À travers son colloque 2026, Lire et Écrire en Wallonie souhaite ouvrir un espace de dialogue entre chercheurs, responsables politiques, institutions publiques, entreprises, partenaires sociaux et acteurs de terrain. L’ambition n’est pas d’opposer les logiques, mais de les mettre en discussion, de croiser les analyses, de questionner les effets des réformes en cours, de mettre en lumière les expériences qui fonctionnent, les enjeux pour les personnes et d’identifier des pistes de travail, des opportunités qui conjuguent inclusion, emploi durable et droit à l’alphabétisation.
Le programme
Attention, le programme ainsi que les intervenants sont encore susceptibles d’évoluer.
- 9h00 - 10h40 : plénière d’ouverture
- 10h50 -12h30 : 3 ateliers en parallèle
- 12h30-13h30 : pause midi
- 13h30-15h15 : 3 ateliers en parallèle
- 15h30 - 16h00 : plénière de clôture
- 16h00 : Moment convivial de fin de journée
Détails des interventions
Plénière d’ouverture
Poser le diagnostic : chiffres, réalités et idées reçues

Cette plénière croise trois regards complémentaires : celui du FOREm, qui posent les données ; celui du terrain, qui dit ce que les chiffres ne montrent pas ; et celui du secteur, qui interpelle sur les réformes en cours et ce qu’elles signifient concrètement pour les associations et les personnes qu’elles accompagnent.
Intervenants
Sylvia Bearzatto (Forem), Thierry Dock (HELHa et Hénalux), Duygu Celik (Lire et Écrire en Wallonie)
Les ateliers de la matinée
Détails de l’atelier 1

On entend souvent que les personnes peu qualifiées « ne sont pas employables ». Pourtant, la réalité est plus complexe : certains travaillent, parfois des secteurs dits essentiels, souvent depuis des années. Mais à quel prix ? Et dans quelles conditions réelles ?
Cet atelier s’attaque aux représentations sociales qui collent à la peau des travailleurs en difficulté de lecture et d’écriture. Il interroge la responsabilité des entreprises et des pouvoirs publics face à ces réalités, et met en lumière un phénomène croissant : la digitalisation de tous les métiers, même les plus manuels, qui crée de nouvelles barrières là où ces travailleurs parvenaient autrefois à compenser leurs difficultés.
Intervenants
Jean-François Oriane (ULiège), Nicolas Moens (UCLouvain), Sébastien Van Neck (Lire et Écrire en Wallonie).
Détails de l’atelier 2

Alphabétisation et insertion socioprofessionnelle sont souvent pensées comme deux étapes successives. D’abord apprendre à lire et à écrire, ensuite chercher un emploi. Mais cette logique linéaire correspond-elle à la réalité des parcours ? Et les politiques actuelles favorisent-elles vraiment ces articulations — ou les compliquent-elles ?
Cet atelier explore les zones de contact entre l’alpha et les dispositifs ISP : formations concomitantes, défi professionnalisant, EFT, formation CISP… Il interroge les conditions d’une dynamique partenariale réelle, et pose une question que beaucoup évitent de formuler clairement : l’alphabétisation a-t-elle sa place dans l’ISP — ou est-elle condamnée à rester un préalable invisible ?
Intervenants
Bernard Van Asbrouck (FOREm), Huguo Roegiers (Interfédération des CISP).
Détails de l’atelier 3

Apprendre à lire et à écrire à l’âge adulte prend du temps. Beaucoup de temps. Mais les politiques d’activation, elles, n’attendent pas. Elles fixent des délais, imposent des résultats, et sanctionnent les écarts. Que se passe-t-il quand ces deux temporalités entrent en collision ?
Cet atelier examine les effets concrets de la pression à l’activation sur les parcours d’apprentissage : sur les personnes, sur les formateurs, sur les associations. Il interroge aussi la pertinence économique de l’emploi rapide : est-il toujours synonyme d’emploi durable ? Et les dispositifs actuels permettent-ils de reconnaître l’alphabétisation comme une étape légitime, ou la traitent-ils comme un obstacle à contourner ?
Intervenants
Christine Ramelot (SPW IAS), Flore Belenger (ULB - en attente de confirmation), Dimitri Coutiez (CPAS de Liège).
Les ateliers de l’après-midi
Détails de l’atelier 4

L’analphabétisme est souvent traité comme un problème individuel, une caractéristique de la personne. Rarement comme un défi organisationnel. Pourtant, des travailleurs en difficulté de lecture et d’écriture sont présents dans de nombreuses entreprises — souvent sans que l’employeur le sache, ou sans qu’il sache quoi en faire.
Cet atelier explore un angle encore peu balisé : celui de l’entreprise comme acteur — potentiel ou réel — de l’alphabétisation. Peut-elle devenir un lieu d’apprentissage des savoirs de base ? Quel rôle les pouvoirs publics peuvent-ils jouer pour l’y inciter ? Et comment passer de la bonne intention à une politique RH réellement inclusive ?
Intervenants
Intervenant Cepag (Cellule de reconversion - en attente de confirmation), Pablo Cué (Lire et Écrire Brabant wallon), Andréa Della Vecchia (Fonds sectoriels - FGTB - en attente de confirmation), Hafed Abrayem ou Alain Rzeznik (Reso asbl)
Détails de l’atelier 5

Le Congé éducation payé. Les réductions de cotisations. Les aides à l’embauche. Les financements des opérateurs. Sur le papier, les outils existent. Dans la pratique, ils restent largement sous-utilisés, mal connus, ou inadaptés aux réalités des personnes les plus éloignées de l’emploi.
Les réformes récentes ont-elles simplifiées l’accès à la formation en alphabétisation — ou l’ont-elles rendu plus difficile ? Comment sécuriser les parcours sans les rigidifier ? Et à qui profitent réellement les incitants existants ?
Intervenants
Benjamin Bierlaire (FOREm), Bernard Conter (IWEPS), Paul-Louis Colon (Haut Conseil stratégique)
Détails de l’atelier 6

Nombreuses sont les personnes qui arrivent dans une formation en alphabétisation avec des années d’expérience professionnelle, une mémoire extraordinaire, une capacité à s’en sortir dans la vie quotidienne sans forcément passer par la lecture ou l’écriture… Ces compétences existent. Elles sont réelles, documentées, précieuses.
Et pourtant, elles n’existent pas pour les systèmes de recrutement. Elles n’existent pas pour les critères d’éligibilité aux formations. Elles n’existent souvent pas non plus pour les politiques publiques qui mesurent l’efficacité de l’alphabétisation à l’aune des seuls résultats d’emploi.
Cet atelier part d’une conviction simple : ignorer ce que les apprenants savent déjà faire, c’est rater la relation pédagogique. Et c’est aussi une forme d’injustice. Comment rendre visibles ces compétences ? Comment les faire reconnaître — par les recruteurs, par les institutions, par les opérateurs de formation qualifiante, par les politiques ?
Intervenants
Altay Manço (Irfam), Laura Fournaux (Lire et Écrire en Wallonie), Ann Paquet (Aleap)
Plénière de clôture
Ce qu’on retient. Ce qu’on fait.

Six ateliers, des dizaines de prises de parole, des chiffres, des témoignages, des échanges de points de vue. Comment en faire quelque chose ? Comment transformer une journée de débat en points d’appui pour la suite ?
Intervenants
Julien Gras (coprésidents MOC - Lire et Écrire en Wallonie), Julien Smal (Coprésident Cépag - Lire et Écrire en Wallonie), Duygu Celik (Lire et Écrire en Wallonie)
Informations pratiques
- Date : Le mercredi 08/10/2026.
- Horaire : 9h00 - 16h00.
- Lieu : Centre l’Ilon (Rue des Tanneries 1, 5000 Namur). À 15 minutes à pied de la gare.
- Inscription : Gratuite, mais obligatoire via le formulaire ci-après.


