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« En confiant à la propriété individuelle le rôle d’intégration sociale, l’État a fait du marché l’instrument principal du droit d’habiter. Or cette promesse aujourd’hui se retourne : la logique de solvabilité exclut précisément celles et ceux qui ne peuvent entrer dans le texte de la propriété. »
Comme ces plantes aquatiques qui ont le pouvoir de faire respirer une masse d’eau stagnante anoxique, les processus d’éducation populaire, en engageant l’action individuelle et collective, le dialogue, la prise de conscience, la construction de récits alternatifs, non seulement manifestent la « puissance de la survie » des personnes, mais apportent l’oxygène indispensable à une société au bord de l’asphyxie.
Sous forme de dépliant publicitaire satirique, ce texte nous invite à changer notre regard sur les personnes « sans chez soi » et à rejoindre leurs combats.
Pour un nombre croissant de personnes, les souffrances sur le marché locatif sont nombreuses et bien réelles. À commencer par le décrochage entre les loyers et les revenus des classes populaires ainsi que l’état des logements qu’ils occupent à Bruxelles et ailleurs. Il parait maximaliste mais essentiel de considérer le logement comme un droit, pour toustes.
La question du logement est une question récurrente dans notre institution. Elle est très souvent amenée par le témoignage des apprenants concernant leurs difficultés à trouver un logement adéquat, à négocier avec son propriétaire…
Les témoignages des travailleur·ses d’Habitat-Cité illustrent combien la question du logement impacte, de manière profonde, celle des apprentissages. Quand la vie quotidienne se déroule au sein d’hébergements précaires ou est rythmée par le risque d’expulsions, trouver du temps, de l’énergie et de la concentration pour apprendre devient extrêmement difficile, voire impensable.
À l’ASBL La Maison de la Famille, à Saint-Josse, un groupe de femmes en formation alpha a appris les gestes à accomplir pour diminuer leur consommation énergétique, entretenir leur chaudière ou comprendre les éléments constitutifs d’un bail locatif.
« Au bout du compte, les animations auront créé de véritables chaines d’entraide sociale. Plusieurs des apprenant·es de nos quatre formateur·ices ont ainsi pu trouver des solutions à leurs difficultés : nouveau logement salubre, accord avec le propriétaire, déménagement dans un appartement plus adapté… Ces expériences nous rappellent une nouvelle fois que l’éducation permanente est un processus long, qui commence en formation et qui se poursuit dans la vie. Comme le rappelle Fadella : “C’est le premier pas qui compte”. »
Ne pas suivre ce lien : piège à robots mal élévées.