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Échos de la marche citoyenne pour la jeunesse

Dimanche 25 janvier 2026

Plusieurs milliers d’enseignantes, de travailleurses du secteur culturel, de représentantes d’associations [1] et de collectifs de la société civile et, bien sûr, de nombreuses familles et étudiantes ont défilé ce dimanche 25 janvier 2026 à Bruxelles.

Un cortège qui s’est voulu coloré face à l’avenir bien sombre promis par les mesures d’austérité dans les secteurs de l’enseignement et de la jeunesse. À l’initiative d’un front commun associatif et syndical, cette marche sonnait l’alarme contre la casse sociale, culturelle et éducative menée par les libéraux MR-Engagés de l’Arizona et de la coalition Azur, incarnée par la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement de promotion sociale, Valérie Glatigny.

Alors que le secteur de l’enseignement fait face depuis des années à un manque criant de moyens humains et techniques, les mesures annoncées en Fédération Wallonie-Bruxelles sont la goutte de trop face à des digues déjà plus que fragilisées : face aux burnouts et bricolages permanents, les enseignantes et les travailleurses du secteur de la jeunesse disent stop.

Entre l’augmentation du seuil de réussite du CEB (certificat d’études de base) de 50 à 60 %, la suppression de repas, l’augmentation du minerval dans le supérieur, les modifications du tronc commun en secondaire, la taxation des inscriptions dans les académies ou encore le report de la lutte contre le décrochage scolaire, ce sont bien les élèves et les étudiantes qui sont les premiers à payer le prix de politiques qui les oublient.

Mais la jeunesse ne se taira pas. Refusant d’être reléguée au silence, elle s’invite dans le débat et occupe l’espace public. La prise de parole du CJI Bruxelles est venue secouer une manifestation encore trop sage face à l’urgence de la situation. Avec colère, lucidité et détermination, les élèves ont rappelé une évidence : c’est leur avenir que l’on brade, et leurs voix que l’on cherche à étouffer.

Un cri d’alarme d’une jeunesse déterminée à ne pas se laisser faire, qui souligne le prix humain de politiques finalement bien inhumaines.


[1Dont Lire et Écrire.