Ce jour-là, Bruxelles a de nouveau vibré au rythme des pas des quelque 100 000 manifestantes venues arpenter les rues de la capitale. Répondant à l’appel des syndicats, elles et ils ont participé à une nouvelle démonstration de force contre la « casse sociale » menée par le gouvernement Arizona.
Travailleurses de l’alpha, cheminotes, enseignantes, syndicalistes, pompieres, ou étudiantes ont ainsi battu le pavé ensemble pour faire entendre leur colère face aux réformes, effectives ou annoncées, de la coalition dirigée par Bart De Wever.
Pensions, indexation des salaires, pression accrue sur les demandeurses d’emploi et les personnes malades, fiscalité jugée injuste, démantèlement du secteur public, coupes dans la culture et l’éducation, mais aussi dénonciation de la militarisation et des logiques impérialistes : autant de revendications portées par une foule bigarrée, déterminée et vivante.
Des mesures qui touchent aussi nos publics
Ces inquiétudes ne concernent pas uniquement les travailleurses. Elles touchent aussi les publics accompagnés par les associations du secteur non marchand, déjà confrontées à une précarisation croissante de la société. Avec des moyens toujours plus limités, ces organisations doivent répondre à des besoins qui ne cessent de s’étendre.
Au-delà de la journée de mobilisation, la manifestation aura rappelé une chose : face aux politiques d’austérité et aux inégalités grandissantes, une partie importante de la société refuse de rester silencieuse. Dans la rue, comme dans les lieux de travail et les associations, la contestation s’organise, déterminée à défendre des droits sociaux qui, pour beaucoup, constituent le socle même de la solidarité.
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