Cette vision est réductrice. Elle considère l’associatif comme un coût, alors qu’il constitue une infrastructure sociale essentielle dans une ville comme Bruxelles. Elle oublie que les associations travaillent là où les inégalités se vivent concrètement : dans l’accès à l’écrit, à la langue, au numérique, aux droits, à l’emploi, à la culture et à la participation citoyenne.
Car l’alphabétisation ne se résume pas à apprendre à lire, écrire ou compter. Elle permet de comprendre une convocation, prendre rendez-vous, suivre la scolarité de ses enfants, chercher un emploi, utiliser un ordinateur, accéder à un service public, faire valoir ses droits. Elle permet aussi de reprendre confiance, de poser des questions, de comprendre les décisions qui affectent sa vie et de ne plus vivre certaines difficultés comme des échecs individuels.
C’est là que se situe notre impact. Il se voit lorsqu’une personne peut aller seule à l’hôpital, chez Actiris ou à la commune. Lorsqu’un parent comprend ce qui se dit à l’école. Lorsqu’une travailleureuse ose poser une question à sonsa cheffe. Lorsqu’un groupe comprend que le logement, le chômage ou le numérique ne sont pas seulement des problèmes personnels, mais des enjeux collectifs et politiques.
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