteurs de la société civile au niveau régional (continent par continent), d’adopter un nouveau Cadre d’action orientant les politiques nationales et internationales en matière d’éducation des adultes pour les douze prochaines années. Le Cadre d’action de Marrakech, adopté à l’unanimité des 142 États représentés, remplace le Cadre d’action de Belém, adopté au Brésil en 2009. L’une des thématiques de cette conférence est l’alphabétisation des adultes.
Lire et Écrire a assisté, en ligne, aux plénières et à certains ateliers de cette édition de la CONFINTEA. Nous avions également apporté, plus tôt dans l’année, nos contributions en tant qu’acteur de la société civile lors de consultations organisées par l’Association européenne d’éducation des adultes (EAEA) et la Fédération Wallonie-Bruxelles. À cette occasion, nous avions insisté sur l’importance de consacrer un budget suffisant aux politiques d’alphabétisation dans les pays européens, de soutenir la professionnalisation et la spécificité des métiers du secteur, de garantir un droit à l’alphabétisation pour tous·tes. En outre, Lire et Écrire Communauté française soutient la recommandation portée par le Conseil international pour l’éducation des adultes, représentant tout le secteur non gouvernemental de l’éducation des adultes au niveau mondial, de perpétuer l’engagement pris à Belém en 2009, de prendre en compte les apprenant·es dans les processus d’élaboration des politiques publiques. En 2009, une délégation d’apprenant·es internationaux·les, dont des apprenant·es de Lire et Écrire, avait pu participer et présenter leurs apports à la 6e édition de CONFINTEA. Un article du Journal de l’alpha paru en septembre 2022 revient sur cette problématique de la représentation des apprenant·es dans les lieux de prise de décision.
En dépit des progrès remarquables réalisés au cours des dernières décennies, notamment en matière d’alphabétisation des femmes, de nombreux pays peinent encore à atteindre des niveaux d’alphabétisme adéquats, y compris concernant la maîtrise du numérique, et à combler le fossé qui existe entre les sexes. En 2021, 770 millions d’adultes âgés de 15 ans et plus étaient dépourvus de compétences de base en matière d’alphabétisme, trois sur cinq étant des femmes. Les avantages de l’alphabétisation pour les individus, les familles, les communautés, les sociétés et la planète sont bien documentés et l’alphabétisation des adultes doit bénéficier d’une attention politique et d’un soutien financier suffisants.
Conférence-débat : Tout numérique : et l’humain dans tout ça ? Quelles sont les limites de la formation pour adultes ?
Le 8 novembre 2022, à Bruxelles (Mise à jour, 10 novembre 2022 : la vidéo de la matinée)
Conférence-débat organisée par les équipes belges et françaises d’EPALE et de l’Agenda européen pour la formation des adultes.
Pendant cette conférence, seront présentées des réflexions et expérimentations des deux pays, traitant des enjeux de l’inclusion numérique.
Mise à jour, 10 novembre 2022, la vidéo de la matinée :
Tout numérique : et l’humain dans tout ça ? Quelles sont les limites de la formation pour adultes ?
Avec la participation de Lire et Écrire lors d’un des ateliers de l’après-midi (Qui sont les oubliés de l’inclusion numérique ?) pour parler des liens – pas si linéaires que ça – entre formation et inclusion numérique. Sylvie Pinchart, directrice de Lire et Écrire Communauté française, y abordera le thème Y’a qu’à se former ! :
Dans 5 ans, il n’y aura plus de problème, tout le monde sera formé ! Plusieurs aspects seront abordés, à la fois la formation des adultes mais également la formation des formateur·rices et des bénévoles.
10h – 10h30 : Comment faire partie de la société à travers les outils numériques ? avec Éric Mangez
10h30 – 11h10 : Table ronde. La médiation numérique au défi d’une dématérialisation accélérée avec Périne Brotcorne, Valérie Peugeot
11h10 – 11h40 : Pause-café
11h40 – 12h20 : Les effets du numérique sur les compétences : des enjeux d’inclusion et d’échelles avec Louis Salgueiro, Bruno De Lièvre
12h30 – 14h : Déjeuner
14h – 16h : Sessions de travail en parallèle :
Atelier 1 : Qui sont les oubliés de l’inclusion numérique ? avec Philippe Gilain, Thomas Royberghs, Sylvie Pinchart, Jean-Luc Manise
Atelier 2 : Une approche systémique de l’inclusion numérique dans les territoires avec Hélène Paumier, Camille Tanne, Stéphanie Dock, Cyril Prick.
16h-17h30 : Cocktail et échanges
Infos
Le 8 novembre 2022, de 9h à 17h30.
Palais des Académies, Bruxelles.
Les tables-rondes de la matinée pourront également être visionnées en streaming et en différé sur le site d’EPALE. Des articles de restitution seront également publiés sur le site d’EPALE
The forgotten of digitalisation, atelier dans le cadre de la Lifelong Learning Week
Le 30 novembre 2022, à Bruxelles
Le mercredi 30 novembre 2022 à 17h, Louise Culot, de Lire et Écrire Communauté française, interviendra dans un atelier sur les oublié·es de la numérisation proposé par l’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA).
L’atelier est programmé dans le cadre de la Lifelong learning Week, organisé annuellement par la Lifelong Learning Platform, une organisation paneuropéenne consacrée à l’éducation des adultes et à l’apprentissage tout au long de la vie. L’édition 2022 est parrainée par l’eurodéputé Milan Zver, président de la commission Culture au Parlement européen.
Adresse du jour :
Mundo J
rue de l’Industrie 10
1000 Bruxelles
L’Université de printemps se tiendra du 2 au 5 mai 2023 à Namur.
6 ateliers, dans 3 lieux différents.
Élargir sa posture collaborative Florence Pire 2 et 3 mai
Initiation à la pédagogie des moyens d’apprendre Leila Louahed 2, 3, et 4 mai
Réaliser un livre numérique en alpha Stéphane Gardé 2, 3, et 4 mai
Construction de démarches d’autosocioconstruction en grammaire Maria-Alice Medioni 3, 4, et 5 mai
Dire le juste et l’injuste. Les intelligences citoyennes Majo Hansotte 3, 4, et 5 mai
Créer et animer un atelier TIC en alpha Une personne de Bibliothèques sans frontières 5 et 6 mai
Les infos et formulaire d’inscription seront disponibles en janvier 2023.
Pour cette Université de printemps, nous n’avons pas prévu de formule en résidentiel.
Avec le soutien de :
Fédération Wallonie-Bruxelles
Union européenne
Fonds social européen
Journée ludique et décontractée pour découvrir Les Messagers de l’alpha et Voyage au paradis ?
Le 8 juin 2023, à Anderlecht
En deux ateliers de deux heures, venez tester les ressources pédagogiques de ces deux jeux imaginés par des équipes de Lire et Écrire et très différents dans leurs visées.
Support de sensibilisation à l’analphabétisme pour l’un et introduction au dialogue interculturel pour l’autre, ils ont comme point commun une participation active des apprenant·es dans leur conception ou leur animation.
Les jeux
Les Messagers de l’alpha
Créé avec des apprenant·es de Lire et Écrire Namur en collaboration avec Cultures&Santé, Les Messagers de l’alpha est un kit pédagogique aussi ludique que collaboratif. Avec ce jeu, les adultes en apprentissage de lecture et d’écriture peuvent témoigner de leurs difficultés à s’intégrer dans une société où l’écrit est partout.
Outil de sensibilisation à l’alphabétisation, à l’analphabétisme et à ses causes, il répond aux questions essentielles.
Atelier animé par Geneviève Godenne, formatrice, et un groupe d’apprenant·es.
Objectifs
Sensibiliser à la question de l’analphabétisme et de l’alphabétisation à travers la création d’un espace ludique et d’échange, de réflexion et de mise en situation.
Permettre à des (ancien·nes) apprenant·es de devenir coanimateur·trices de l’outil de sensibilisation, de témoigner de leur vécu, et de renforcer leurs ressources et capacités.
Soutenir les formateur·rices ou relais en alphabétisation à la mise en place d’un projet de sensibilisation à l’analphabétisme et à l’alphabétisation dans les écoles.
Voyage au paradis ?
Créé avec des apprenant·es de Lire et Écrire Luxembourg en collaboration avec le CRILUX, Voyage au paradis ? donne la parole à toutes celles et ceux qui ont vécu l’exil, sa complexité, et les difficultés qui le jalonnent.
Atelier animé par Marylène Tonka et Vanessa Deom, responsables de projets sensibilisation.
Objectifs
Destiné aux primoarrivant·es, ce jeu permet de comprendre, d’interroger, d’ouvrir le débat, et d’enrichir sa vision du monde. Basé sur les témoignages de femmes et d’hommes qui ont connu le déracinement, Voyage au paradis ? est une invitation à l’expression et au dialogue interculturel.
Infos et inscriptions
Gratuit, mais inscription obligatoire.
Le jeudi 8 juin 2023, à Anderlecht.
Déroulement de la journée :
10h → 10h30 : accueil café.
10h30 → 11h : introduction et installation dans les ateliers.
11h → 13h : premier atelier.
13h → 14h : pause de midi.
14h → 16h : second atelier.
16h → 16h30 : clôture.
Chacun des ateliers peut accueillir 20 personnes.
Les boissons seront disponibles sur place, mais n’oubliez pas d’apporter votre repas pour le lunch de midi.
À Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi.)
Journée publique de réflexion : L’école (à l’ère) numérique
Le 19 octobre 2023, à Bruxelles
Abordons le numérique en portant notre attention sur l’école. Questionnons les effets, en termes d’apprentissages, de méthodes pédagogiques, de relations avec les familles, de formation initiale, etc., d’un outil dont les usages dépendent de compétences et de ressources distribuées à géométrie variable entre les foyers riches et pauvres, lettrés ou pas.
Essayons d’observer, ou d’anticiper, les risques de voir les nouvelles technologies aggraver les inégalités scolaires.
La journée de réflexions est ouverte à tous les publics.
10h : introduction. Présentation du Journal de l’alpha 229 : École et inégalités.
10h15 : Nico Hirtt, professeur de mathématique et de physique, fondateur de et chargé d’étude à l’Aped (Appel pour une École démocratique), auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’école. Nico Hirtt introduira la notion de « classe inversée », l’une des expressions pédagogiques privilégiées du déploiement du numérique à l’école. Il abordera cette notion sous trois angles : celui de la transmission du savoir, celui des inégalités scolaires et celui du contexte économique sous-jacent à cette offensive.
11h : Merlin Gevers, chargé d’études et d’action politique sur l’enseignement à la Ligue des familles, et Iria Galván Castaño, chercheuse à Lire et Écrire Bruxelles, autrice de plusieurs études sur les usages du numérique par les personnes analphabètes et les effets discriminants du numérique dans notre société. Merlin Gevers présentera les principaux constats et recommandations d’une étude réalisée en 2023 sur le numérique à l’école et dont les trois volets (communication, éducation et équipement) font état d’un risque d’aggravation des inégalités scolaires. Son propos sera complété par l’apport d’Iria Galván Castaño, qui fera part de son analyse de la numérisation des démarches d’inscription scolaire dans les communes bruxelloises et de la problématique des procédures de demande d’allocation d’études.
11h45 : échanges entre la salle et les trois intervenant·es.
12h15-13h15 : pause déjeuner.
Après-midi : trois ateliers-discussion.
Sommes-nous en train de fabriquer une nouvelle génération d’illettrés ? (Cécilia Locmant)
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté française organise des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
Le Printemps de l’alpha redémarre !
Rendez-vous en mai 2024, à Namur
En 2024, c’est le 28 mai, à l’Arsenal de Namur, que Lire et Écrire Communauté française organise – en collaboration avec Lire et Écrire Namur – une nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenant·es et formateur·rices de l’Alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Après l’avoir mis entre parenthèses durant les trois dernières années (pour cause de pandémie), nous relançons l’événement en 2024.
Pour cette édition, nous miserons sur un Printemps de l’alpha des « retrouvailles »
Nos balises
L’envie de favoriser non pas une « thématique » mais l’expression sous toutes ses formes.
Ce Printemps de l’alpha sera une journée de découverte, de plaisir, de partage, d’exposition, de débats.
Toutes les formes artistiques sont encouragées : chants, danse, ateliers gravure, photos, théâtre, slam, vidéo, sculpture, balade culturelle…
L’idée est que chaque groupe qui participe soit actif, que sa présentation soit vivante, qu’il anime lui-même ce qu’il a réalisé et désire présenter aux autres et au public.
Nous ferons attention à ce que toutes les présentations revêtent une forme artistique.
La diversité des formes artistiques présentées supposent des ateliers ouverts (comme un grand festival) et des ateliers fermés avec horaire de présentation (si forme théâtrale ou chorale, ou sonore, etc.)
Toutes les modalités pratiques seront disponibles très bientôt.
Une journée organisée par l’APED (Appel pour une école démocratique) qui comprendra une foule d’ateliers permettant de décortiquer cette question via de multiples portes d’entrée.
Lire et Écrire Communauté française y participera en animant un atelier intitulé Les enjeux de l’alphabétisation.
Alpha et transitions numériques. Soutien à la qualification professionnelle
Une action de Lire et Écrire Communauté française cofinancée par l’Union européenne
Dans le cadre de la nouvelle programmation du Fonds social européen+ (FSE+) 2021-2027 de l’Union européenne, Lire et Écrire Communauté française développe un projet de soutien à la qualification professionnelle en lien avec l’alphabétisation et les transitions numériques : Alpha et transitions numériques. Soutien à la qualification professionnelle.
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique, de créer de nouvelles ressources pédagogiques, de soutenir les apprentissages des personnes en difficulté de lecture et d’écriture. Lire et Écrire Communauté française propose aux formateur·rices de se qualifier pour porter les apprentissages numériques en alphabétisation populaire et s’appuyer sur les ressources numériques pour mettre en œuvre les apprentissages des langages fondamentaux et savoirs de base avec les personnes en difficulté de lecture et d’écriture.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté française organise :
Des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
Des formations par module de 3 à 4 jours sur les Balises pédagogiques de Lire et Écrire et les ressources pour apprendre en alpha avec le numérique et apprendre le numérique en alpha.
Des espaces de coformation sur la numérisation d’outils d’alphabétisation populaire, de référentiel de compétences numériques en alpha.
Programmation
Budget : 504 179,83 € (dont 214 490 € cofinancés par le FSE+). Période : du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025. Programme : priorité 1, mesure 2.
Résultats
En 2024 : 120 personnes ont participé, 1 186 heures ont été réalisées.
Réalisations 2024 :
Journée de séminaire : Les langages qui discriminent
Complet. Le 5 décembre 2023, à Bruxelles
En alphabétisation populaire, l’apprentissage des langages fondamentaux (s’exprimer, lire, écrire, calculer) est un processus émancipateur. On n’apprend pas à lire et à écrire pour améliorer ses performances en dictée ou en mathématiques. On apprend pour accéder sans discrimination à toutes les ressources matérielles et immatérielles d’une société donnée, en l’occurrence une société basée sur l’écrit.
Or ces langages, qui sont au cœur de notre travail, sont aujourd’hui encore reproducteurs d’inégalités. Parler avec un accent, commettre des fautes d’usage, des fautes d’orthographe affecte la légitimité d’un locuteur.
Après avoir consacré un numéro du Journal de l’alpha à cette question, nous prolongeons cette réflexion lors d’une journée de séminaire.
La journée apportera un éclairage sur les enjeux sociologiques et linguistiques liés à l’évolution ou au maintien d’une langue française codifiée, rigide et exclusive, à plus forte raison dans une société où le numérique multiplie les espaces et les formes d’expression. Des initiatives de lutte contre l’exclusion des publics peu lettrés en raison de leur non-maitrise du langage seront présentées.
10h15-11h15 : Partir du langage pour comprendre les rapports de domination entre groupes sociaux, une approche sociologique de la langue
Jean-Louis Siroux est sociologue et chargé de cours à l’ULB. Ses travaux de recherche portent notamment sur le traitement médiatique des mouvements sociaux, l’accès à la parole publique dans notre démocratie et l’importance du langage dans la fabrication scolaire des destins sociaux.
Échanges avec le public.
11h30-12h : Un langage administratif plus accessible, c’est possible !
Retour d’expérience du projet mené par le binôme Delphine Charlier, responsable de sensibilisation à Lire et Écrire Brabant wallon, et Anne-Laure Napoli, médiatrice dans le cadre des sanctions administratives communales (SAC) à la ville de Nivelles, afin d’accompagner une réflexion sur l’accessibilité des documents produits par les services communaux.
Échanges avec le public.
12h15-13h15 : pause déjeuner
13h15-14h15 : Peut-on s’approprier ce qui n’est pas appropriable ?
Dan Van Raemdonck enseigne (ULB et VUB) et rédige des ouvrages et des articles autour de la linguistique française. Il anime de nombreuses rencontres sur le thème de la grammaire française et de l’apprentissage des langues. Il fait partie du collectif Les Linguistes atterré·e·s, à l’initiative du manifeste Le français va très bien, merci. En linguiste-grammairien, il réfléchit aux effets de la rigidité de la norme actuelle de la langue française, notamment en termes d’appropriation et d’appropriabilité du langage. Après en avoir été vice-président de 2007 à 2020, il préside, depuis 2021, le Conseil des Langues et des Politiques linguistiques de la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles). Il milite activement pour les droits humains et la lutte contre toutes les formes de discriminations.
Échanges avec le public.
14h15-14h45 : La Traversée, une collection de romans pour tous les adultes
Retour d’expérience d’un projet d’écriture entre romanciers et apprenant·es en alphabétisation. Nathalie Husquin, en charge de ce projet à Lire et Écrire Luxembourg, raconte cette expérience novatrice et de l’intérêt de conjuguer écriture fluide et accessible et langue belle à lire. Elle sera accompagnée d’un auteur et d’apprenant·es (à confirmer).
Échanges avec le public.
Clôture vers 15h15
Infos pratiques
À Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi.)
Nous prévoyons les boissons, mais pas de sandwichs. N’hésitez pas à apporter votre repas ou nous vous indiquerons les meilleures sandwicheries du quartier.
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté Française organise des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
C’est le 28 mai, à l’Arsenal de Namur, que Lire et Écrire Communauté française organise – en collaboration avec Lire et Écrire Namur – une nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenant·es et formateur·rices de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour cette édition, nous miserons sur un Printemps de l’alpha des « retrouvailles ».
Rendez-vous le 28 mai 2.24 à Namur dans les locaux de l’Arsenal (rue Bruno 11) pour nous présenter :
Un projet de groupe
Peu importe l’année de sa réalisation, votre projet doit être le résultat d’une expression culturelle : sculpture, photo, théâtre, musique, poésie, balade, chant, jeu, ou autre ; toutes les disciplines sont bienvenues.
Une approche participative
Chaque atelier sera un lieu de rencontre dédié à l’interaction et à la réflexion, où tout le monde est partie prenante pour penser et partager. L’animation est menée par les apprenant·es, à tour de rôle et en sous-groupe, selon un horaire bien défini.
Deux types d’ateliers sont possibles : ouverts et fermés
Dans les ateliers ouverts, l’animation est permanente. La participation et la présentation sont libres, sans horaires prédéfinis.
Dans les ateliers fermés, l’horaire est affiché à l’entrée. Les apprenant·es qui y participent découvrent votre projet, dans un espace clos et au calme.
Nos balises
L’envie de favoriser non pas une « thématique » mais l’expression sous toutes ses formes.
Ce Printemps de l’alpha sera une journée de découverte, de plaisir, de partage, d’exposition, de débats. Toutes les formes culturelles sont encouragées : chant, danse, atelier gravure, jeu, photos, théâtre, slam, vidéo, sculpture, balade culturelle…
L’idée est que chaque groupe qui participe soit actif, que sa présentation soit vivante, qu’il anime lui-même ce qu’il a réalisé et désire présenter aux autres et au public.
Modalités pratiques
Cette journée est entièrement gratuite. Des sandwiches et boissons sont offerts à tous·tes les participant·es.
Horaire prévu : de 9h30 à 15h.
Les locaux de l’Arsenal sont situés rue Bruno 11, à 5000 Namur.
Votez pour les futurs thèmes du Journal de l’alpha
Participez au sondage, jusqu’au 31 janvier 2025
En vue de programmer les numéros du Journal de l’alpha qui paraitront du 2e trimestre 2026 au 1er trimestre 2027, l’équipe de rédaction vous invite à participer à une consultation afin de recueillir vos préférences et propositions quant aux thèmes qui seront développés au fil des numéros.
Au niveau du groupe de formation et de l’association :
Place et importance de l’articulation des dynamiques individuelles et collectives en alpha, en particulier en alpha populaire, articulation avec les finalités, les objectifs et les méthodes d’apprentissage.
Dispositifs et démarches d’alpha mobilisant les articulations entre l’individuel et le collectif, leviers et difficultés.
Au niveau du groupe social et de la société :
Place et importance des dynamiques individuelles et collectives en éducation permanente, liens avec l’émancipation individuelle et collective, et mobilisation pour le changement social.
Dispositifs et démarches d’éducation permanente mobilisant les articulations entre l’individuel et le collectif, leviers et difficultés.
Etc.
Temps des apprenants, temps des apprentissages
Le temps dans une perspective culturelle, sociale… : différences de vécus au niveau du temps.
Le temps d’apprentissage en alpha (durée, rythme d’apprentissage, fréquence, horaires…), impacts des contraintes extérieures.
La fréquentation en lien avec la question du temps : rythme de la formation, formation de jour ou de soir, ateliers pendant les périodes de congés scolaires, question de l’absentéisme…
Impacts des nouvelles technologies sur le temps de travail et le temps d’apprentissage.
Etc.
Le genre
La question du genre dans les associations et les groupes de formation : associations mixtes ou non, groupes mixtes ou non, relations femmes-hommes dans les groupes mixtes, pratiques pédagogiques liées au genre…
La question du genre dans les équipes et les pratiques professionnelles : impacts liés au fait que le secteur soit majoritairement féminin, impacts sur sa légitimité, sur les pédagogies et postures professionnelles des un·es et des autres, impacts en termes de conceptions et d’organisation du travail.
Place de l’émancipation féminine et féminisme en alpha.
Genre et langue (dont l’écriture inclusive).
Etc.
Les politiques européennes qui impactent l’alpha
Le projet de Lifelong learning (apprentissage tout au long de la vie) : historique et impacts sur la manière dont est conçue aujourd’hui la formation.
La directive Accessibilité des sites et applications des services publics en ligne par rapport à la prise en compte des publics analphabètes.
La résolution Parcours de renforcement des compétences : comment la Belgique s’en empare, place de l’alpha dans cette stratégie.
Introduction d’une réclamation auprès du Comité européen des Droits sociaux en cas de non-respect d’un ou plusieurs articles de la Charte européenne des droits sociaux : comment ça marche et quelle possibilité pour l’alpha de faire reconnaitre les droits des personnes en situation d’analphabétisme.
La politique du Fond social européen (FSE) : influence sur le secteur de la formation des adultes et de l’alpha plus spécifiquement, impacts des opportunités offertes et des contraintes imposées, actions menées dans le cadre de subsides du FSE.
Etc.
Les ancrages pluriels du modèle d’action de l’alpha populaire
Ancrage dans le champ de l’ISP.
Ancrage dans le champ de la Cohésion sociale.
Ancrage dans le champ des Parcours d’accueil et d’intégration.
Ancrage dans d’autres champs : Promotion de la santé, Démocratie culturelle, etc.
→ Comment le modèle d’action de l’alpha populaire peut influencer ou influence les méthodes de travail et les pratiques dans ces différents champs.
→ Comment les politiques publiques influent sur l’action.
Etc.
Le jeu
Le jeu comme outil pédagogique : objectifs d’apprentissage, de gestion du groupe…
Place du jeu et des différents types de jeux en alpha : jeux d’apprentissage, jeux de divertissement, jeux coopératifs, jeux à finalité conscientisante, jeu à visée de sensibilisation, jeux vidéos…
Conception / création de jeux avec les apprenants.
Démarches pédagogiques autour du jeu.
Etc.
Environnement : cadre de vie et mobilité
Droit à un cadre de vie de qualité (logement, quartier…) et à la mobilité pour toutes et tous : analyse de l’effectivité de ces droits et des inégalités qui les sous-tendent.
Vécus liés au cadre de vie et à la mobilité et impacts en termes de visions du monde, de rapports sociaux, de participation citoyenne et à la formation.
Démarches en lien avec le cadre de vie et les questions de mobilité : apprentissages fonctionnels mais aussi réflexion critique et actions pour donner accès à toutes et tous à un cadre de vie de qualité et à une mobilité qui réponde à leurs besoins.
Enjeux climatiques et environnementaux : impact sur la vie de notre public et comment on traite ces questions dans nos groupes et associations d’alpha.
Etc.
La militance dans le cadre de l’alpha
Comment militer pour une cause permet de devenir acteur dans la société.
Des apprenants porteurs de leurs propres causes.
Rapports entre militance et statut de salarié / bénévole.
Liens entre observation / information, compréhension / réflexion et action.
Mise en œuvre d’actions (de l’idée à leur réalisation) menées avec des apprenants : actions en solidarité avec d’autres groupes militants, actions propres au secteur de l’alpha
Etc.
Les échanges de savoirs
Les échanges de savoirs comme alternative à la marchandisation des savoirs : un enjeu sociétal ?
Pratiques spontanées d’échanges des savoirs en milieux populaires.
Expériences ou projets de création de réseaux d’échanges de savoirs au sein d’associations ou du secteur de l’alpha, de ralliement à des réseaux existants.
Place des échanges de savoirs dans les groupes d’éducation et d’alphabétisation populaires, démarches et impacts sur les apprentissages, sur les relations entre participants, entre formateurs et apprenants…
Etc.
Système judiciaire et alpha en prison
Analphabétisme et population carcérale : ce que nous disent les statistiques sur le public incarcéré (profil des personnes incarcérées et facteurs explicatifs).
Compréhension du système judiciaire et accès à la justice pour les personnes en difficulté de lecture-écriture, sensibilisation du monde judiciaire.
Discriminations dont font l’objet les personnes en difficultés de lecture-écriture et recours contre ces discriminations.
L’alpha en prison : cadre institutionnel, associations actives en milieu carcéral, formation des intervenants, démarches pédagogiques…
Les droits des personnes analphabètes ou illettrées sous l’angle de la législation anti-discrimination. État des lieux et pistes d’action pour les associations
Deux matinées de séminaire : 1er février (Bruxelles) ou 6 février 2024 (Namur)
S’informer et comprendre le cadre légal fédéral anti-discrimination, mais aussi échanger sur les constats de terrain et réfléchir aux ressources d’action individuelle et collective, ce sont les objectifs de cette rencontre où nous accueillerons plusieurs représentant·es d’Unia [1] (Centre interfédéral de l’égalité des chances), auteur d’un récent avis qui éclaire cette question.
À la demande de Lire et Écrire dans le cadre de sa campagne Les oubliés du numérique, Unia et le Service de lutte contre la pauvreté ont rendu un avis commun confirmant le caractère discriminant d’une série de situations où les personnes analphabètes se voient privées d’accès aux services d’intérêt public et d’intérêt général en raison de la numérisation.
Au-delà de la question précise de la digitalisation, l’évolution récente de la législation anti-discrimination permet de s’y référer dans d’autres domaines – tels que notamment le test de langue dans la procédure d’acquisition de la nationalité qui préoccupe de nombreuses associations du secteur de l’alpha.
Nous ferons le point sur ce dossier avec Anaïs Lefrère et Michaël Josz (collaborateur·rice au sein du service protection d’Unia), et de Sébastien François (collaborateur au sein du service politique d’Unia).
[1] Unia (anciennement Centre interfédéral pour l’égalité des chances) est un service public interfédéral, indépendant, expert en politique d’égalité et de non-discrimination. Sa mission, fondée sur les droits humains, est de promouvoir l’égalité des chances et des droits pour l’ensemble des citoyen·nes et de lutter contre les discriminations.
Reportage photo au cœur du Printemps de l’alpha
Le 28 mai 2024, à Namur
L’édition 2024 du Printemps de l’alpha qui a eu lieu à Namur, ce 28 mai, a renoué avec le succès puisque nous étions près de 400 inscrit·es issu·es de 21 groupes venus d’un peu partout en Fédération Wallonie-Bruxelles : Charleroi, La Louvière, Libramont, Tubize, Verviers, Tournai et Namur bien entendu…
Après cinq ans d’interruption, nous étions heureux·ses de nous retrouver.
Les nombreux ateliers ont suscité beaucoup d’intérêts et d’échanges.
L’ensemble des participant·es et visiteur·ses ont pu échanger dans une ambiance fraternelle et festive.
Et le spectacle de Tata Milouda qui clôturait la journée a véritablement emporté les cœurs et l’adhésion des apprenant·es en alpha qui ont partagé l’histoire si similaire de cette artiste, analphabète, qui a parcouru un long chemin vers l’émancipation et la liberté.
Mon stylo, mon cahier (extrait)
par Tata Milouda
Merci à toutes et tous pour votre présence.
Merci à tous·tes pour les échanges, les découvertes, les sourires !
Voir aussi le reportage de la télé régionale Boukè.
Lire et Écrire a présenté son travail d’alpha populaire à l’université de Montpellier
28 mai 2024
Le 28 mai 2024, Élodie Cailliau, de Lire et Écrire Communauté française, était à Montpellier pour présenter le travail d’alphabétisation populaire mené par Lire et Écrire lors d’un colloque qui réunissait une soixantaine d’intervenants venus de toute l’Europe.
La thématique proposée par la Faculté d’éducation de Montpellier s’intitulait : Pratiques pédagogiques de l’éducation populaire : histoires et actualités d’un projet politique. Une prise de parole qui s’ancrait à partir du terrain associatif et qui se démarquait des autres orateurs issus principalement du monde académique.
À noter l’intervention remarquée de Philippe Meirieu qui portait comme titre : L’éducation populaire est-elle toujours d’actualité ? et qui, en introduction, faisait référence à une définition belge du concept de l’éducation populaire proposée par Luc Carton, à savoir la dimension culturelle du mouvement ouvrier.
Au postulat de départ de sa communication, Philippe Meirieu répond Oui.
Les enregistrements de la journée vous seront proposés dès qu’il seront mis en ligne.
Quatre démarches d’évaluation à travailler dans un groupe
Mises en pratique du cadre de référence pédagogique Balises pour l’alphabétisation populaire
Ces déroulés peuvent être adaptés aux groupes que vous animez, à leurs projets, à leurs compétences à l’oral, à l’écrit, et en mathématiques. À vous également d’organiser le temps, toujours, en fonction des savoirs des participants, de leur rythme d’apprentissage, des questions qui apparaissent… Ces démarches sont une piste de travail et non un mode d’emploi.
Démarches proposées par Lydia Tsiolakoudis et Sandrine Colback, Lire et Écrire Bruxelles.
De l’objectif à l’évaluation. Exprimer et comprendre les objectifs d’une activité
Objectifs :
Comprendre l’objectif d’une activité.
Comprendre une courte vidéo.
Exprimer un objectif personnel.
Objectifs langagiers :
L’expression de l’obligation / de la nécessité (Il faut [+ infinitif], Je dois [+ infinitif])
Le présentatif (C’est un…, C’est une…)
L’expression du but (Pour gagner, il faut…, Pour réussir, je dois…)
De l’objectif à l’évaluation. Exprimer la satisfaction et la compétence
Objectifs :
Exprimer sa satisfaction par rapport à une activité réalisée
Décrire une image
Exprimer son degré de compétence par rapport à une activité réalisée
Objectifs langagiers : les expressions
Il faut…
Il y a…
Je vois…
C’est pour…
Si je suis content, alors, je… et son contraire avec la négation.
Quand je…, alors je…
De l’objectif à l’évaluation. Utiliser un outil d’auto-évaluation
Objectifs :
Comprendre, construire et utiliser l’outil « toile d’auto- et coévaluation » de Lire et Écrire.
Objectifs langagiers :
La description.
Les présentatifs (C’est un…, C’est une…, Il y a…)
La conjugaison du verbe « être » au présent.
Démarche d’évaluation dans un groupe Oral 2
Objectifs :
Se remémorer les contenus travaillés dans les quatre compétences (compréhension, expression, lecture et écriture).
Choisir des indicateurs avec les apprenants pour réaliser les circepts ou toiles d’araignée dans les quatre compétences travaillées durant les face-à-face.
Organiser les auto-évaluations des apprenants à raison de trois fois sur l’année académique.
Aménager un temps d’échange individuel avec les apprenants sur base des auto-évaluations.
Séminaire : Comment apprend-on sa « pratique de formateur·rice » alpha ? En pratiquant !… oui mais pas seulement
Inscriptions closes. Le 19 novembre 2024, à Bruxelles
Cette question est le fil conducteur de cette journée de séminaire qui apporte un éclairage sur différentes facettes de la formation de formatrice·eur en alphabétisation, initiale ou continuée, pour salariés ou volontaires.
Nous donnerons la parole à des formateur·rices de formateur·rices en alpha qui viendront – ou non – conforter cette hypothèse… et nous parleront du subtil équilibre à trouver entre un ancrage dans les pratiques de terrain, le temps accordé aux démarches réflexives et apports théoriques ainsi que la nécessité de rester connecté aux valeurs et au sens d’un engagement dans le métier.
Ils-elles nous feront part des différentes méthodes, moyens et expérimentations qui sont les leurs…
Programme
9h15-9h45. Accueil café
9h45-10h. Présentation de la journée
10h-11h. Quels sont les indispensables d’un·e formateur·rice en alphabétisation ?
Forte d’une longue action d’enseignante dans le secondaire, puis au sein du centre de langues de l’Université de Lyon, et de formatrice auprès d’enseignant·es et de nombreux organismes d’alphabétisation, Maria-Alice Médioni nous livre un regard engagé sur sa pratique. Maria-Alice est docteure en Sciences de l’éducation et responsable du Secteur langues du Groupe français d’Éducation nouvelle.
11h-12h. La formation de formateur·rices en alpha à Lire et Écrire
Delphine Versweyveld, coordinatrice pédagogique, pense et organise à Namur une des formations de base proposées par Lire et Écrire. En parallèle, elle met sur pied un programme de formations continuées et a en charge la formation des maths au sein du mouvement Lire et Écrire. Comment endosse-t-elle ce costume de formatrice de formateur·rice en alpha ?
12h-13h. Pause déjeuner.
13h-14h. L’encadrement et la formation des volontaires à Formosa
Aujourd’hui, l’ASBL se définit comme une « communauté apprenante » où employé·es, volontaires, apprenant·es se forment, évoluent et interagissentent dans un modèle qui se veut à la recherche de plus de cohérence pédagogique. Cette dynamique n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un parcours de formation qui a permis à ses responsables de trouver des réponses à des questionnements essentiels sur comment on apprend et comment on apprend à apprendre. Présentation par Jean-Christophe Wasterlain, coordinateur, et Leïla Louahed, coordinatrice pédagogique à Formosa.
14h-15h. Devenir formateur·rice en alpha en décrochant un BES à l’IRG
En Belgique francophone, l’Institut de promotion sociale Roger Guilbert est le seul aujourd’hui à offrir une formation certifiante pour accéder au métier de formateur·rice en alpha. Christine Thomas, coordinatrice de la section alpha nous parle du cadre, des objectifs et de l’évolution de cette offre de formation professionnalisante.
Infos pratiques
À Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Accès plus court via le clos Mudra.)
Nous prévoyons les boissons, mais pas de sandwichs. N’hésitez pas à apporter votre repas ou nous vous indiquerons les meilleures sandwicheries du quartier.
Gratuit, mais inscription obligatoire.
Maximum 50 places.
Inscriptions closes.
Séminaire : S’outiller en alpha pour mieux agir dans un monde numérisé
Inscriptions closes. Le 3 décembre 2024, à Bruxelles
Pour évoluer dans un monde de plus en plus numérisé, il est essentiel de permettre à chacun de se former aux nouvelles technologies de la communication, mais aussi de comprendre les nouveaux enjeux qui régissent cet univers de plus en plus complexe.
Cette journée de séminaire répond à ces deux objectifs que nous menons en parallèle en présentant de nouvelles ressources numériques développées par Lire et Écrire et un décryptage du phénomène « IA », dont l’influence questionne notre démocratie, notre libre arbitre et nos pratiques professionnelles.
Programme
9h-9h30. Accueil
9h45-10h. Introduction de la journée
10h-11h. Comment appréhender les impacts de l’intelligence artificielle et des dispositifs algorithmiques sur la société et dans les politiques publiques (Justice, Éducation, Sécurité sociale, etc.)
Intervenantes : Olga Thiry et Julie Mont sont assistantes à la Faculté de droit de l’UNamur et chercheuses au sein du CRIDS. Elles sont membres de l’équipe d’e-gouvernement. Elles axent leurs recherches sur le développement du numérique en lien avec le droit, en particulier l’exercice des droits auprès des autorités publiques et judiciaires.
11h-11h15. Questions-réponses
11h15-12h15. Présentation de deux nouvelles ressources de Lire et Écrire pour le numérique
Intervenant·es : Élodie Cailliau, chargée d’appui pédagogique à Lire et Écrire Communauté française, et Olivier Leclercq, responsable de projets au sein d’Occupy The Tech Brussels.
12h15-12h30. Questions-réponses
12h30-13h30. Pause déjeuner
13h30-16h. Découverte de la Box numérique pour l’alpha à travers un atelier pratique [1]
La Box numérique pour l’alpha propose huit démarches pédagogiques pour permettre aux apprenant·es d’acquérir des compétences numériques de base et d’appuyer les pratiques des formateur·rices. Ces démarches sont accompagnées de fiches-mémo destinées aux apprenant·es, afin de leur fournir des repères essentiels.
Cette box est le fruit d’une collaboration entre Interface3.Namur et Lire et Écrire, avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin (fonds ING).
Intervenantes : Élodie Cailliau, chargée d’appui pédagogique à Lire et Écrire Communauté française, et Aline Renard, coordinatrice opérationnelle à Interface3.Namur.
Infos pratiques
Gratuit.
Nous prévoyons les boissons, mais pas de repas. Vous pouvez apporter le vôtre, sinon nous vous indiquerons les meilleures sandwicheries du quartier.
Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Accès plus court via le clos Mudra.)
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté française organise des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
[1] Plusieurs ateliers seront organisés simultanément pour accueillir l’ensemble des participant·es.
Le Printemps de l’alpha 2025, c’est parti !
Le 15 mai 2025, à Liège
C’est le 15 mai, au Palais des congrès de Liège, que Lire et Écrire Communauté française organise – en collaboration avec Lire et Écrire Liège Huy Waremme – l’édition 2025 du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenant·es et formateur·rices de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour cette édition, nous serons 250 participant·es issu·es d’une vingtaine de groupes de Lire et Écrire et d’associations, comme la Funoc, Le Monde des possibles et Les Ateliers Safa.
Bienvenue à tous·tes pour ce Printemps de l’alpha du « Tous·tes capables ».
Avec le soutien de :
Séminaire : Oui, d’autres numériques sont possibles
Inscriptions closes. Les alternatives au système des GAFAM, le mardi 20 mai 2025, à Bruxelles
Journée consacrée aux alternatives au système des GAFAM, dans une perspective de mise en ressources des acteurs de l’action sociale.
Dans le secteur de l’action sociale, quel que soit notre métier, il est devenu difficile – voire impossible – de se passer d’un certain nombre d’outils informatiques : messagerie, vidéoconférence, bureautique, création graphique, etc. Nos pratiques quotidiennes dépendent de plus en plus de solutions qui nous rendent à leur tour dépendant·es au système des GAFAM.
Cette dépendance est-elle inexorable ?
Explorons les solutions à la portée des associations qui souhaitent se mettre en ressources et augmenter leur palette d’outils pour évoluer vers plus d’autonomie et, éventuellement, accompagner leurs publics vers une meilleure prise de conscience des opportunités et des limites des solutions technologiques libres.
Cette journée s’adresse à toutes et tous, travailleuses et travailleurs de l’action sociale et du monde associatif en général, quels que soient leur métier et leur niveau de connaissances en informatique.
Cinq temps sont prévus : une mise en contexte, notamment autour des enjeux géopolitiques liés à cette problématique ; une présentation des principes du logiciel libre ; une présentation de certains outils à la portée de chacun·e ; l’étude de deux cas d’associations d’Éducation permanente qui ont évolué vers les logiciels libres ; une mise en pratique en atelier.
Programme
Contexte général
10h. Accueil
10h10. Introduction de la journée
Louise Culot, chargée de recherche à Lire et Écrire Communauté française.
10h15. Contexte géopolitique avec Chloé Berthélémy, EDRi (European Digital Rights initiative)
Où se situent les différents enjeux, dans le contexte géopolitique actuel (pression sur les ressources, guerre commerciale, diplomatie, surveillance et contrôle des données, etc.), du développement des logiciels libres et de leur déploiement auprès des individus et des collectifs ? Chloé Berthélémy nous apporte une grille de lecture pour mieux comprendre les risques découlant de la dépendance à des logiciels et outils informatiques commerciaux privés.
11h. Pause
Transiter vers les logiciels libres dans le secteur associatif : comment et pourquoi ?
11h15. Les logiciels libres : une histoire de valeurs, d’acteurs, et de modèle économique
Ce sera le moment de faire connaissance de l’ASBL Tactic, des acteurs locaux et du mouvement international en faveur des logiciels libres.
12h15. Pause lunch
13h. Présentation de quelques outils
Quels outils alternatifs au système des GAFAM peuvent être mobilisés par les organismes, dans quel contexte d’utilisation et quelles sont les éventuelles barrières ou difficultés. Comment travailler sur cette problématique avec les publics de l’action sociale et de la formation.
Quelques pistes pour les formateur·rices…
13h30. Cas d’ASBL qui ont évolué vers du libre
Les CEMÉA et Inter-Environnement Bruxelles (IEB) – tous deux organismes d’Éducation permanente – ont adopté les logiciels libres et proposeront un retour d’expérience : comment ont-ils fait, avec qui, quel timing, quelles ont été ou sont les difficultés rencontrées.
14h45. Pause
14h50. Mise en pratique
Expérimentations en petits groupes de quelques outils présentés. (Chaque participant·e est invité·e à se munir de son ordinateur portable pour la journée. Celles ou ceux qui n’en ont pas pourront travailler avec les autres.)
15h30. Clôture
Infos pratiques
Le mardi 20 mai 2025, à partir de 10h.
Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A (2e étage)
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Accès plus court via le clos Mudra.)
Nous fournissons des boissons, mais pas de sandwichs : nous vous donnerons les meilleures adresses du coin et mettons notre cuisine à disposition pour les plats à réchauffer.
Pensez à emmener un ordinateur portable si vous en disposez d’un.
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté française organise des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
Appel à contributions pour le Journal de l’alpha 241
Sur la question de la militance dans le cadre de l’alpha
Propositions de contributions jusqu’au 11 novembre 2025. (Rentrées des contributions pour le 12 janvier 2026.)
Lire et Écrire Communauté française met en chantier un nouveau numéro du Journal de l’alpha qui aura pour thème la militance dans le cadre de l’alpha. Dans ce numéro, nous nous intéresserons à la façon dont nos pratiques d’alphabétisation contribuent à des engagements militants individuels ou collectifs (que les luttes soient sociales, féministes, de genre, décoloniales, écologiques ou autre…) ainsi qu’à la façon dont l’alpha se propose d’aborder le contexte sociopolitique actuel (inégalités, injustices, oppressions…).
Cette introduction ouvre quelques perspectives de contributions :
Exemples d’actions militantes en lien avec l’alpha : justice sociale, féminisme(s), discriminations, décolonisation, justice climatique, numérique…
Repenser la militance en éducation permanente et alpha populaire dans le contexte sociopolitique actuel : démarches d’analyse critique, de conscientisation et de mobilisation…
Transformations individuelles et collectives : quels défis aujourd’hui et quelles articulations possibles ?
Comment porter une cause en tant que groupe et devenir acteur·ices sociales grâce à l’alpha pop et/ou à l’éducation populaire ?
De la réflexion à l’action : pistes, idées et outils pour combler l’écart
Solidarités et alliances entre différentes associations et acteur·ices sociaux, la formation de réseaux d’aide et de soutien
…
Les pistes sont nombreuses ! À chacun·e de choisir celle qui lui parle ou d’imaginer celle qui lui permettra de faire le lien entre sa réflexion / son travail d’analyse, sa pratique, son ancrage professionnel… et le thème de ce numéro.
Modalités
Un appui à l’écriture ou une interview peuvent toujours être demandés. Les membres du comité de rédaction (ou des collègues disponibles) tenteront d’y répondre au mieux.
D’autres types de contributions que les textes sont également les bienvenus que ce soient :
des contributions écrites : par exemple un journal de bord tenu au fil d’une démarche ou d’un projet
des contributions en images : dessins, collages, photos commentées (tout en sachant que les pages intérieures du Journal de l’alpha sont en impression bicolore)
des contributions audios ou vidéos : témoignages, discussions, séquence(s) ou extraits de séquence(s) de travail en groupe, etc.
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro ou si vous avez des contributeur·rices à nous proposer, pouvez-vous nous contacter pour le 11 novembre 2025 au plus tard ?
Si vous travaillez sur la thématique du logement avec vos apprenant·es, n’hésitez pas à nous contacter : nous aimerions venir vous rencontrer, vous interviewer, vous écouter. Nous ne vous prendrions qu’une heure et demie de votre temps.
La rentrée des contributions est, quant à elle, prévue pour le 12 janvier 2026 (cette date ne doit pas être un obstacle à une contribution car il est toujours possible de convenir d’un délai supplémentaire).
Contact
Aurélie Leroy
Secrétaire de rédaction
Lire et Écrire Communauté française aurelie.leroy@lire-et-ecrire.be
Tél. : 02 502 72 01 (En cas d’absence, merci de laisser vos coordonnées.)
La Box numérique pour l’alpha est un projet développé en 2024 en collaboration entre le mouvement Lire et Écrire et Interface3.Namur et avec le soutien du du Fonds ING [1].
En 2025, nous avons poursuivi ce travail en créant de nouvelles ressources afin de compléter et enrichir la Box, en collaboration avec Lire et Écrire Brabant wallon et Lire et Écrire Centre Mons Borinage.
Nous vous invitons à une demi-journée gratuite consacrée à la présentation et à l’expérimentation des nouvelles ressources pédagogiques développées cette année dans le cadre de la Box numérique pour l’alpha.
Trois démarches à découvrir :
L’impact environnemental du smartphone.
Organiser, classer ses fichiers pour les retrouver.
Exprimer, comprendre, mémoriser : les messages vocaux au service de l’apprentissage.
Intervenant⋅es : Jean-Baptiste Carion (formateur et animateur informatique, Interface3.Namur) et María Echeverría Çañas (chargée d’appui pédagogique, Lire et Écrire Communauté française).
Après une brève présentation du projet, la matinée sera principalement pratique : à travers plusieurs propositions, nous explorerons ensemble comment mettre ces ressources au service de la formation, en les adaptant à différents contextes, publics et besoins pédagogiques.
Déroulement de la matinée
9h–9h30 : accueil café
9h30–10h : présentation du projet
10h–12h30 : travail en atelier
Dates et lieux
Le 27 novembre 2025, Bruxelles
De 9h30 à 12h30.
Lire et Écrire Communauté française
rue des Vétérinaires 42A bte 4
1070 Anderlecht
(À proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Accès plus court via le clos Mudra.)
Le projet vise à renforcer les compétences des professionnel·les du secteur de l’alphabétisation en les formant avec et au numérique.
Pour ce faire, Lire et Écrire Communauté française organise des formations courtes sous forme de séminaires et analyses d’expériences.
[1] Géré par la Fondation roi Baudouin, le Fonds ING pour une société plus inclusive dans le domaine du digitalvise à renforcer l’inclusion numérique en aidant les personnes à développer leurs compétences numériques et en veillant à ce que les services numériques soient accessibles à tous.
Appel à contributions pour le Journal de l’alpha 242
Sujet : le jeu dans l’alphabétisation
Propositions de contributions jusqu’au 15 décembre 2025. (Rentrées des contributions pour le 1er mars 2026.)
Lire et Écrire Communauté française met en chantier un nouveau numéro du Journal de l’alpha qui aura pour thème le jeu dans l’alphabétisation. À travers ce numéro, nous souhaitons explorer comment le jeu — sous toutes ses formes (jeux de société, activités ludiques, jeux numériques, simulations, jeux de rôle, etc.) — peut devenir un véritable moteur d’apprentissage, un espace d’expérimentation et un levier d’émancipation pour les apprenant·es.
Cette introduction ouvre quelques perspectives de contributions :
Le jeu comme levier d’apprentissage : récits de pratiques, ateliers, dispositifs ou jeux créés pour soutenir l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, de l’expression orale ou la (re)construction de la confiance en soi. Comment le jeu favorise-t-il l’expérimentation, la prise d’initiative et le plaisir d’apprendre ?
Le jeu et la relation pédagogique : comment le jeu transforme-t-il les rapports entre formateur·trice et apprenant·e ? Quels espaces de coopération, de négociation et de coconstruction ouvre-t-il dans le processus d’apprentissage ?
Jeu et motivation : quel rôle jouent le plaisir, le défi, la coopération et la réussite dans la progression des apprenant·es ? Comment maintenir le sens et la participation active sans tomber dans la logique du « faire pour motiver » ?
Gamification et outils numériques : quelle place pour le numérique dans les apprentissages ludiques sans tomber dans le « tout numérique » ? Comment garantir une approche critique et émancipatrice du numérique ?
Jeu et inclusion : comment les jeux participent-ils à la valorisation des parcours, à la reconnaissance des savoirs, à la diversité culturelle et à la cohésion du groupe ? En quoi le jeu peut-il devenir un outil d’égalité et de participation pour tous·tes ?
Regards critiques : quelles sont les limites, les résistances ou les dérives possibles du jeu en alphabétisation ? À quelles conditions reste-t-il un espace de liberté, de sens et d’émancipation ?
…
Les pistes sont nombreuses ! À chacun·e de choisir celle qui lui parle ou d’imaginer celle qui lui permettra de faire le lien entre sa réflexion / son travail d’analyse, sa pratique, son ancrage professionnel… et le thème de ce numéro.
Modalités
Un appui à l’écriture ou une interview peuvent toujours être demandés. Les membres du comité de rédaction (ou des collègues disponibles) tenteront d’y répondre au mieux.
D’autres types de contributions que les textes sont également les bienvenus que ce soient :
des contributions écrites : par exemple un journal de bord tenu au fil d’une démarche ou d’un projet
des contributions en images : dessins, collages, photos commentées (tout en sachant que les pages intérieures du Journal de l’alpha sont en impression bicolore)
des contributions audios ou vidéos : témoignages, discussions, séquence(s) ou extraits de séquence(s) de travail en groupe, etc.
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro ou si vous avez des contributeur·rices à nous proposer, pouvez-vous nous contacter pour le 15 décembre 2025 au plus tard ?
La rentrée des contributions est, quant à elle, prévue pour le 1er mars 2026 (cette date ne doit pas être un obstacle à une contribution car il est toujours possible de convenir d’un délai supplémentaire).
Contact
Lisa Ianni,
secrétaire de rédaction,
Lire et Écrire Communauté française lisa.ianni@lire-et-ecrire.be
Tél. : 02 502 72 01 (En cas d’absence, merci de laisser vos coordonnées.)
Votez pour les futurs thèmes du Journal de l’alpha
Participez au sondage, jusqu’au 30 janvier 2026
En vue de programmer les futurs numéros du Journal de l’alpha, l’équipe de rédaction vous invite à participer à une consultation pour recueillir vos préférences et propositions quant aux thèmes des numéros qui paraitront du 2e trimestre 2027 au 1er trimestre 2028.
Entrer dans la langue et dans l’écrit par l’expérience professionnelle et alpha-travailleurs
Quelles démarches pédagogiques, dispositifs facilitent l’entrée dans la langue et l’écrit à partir de l’expérience professionnelle ? Exemples de pratiques.
Comment favoriser l’accès à la formation en alphabétisation pour les personnes qui travaillent ? Quels dispositifs mettre en place ?
Apports de l’alphabétisation pour les travailleurs, pratiques de formation.
Etc.
Le plaidoyer en alpha
En quoi le plaidoyer se distingue-t-il de la sensibilisation ou du lobbying ?
Quelle place pour le plaidoyer dans le secteur de l’alphabétisation ? Comment peut-il contribuer à infléchir sur les politiques publiques ? Exemples.
Comment éviter de parler à la place de ceux et celles que l’on défend ? Comment créer des alliances et impliquer les personnes ?
Plaidoyer : agir au niveau local, régional, européen. Quelle pertinence ?
Comment les apprenants peuvent-ils être acteurs de plaidoyer ?
Etc.
Le genre
Le choix de la mixité ou de la non-mixité dans les associations et groupes d’alpha (associations mixtes/non mixtes, groupes mixtes/non mixtes).
Relations hommes-femmes dans les groupes mixtes et impacts sur l’apprentissage.
La question du genre dans les associations : impacts liés au fait que le secteur soit majoritairement féminin (équipe, CA…) c’est-à-dire impacts sur sa légitimité, sur les postures professionnelles des un·e·s et des autres, sur l’organisation du travail…
Intégration de la question de genre dans les pratiques professionnelles, dispositifs et démarches mises en œuvre : orientation, accompagnement, formation, recherche…
Place de l’émancipation féminine et féminisme en alpha.
Genre et langue (dont l’écriture inclusive).
Etc.
Politiques européennes
Politiques européennes en lien avec l’alpha (analyses et impacts actuels et à venir) :
Le Lifelong learning : évolution de la conception de l’« apprentissage tout au long de la vie », d’une approche humaniste à une approche strictement économique, quelle place pour l’alpha dans cette politique ?
La politique en matière de numérique (accessibilité des services publics en ligne, etc.) : quelle prise en compte des publics analphabètes, comment visibiliser les besoins des publics de l’alpha pour faire évoluer les législations et les pratiques ?
La résolution Parcours de renforcement des compétences : comment la Belgique s’en empare-t-elle, quelle est la place de l’alpha dans cette stratégie ?
Etc.
Avancées et victoires en alpha
Quelles avancées et victoires pour le droit des personnes en difficulté de lecture et d’écriture ?
Quelles évolutions positives des politiques publiques de l’alpha ?
Quelles avancées en matière de professionnalisation du métier de formateur en alpha ? Quelle évolution des métiers en alpha ?
Comment les questions sociétales de ces dernières années (genre, écriture inclusive, etc.) ont permis à notre secteur de devenir plus inclusif ?
En quoi la pandémie de COVID a-t-elle fait évoluer, de manière positive, nos pratiques ?
Etc.
Le tronc commun promu par le Pacte d’excellence
Genèse, évolution et actualités du Tronc commun promu par le Pacte d’excellence.
Quels impacts sur la maitrise des compétences de base, pour le public alpha et sur les parents en difficulté de lecture et d’écriture et pour notre secteur ?
Relégation vers d’autres filières : quelle expérience des familles en difficulté de lecture et d’écriture ? Quelle image de l’apprentissage ces élèves relégués développent-ils ?
Etc.
Environnement et territoires
Vécus liés aux territoires : celui où on a grandi, ceux par lesquels on est passé, celui où on vit aujourd’hui et ceux où l’on vit simultanément (territoires de la famille, du travail, des loisirs…)
Les territoires virtuels : ce qu’ils amènent comme changements dans la vie des apprenants et dans notre réalité professionnelle.
Les liens entre territoire(s) et question identitaire : impacts en termes de savoirs et de savoir-faire, de visions du monde, de rapports au monde, aux autres…
Apprentissages en lien avec le quartier, l’environnement, le territoire : quelle place en en alpha et alpha populaire, méthodologies et pratiques ?
La mobilisation pour le cadre de vie, le climat, les générations futures / les liens entre la défense de l’environnement et la justice sociale : en quoi l’alpha est concernée, participation des apprenants au débat, à l’action…
Etc.
Utilisation critique, consciente des médias et accès à l’information
Démarches en alpha : Où chercher l’information ? Comment la comprendre ? Comment travailler l’esprit critique avec les apprenants ?
Quelle accessibilité de l’information pour les personnes en difficulté de lecture et d’écriture ? Quel canal ? Quelle pertinence des médias ? Comment favoriser leur accès ?
Médias, réseaux sociaux et intelligence artificielle, quelle utilisation par les apprenants et quel intérêt pour la formation
Échange de savoirs
Importance des échanges de savoirs, des savoir-faire en éducation et alphabétisation populaire, quelle est leur place ? Exemples de démarches.
Quels rapports (complémentarité et conflits) entre les savoirs des uns et des autres ?
Quels impacts les pratiques d’échanges de savoirs ont-elles sur les relations formateurs-apprenants ?
Pourquoi et comment créer des réseaux d’échanges de savoirs ?
Les échanges de savoirs comme forme de lutte contre la marchandisation ?
Importance de la réciprocité : comment faire de la réciprocité un levier pédagogique ?
Quels sont les échanges spontanés de savoirs existant en milieu populaire (amis, famille, voisins, etc.) ?
Etc.
Système judiciaire et alpha en prison
L’analphabétisme en prison : ce que nous dissent les statistiques sur le public incarcéré.
Compréhension du système judiciaire, accès à la justice (avocat, procédure de recours, etc.) et sensibilisation au monde judiciaire pour les personnes en difficulté de lecture / écriture.
L’alpha en prison : difficultés institutionnelles rencontrées, associations actives sur le terrain (spécialisées et non spécialisées), formation à l’intervention en prison, pratiques d’alpha en prison…
C’est le 19 mai 2026, au CEME (Charleroi Espace Meeting Européen), que Lire et Écrire Communauté française organise – en collaboration avec Lire et Écrire Charleroi Sud-Hainaut – une nouvelle édition du Printemps de l’alpha, rencontre des apprenant·es et formateur·rices de l’alphabétisation en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour cette édition, nous miserons sur un Printemps de l’alpha dédié aux pratiques ludiques qui développent les savoirs, la confiance et la créativité des apprenant·es.
Nous attendons vos inscriptions pour le 6 mars 2026.
Cette journée sera une journée de découvertes, de plaisirs, de partages, d’expositions, de débats.
Les ateliers pourront prendre des formes très diverses :
présenter un jeu que le groupe a créé,
faire découvrir des activités ludiques que le groupe utilise (jeux de carte, jeux de société, jeux de notre enfance, tangram, jeux de dextérité, jeux de rôle, jeux sur ordinateurs, etc.)
imaginer un jeu de piste
…
L’idée est que chaque groupe qui participe soit actif, qu’il invite les participant·es à jouer, qu’il anime lui-même ce qu’il a réalisé et désire présenter aux autres et au public.
Les participant·es seront accueilli·es dans différents ateliers, stands (espaces fermés ou ouverts).
Chaque atelier sera mené de manière participative : ce sera un lieu de rencontre où chacun·e sera amené·e à être actif·ve et à réfléchir, (ce n’est pas seulement une animation à laquelle on est spectateur·rice). Le groupe qui présente le projet y sera attentif en travaillant en amont une animation qui sera garante de cette interactivité.
Le projet du groupe qui sera présenté peut avoir été réalisé les années précédentes ou être réalisé spécifiquement à l’occasion de ce Printemps de l’alpha.
Pour chaque atelier, le processus participatif mis en place favorisera la rencontre avec un public d’apprenant·es qui vient le découvrir.
Pour chaque groupe participant, nous vous conseillons d’alterner le temps d’animation et le temps de découverte des autres ateliers. Pour faciliter ce processus, vous pouvez établir au sein du groupe des équipes qui se relaient pour assurer l’animation du stand, puis faire la visite de l’exposition.
Comme les années précédentes, cette journée est uniquement ouverte aux participant·es qui animent un atelier.
Deux types d’ateliers
Lors de votre pré-inscription, nous vous demandons de faire un choix parmi deux types d’ateliers.
Ateliers ouverts : les apprenant·es qui viennent découvrir le stand peuvent participer à l’atelier de manière libre et sans horaire prédéfini dans la grande salle d’exposition. Il est à « entrée permanente » et, pour certains, accessibles selon les places disponibles à ce moment-là. Nous mettons à disposition de chaque groupe un stand constitué de tables, chaises, d’une connexion wifi et de prises de courant. Le reste du matériel doit être apporté par les participant·es.
Ateliers fermés (nombre limité) : les apprenant·es qui viennent découvrir le projet entrent tous·tes en même temps, selon un horaire affiché à l’entrée de l’atelier (toutes les heures et heures trente), et participent à l’atelier durant une durée définie (30 minutes), car le processus mis en place nécessite du temps et un espace clos, au calme. Il y a « un début, un milieu, et une fin »…
Modalités pratiques
Cette journée est entièrement gratuite. Un accueil café et un sandwich sont prévus pour chaque participant·es.
Horaire prévu : de 9h30 à 15h.
Déroulement de la journée (à préciser ultérieurement)
Mode de déplacement
Les locaux du CEME sont situés :
rue des Français 147
6020 Dampremy (Charleroi)
En train : descendre à la gare de Charleroi-Central puis prendre un métro (ligne M3 direction « Gosselies ») jusqu’à l’arrêt « La Planche – Dampremy », situé sur la chaussée de Bruxelles. Depuis l’arrêt, remonter la rue des Français pendant +/- 12 min jusqu’au CEME.
En voiture ou en car : vous pourrez à votre arrivée disposer d’un large parking libre d’accès.
Nous étudions la possibilité d’organiser des navettes (à préciser ultérieurement)
Si vous n’avez jamais participé à un Printemps et que vous aimeriez mieux connaitre la manière dont il se déroule et comment s’y préparer, nous organiserons deux séances d’infos en ligne (les 11 et 13 mars) de 10h à 12h. Dès réception de votre fiche d’inscription, nous vous enverrons les liens pour vous connecter et participer à l’une de ces deux séances.
Informations complémentaires
À l’issue de ces séances d’info, nous vous demanderons de remplir une fiche technique plus précise pour pouvoir vous installer au mieux dans l’espace du CEME.
Un plan, un guide pour découvrir les ateliers et les derniers détails pratiques vous seront envoyés au mois d’avril. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone ou e-mail.